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Publié le 27 Août 2010

La Munia, point culminant du cirque de Troumouse, dont la "première" fut réalisée par Victor Paget et Charles Packe en 1864, est une belle et rude course réalisable dans la journée depuis le Cirque de Troumouse (2 100m). Son ascension, malgré une courte marche d'approche, oppose  quelques difficultés d'escalade aux randonneurs. En l'absence de névé (à partir du 15 août), il ne reste que les difficultés rocheuses abordables par une petite fille de 9 ans, encordée au bon moment. 

Tout au long de l'ascension, par une belle journée d'août 2010, la solidarité internationale était parfaite. Français, espagnols, anglais échangent des conseils, indiquent les prises et n'hésitent pas à encorder ceux qui marquent une hésitation. Superbe course, panorama magnifique et expérience humaine. C'est une des plus belles courses des Pyrénées accessible aux randonneurs sans expérience de l'escalade.

 

P1010213

  
* Cotation globale : PD
* Engagement :  II
* Cotation randonnée :   T6
* Carte IGN 1748 OT 

 

Détails de l'itinéraire

 

Départ parking du cirque de Troumouse à 2100m
Suivre vers l'est le chemin du PN qui descend légérement, au bout de 20',  laisser le lac des Aires à gauche et s'élever sud-est dans un sentier avec cairns, dans des éboulis
Bien se repérer sur deux rochers coniques caractéristiques " les deux sœurs de Troumouse " et leur tourner le dos à 250m de distance pour monter un couloir raide, oblique, vers le sud-ouest. Prendre garde aux chutes de pierres, passer avec prudence un replat avec des pentes raides à droite, longer la falaise et s’élever sud-ouest sur un deuxième couloir plus raide, mais plus sur, qui vers 2600m débouche sur un replat.

ce replat débouche sur un fer à cheval barré par un petit mur. Son escalade  sur une petite vire oblique à droite puis à gauche est évident. Ne pas hésiter à sortir la corde, un piton et une sangle fixe étaient en place en août 2010.

S’élever sur le haut d’une moraine puis sur le rocher nu pour atteindre le large col de la Munia 2850m, remonter la crête frontière vers l’est, des cairns indiquent les passages soit coté français, soit coté espagnol.
A mi-chemin " Le Pas du Chat " présente un ressaut assez raide, à contourner d’abord par la gauche puis s’élever sur une dalle en utilisant les fissures puis une courte cheminée. Une corde fixe, d'état moyen, est en place
Ensuite la crête devient plus facile à l’exception de deux derniers ressauts. Sommet à 3133m.

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Rédigé par nezumi dumousseau

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Publié le 25 Août 2010

La course traditionnelle qui partait de Payolle pour gravir le pic du Midi puis regagner Bagnères de Bigorre par le Lac bleu n'était qu'une broutille de 45 km et 3000m de dénivelé.

 

Place depuis 2008 au Grand raid des Pyrénées:

 

Le départ sera donné le vendredi 27 août 2010 à 5 heures depuis Vielle Aure. Les coureurs monteront par des routes carrossables et des pistes de ski au Col du Portet. Ils basculeront ensuite sur le secteur du Néouvielle pour rejoindre par le Col de Bastanet le refuge de Campana du Cloutou puis le hameau d'Artigues. Ensuite montée vers le Col de Sencours, au Pic du Midi, retour au Col de Sencours avant d'enchaîner les cols de la Bonida, d'Aoube, de Bareilles et d'Ouscouaou pour rejoindre Hautacam. Descente sur Villelongue où se trouve la première base vie.

 

Une très longue montée mène à l'épaule du Pic de Cabaliros d'où l'on redescend à Cauterets avant d'attaquer le Col de Riou pour rejoindre Luz Saint Sauveur, deuxième base vie. On monte ensuite tranquillement à Barèges puis au parking de Tournaboup afin de revenir dans la zone du Néouveille pour passer le Col de Barèges et rejoindre le Col de Portet qui ramène à Vielle Aure.

 

Les meilleurs pourraient mettre environ 22 heures tandis que la barrière horaire est réglée pour que les derniers terminent en moins de 50 heures.

 

160 km et près de 11000m de dénivelé:

 

grandraid

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Rédigé par nezumi dumousseau

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Publié le 10 Décembre 2008

L'impression visuelle de recul rapide des glaciers que l'on peut avoir en parcourant les montagnes du monde est confirmée par les études scientifiques les plus sérieuses.


Étudié par les glaciologues, la coïncidence temporelle du recul des glaciers avec l'augmentation mesurée des gaz à effet de serre atmosphériques est une preuve du réchauffement climatique du à des causes humaines. Les montagnes à mi-latitude telles que l'Himalaya sont les plus touchées. Les glaciers à des latitudes tropicales comme le Kilimanjaro risquent de disparaitre totalement

Pour la première fois, une équipe de chercheurs franco-italienne a pu réaliser dans l'Himalaya des mesures à plus de 5 000 m d'altitude. Les relevés ont été effectués au Népal à partir de la station de surveillance atmosphérique Nepal Climate Observatory, la plus haute du monde (5 079 m), située à proximité immédiate du glacier du Khumbu, au dessus du village de Lobuche .


"Nous ne nous attendions pas à ces résultats : ils témoignent de niveaux de pollution comparables à ceux de villes européennes", témoigne un chercheur.

L'étude met en évidence deux phénomènes inquiétants. Portée par les vents, la pollution des grandes métropoles d'Asie du Sud-Ouest peut parcourir des milliers de kilomètres et remonter jusqu'aux sommets élevés de l'Himalaya. Dans la zone de contact entre l'air propre issu des très hautes altitudes et les masses polluées venues des vallées, les chercheurs ont, de plus, recensé la formation de nouvelles particules de dimensions nanométriques qui amplifient la pollution.

"Le dioxyde de carbone est considéré comme l'ennemi numéro un dans la lutte contre le changement climatique, mais le système climatique est complexe et les études montrent de plus en plus que les particules atmosphériques sont aussi des acteurs importants du réchauffement", relèvent les chercheurs.


Au pied de L'Everest, vue générale de la partie médiane du Glacier du Khumbu
Au pied de L'Everest, vue générale de la partie médiane du Glacier du Khumbu


Avec ses 33 000 km2 de surfaces gelées, l'Himalaya est souvent désigné par les climatologues comme le "troisième pôle" après l'Arctique et l'Antarctique, même s'il n'a jusqu'à présent pas fait l'objet de la même attention.

Vue de la partie basse du Glacier du Khumbu ~5000m, , entièrement recouvert de moraines
Vue de la partie basse du Glacier du Khumbu ~5000m, , entièrement recouvert de moraines


Le Groupe international d'experts sur le changement du climat (GIEC) estime que de nombreux glaciers himalayens pourraient avoir disparu d'ici à 2035, avec des conséquences considérables pour l'ensemble de l'Asie centrale, où vit 40 % de la population mondiale. Les glaciers de la région de l'Himalaya sont tous dans une situation de recul. Le glacier du Khumbu a reculé de 5 km depuis 1953.. Le Dkriani Banark a reculé de 800 m de 1990 à 2000.

En dessous de Lobuche, vue sur la zone morainique désertique laissée par le recul récent, 5 km en 50 ans, du Glacier du Khumbu
Vue sur la zone morainique désertique laissée par le recul récent, 5 km en 50 ans, du Glacier du Khumbu


La liquéfaction des masses de glace crée, en aval, des lacs très nombreux et potentiellement dangereux pour les populations vivant sur les premiers contreforts et dans les vallées. Des débordements brutaux se sont déjà produits. Mais surtout le régime hydrologique des plus grands fleuves comme l'Indus, le Gange, l'Amou-Daria ou le Yangzi dépend étroitement du fonctionnement de cette "calotte" himalayenne.

"Dans un premier temps, l'eau libérée viendra gonfler leur débit puis, dans un second temps, l'inverse se produira, l'eau viendra à manquer et l'apport vital des glaciers, surtout pendant la saison sèche, fera défaut", explique Christian Vincent, du laboratoire de glaciologie et de géophysique de l'environnement (CNRS) de Grenoble. Près de 1 300 millions de personnes pourraient être confrontées à des risques accrus de pénurie d'eau, selon le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE).

Lacs glaciaires en formation ~4900m dans le Glacier du Khumbu
Lacs glaciaires en formation ~4900m dans le Glacier du Khumbu


Il ne reste plus qu'à souhaiter que le nouveau président Barack Obama exerce une rupture franche avec la politique autiste de GW Bush et que la crise économique actuelle de vienne pas entraver les efforts de la communauté internationale pour inverser cette tendance dont les preuves s'accumulent sous nos yeux


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Rédigé par nezumi dumousseau

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Publié le 1 Décembre 2008

Dimanche 5 octobre 2008, temps incertain sur Kathmandou, déja 24 h que nous aurions du rejoindre le Khumbu pour marcher en haute montagne, au pied de L'Everest, via l'aéroport de Lukla.
Après une attente dans le capharnaüm de l'aérogare des lignes intérieures de Kathmandou, nous sommes appelés pour embarquer sur le vol Sita Air de 7h.
Le contrôle est plus souple qu'en France, les gourdes, bouteilles d'eau, même les bâtons de marche passent. Arrivés sur la piste, devant l'avion, nous voyons des employés démonter au dernier moment un siège arrière du Dornier Do 228 qui doit nous emmener, pour permettre d'embarquer des bagages supplémentaires, ambiance...

 

Le temps est incertain, nuageux, au bout de 40 minutes, l'avion arrive au dessus d'une mer de nuage, à la verticale de Lukla. Rapide virage à gauche, le pilote nous annonce que la piste est fermée. L'absence totale d'aide à l'atterrissage, ne permettent que des vols de jour, par temps clair, et un atterrissage à vue.

 

Au bout de 5 minutes, nouveau virage à 180° "We try again..." annonce le pilote. Approche dans les nuages et demi-tour au dernier moment: "Bad news: we fly back to Katmandu" Nous somme partagés entre le soulagement de retrouver la terre ferme et la frustration d'une journée perdue de plus

 

Lundi 6 octobre: même panique dans la salle de départ. Ce matin le temps est plus clair. Le vol se passe sans histoire et l'atterrissage sur la courte piste en montée est impressionnant. Nous partons aussitôt pour le trek.

 

(communiqué)

Mercredi 8 octobre, un petit avion de la compagnie Yeti Airlines s' écrase à l'aéroport de Lukla où il devait atterrir.

Le DHC-6 Twin Otter 300 appartenant à Yeti Airlines avait décollé de Katmandu , pour un vol local à destination de Lukla (Népal, dans la région de l’Everest). 16 passagers et 3 membres d’équipage étaient à bord. L’avion s’est écrasé au moment de l’atterrissage et a pris feu, tuant 18 personnes. Seul de commandant de bord a survécu. Douze allemands, deux suisses et quatre népalais ont péri dans l'accident. 


Les conditions météos étaient mauvaises au moment ou le Twin Otter approchait sur Lukla : la visibilité était très faible, et de gros nuages entouraient la région. Quelques secondes avant de se poser, le train d’atterrissage de l’appareil a accroché un grillage de sécurité, faisant piquer violemment le Twin Otter vers le sol. L’avion s’est écrasé, a pris feu, et a terminé sa course juste à côté de la piste.


 

Nous apprenons la nouvelle à Namche Bazar le soir même,  nous remercions Tara, Bouddha, Avalokiteshvara, Ganesha, que nous avions bien vénérés ... et surtout le pilote de Sita Air d'avoir pris la sage décision de faire demi-tour dimanche dernier.

 

 

 

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Rédigé par nezumi dumousseau

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Publié le 5 Novembre 2008

Première information

(La Dépêche du Midi, 24 octobre 2008)

Val d’Aran. Un chasseur attaqué par un ours « Je me suis vu mort ! »

Luis Turmo a dû recevoir des points de suture à la jambe et à l’avant-bras. Luis Turmo, paisible retraité de 72 ans, a toujours été passionné de chasse. Ce mercredi, sur le coup de treize heures, alors qu’il partageait le plaisir d’une battue au sanglier avec Tonio, Daniel, Juan et son fils Jose-Luis, l’ours l’a attaqué, griffé au bras gauche puis mordu au mollet. La peur de sa vie. « Nous étions partis vers huit heures, juste au-dessus du village, à 1 200 mètres d’altitude.  Nous étions deux à faire la traque, c’est à dire à pousser le gibier et trois aux postes », raconte Tonio Cambronero. Soudain, deux coups de fusil retentissent dans la montagne aranaise. Dans son talkie-walkie, Juan Bares a entendu les cris du papy : « L’ours m’a attaqué. Aïe, aïe, aïe, mamma… ». Juan voit la bête, tire une fois en l’air puis se précipite au secours de son ami. Luis Turmo a le bras en sang, mal à la jambe.

Après avoir repris ses esprits, il raconte sa frayeur : « Je l’ai vu passer à quatre mètres environ. Je n’ai pas bougé. Puis, soudain, il s’est arrêté, m’a regardé, est venu vers moi. Après avoir contourné une souche morte, il s’est dressé face à moi. J’ai crié pour l’effrayer... ».Raccompagné à sa voiture puis transporté à l’hôpital de Vielha, Luis Turmo s’en tire avec quinze points de suture : sept au bras que l’on dû plâtrer, huit au mollet. »

D’après les indications recueillies par les chasseurs, il s’agit probablement de la femelle Hvala, lourde d’un quintal environ, qui portait un collier émetteur autour du cou. Si elle revient rôder sur les hauteurs de Les, elle ne sera sûrement pas la bienvenue. « Jusqu’ici, tout le monde a respecté l’ours, même tous ceux qui sont contre sa réintroduction. Mais après ce qui s’est passé, dit Tonio, si on le croise, on sera tentés de « lui mettre un pet ». Ces ours n’ont rien à faire ici.  Cette fois, il a agressé Luis Turmo. Donc, il n’a pas peur de l’homme. Et que se serait-il passé si au lieu du bras, il avait griffé à la gorge ? ». Comme Tonio, comme Juan, dans le Val d’Aran, ils sont nombreux à vouloir chasser l’ours… de leurs terres.

Surtout depuis hier. Car ils ont failli perdre leur ami Luis.

Deuxième information

La femme agressée par deux chiens sur le bord d’une route près de Montpellier est décédée des suites de ses blessures dans la nuit de dimanche à lundi.

Dimanche soir, les médecins qui avaient pris en charge la victime réservaient leur pronostic. Son décès a été annoncé lundi matin par l’hôpital, selon France Info. C’est un automobiliste qui avait découvert la victime, âgée de 52 ans, alors qu’elle était à terre et que deux chiens s’acharnaient sur elle, dimanche aux alentours de 9h30. Après avoir fait fuir les bêtes, l’homme avait alerté le Samu qui a pris en charge la personne agressée dont les chairs ont été particulièrement touchées par de multiples morsures au niveau des mollets et des bras.

Hospitalisée à Montpellier, elle s’est fait amputer d’un bras. Les enquêteurs ont fait rechercher les chiens errants et en ont attrapé quatre dont ils cherchent actuellement à déterminer s’ils peuvent être les agresseurs. Les résultats de leurs analyses seront connus lundi, a précisé un porte-parole de la police.

Par toute la France traquons et éliminons tous les chiens en liberté

Pour conclure rappelons que les chiens tuent en moyenne 2 à 3 personnes par an en France et que le dernier mort provoqué par un ours en France remonte à 1848

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Rédigé par nezumi dumousseau

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Publié le 12 Avril 2008

Le Syndicat National des Guides de Montagne (SNGM), la Fédération Française des Clubs Alpins et de Montagne (FFCAM) ainsi que l’Union Internationale des Associations de Guides de Montagne (UIAGM) ne souhaitent en aucun cas voir leur image associée de quelque façon que ce soit, au projet « Flamme Olympique à l’Everest ». En effet, cette manifestation, qui consiste à faire « du toit du monde » le support d’une opération médiatique de grande ampleur au profit de l’olympisme, ne présente à nos yeux aucun rapport avec les valeurs que nous souhaitons promouvoir à travers nos pratiques.

Par ailleurs, ce projet, par lequel les organisateurs des jeux entendent valoriser universellement l’esprit de compétition, entretient une confusion qui ne peut qu’être préjudiciable à l’alpinisme.

Enfin, au regard de la situation géopolitique de cette région du monde et compte tenu des atteintes constantes portées à la liberté d’expression et de circulation des populations locales, le SNGM la FFCAM et l’UIAGM ne peuvent que désapprouver cette manifestation qu’ils considèrent comme particulièrement inopportune.

Citons Bernard Mudry:

Pour hisser la flamme olympique, les Chinois  emploient des dizaines de sherpas équipant la totalité de l'arête de plusieurs kilomètres de cordes fixes.

Les Chinois devront régler d'autres problèmes : aucune combustion naturelle n'étant possible à cette altitude, il leur faut en effet créer une torche spéciale sous cloche utilisant différents mélanges gazeux avec apport interne d'oxygène. 

On peut légitimement s'interroger sur l'impact d'une telle opération, menée dans l'indifférence de la communauté internationale vis-à-vis du peuple tibétain et de sa culture. Que la montagne soit ainsi artificialisée, banalisée, outragée, me choque profondément. Mais que des montagnards –de surcroît guides–, se prêtent à ce jeu, m'interpelle. Par notre silence, nous, membres de la communauté montagnarde, contribuons à l'ouverture d'une ère du clinquant pour nos activités –une ère où l'artifice et l'argent, bien loin des fondamentaux de l'alpinisme, prédomineront.
Est-ce l'avenir que nous voulons nous réserver ?"


Bernard Mudry,
Président de la Fédération française des clubs alpins et de montagne


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Rédigé par nezumi dumousseau

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Publié le 9 Janvier 2008

Une petite escapade depuis Pau avec deux nuits à Hecho, courant novembre... un froid vif et sec (-6 ° au départ) et nous pouvons enchaîner le Castillo de Acher (2390 m) et surtout le Visaurin (2668), fier sommet mais assez facile par sa crête sud-ouest.



Le Visaurin vu depuis l'itinéraire de Gabareto


Le sommet à  2668 m . .

Plus de photos

La fiche

Cartes:

Mapa excursionista 25 - ANSO-HECHO au 1/50000

Époque conseillée:

juin à novembre // faisable en ski de randonnée l'hiver

Difficulté:

R2 Prudence vers le sommet si itinéraire enneigé

Dénivelé:

1320 m depuis le refuge de Gabardito

Horaire standard:

montée 3h30 à 4h30, descente 3h;

Accès voiture:

Col du Somport : Jaca et Hecho Anso puis Selva de Oza

Description:

Refuge de Gabardito : 60 places, ouvert toute l'année; tel (0034) 974 37 53 87
Depuis le refuge de Gabardito (1360m ) prendre un large chemin qui s'enfonce vers l'est dans la forêt. Le sentier passe en corniche au pied d'une falaise qui se dresse à droite. En débouchant sur un plateau, on aperçoit le sommet du Visaurin. Le chemin monte en pente douce et atteint le tout petit abri sommaire appelé Dios te Salva. Succession de prairies à vaches avec des étangs et de petits ressauts.

Atteindre le col de Foraton (2032m). De là, se diriger vers la crête N.O. pour atteindre le pied du versant S.O. du pic. La pente se redresse fortement. Petits couloirs avec quelques passages où il faut mettre les mains. Lorsque l'inclinaison diminue, obliquer à l'Est (à droite) vers le sommet principal (2668 m)

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Rédigé par nezumi dumousseau

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Publié le 1 Janvier 2008

lama
Depuis l'an 2000 on trouve sur les estives de part et d'autre du col du Tourmalet une vingtaine de lamas qui ont été introduit là par un éleveur de la Vallée de Campan. L'adaptation de cet animal en zone de montagne (Pyrénées, Vercors, etc..) ne pose pas de gros problèmes.

Le lama est utilisé à travers le monde comme animal de bât, mais aussi pour l'encadrement et la protection des ovins ou des caprins et pourrait fournir une solution écologique pour tenir à distance les chiens errants, les loups ou les ours ... Ah ces ours! un peu d'imagination permettrait de trouver d'autres solutions que le tir au petit plomb ou le suicide provoqué sur une 4 voies comme pour Franska pour protéger les troupeaux.

Le lama blanc (Lama glama) est un camélidé domestique originaire d'Amérique du Sud. .

Le lama réagit agressivement envers les animaux qui s’approchent d’un troupeau (chiens, coyotes, renards, loups). Les lamas qui pèsent entre 115 et 225 kg peuvent facilement effrayer les loups. Le lama émet des cris d’alarme aigus et pourchasse les prédateurs en s’interposant entre le troupeau et le prédateur.
lama
Comme le chien le lama doit avoir noué des liens étroits avec les moutons. On place d’abord le lama près des brebis, dans un enclos séparé. Dès que les brebis se sont habituées à sa présence, on laisse le lama entrer dans l’enclos des brebis. Peu à peu le lama adoptera sa nouvelle famille en adoptant des comportements doux avec les moutons. Il devient alors un compagnon très protecteur et défend son territoire et le troupeau avec énergie.

Aux États-Unis où les grands prédateurs ne sont pas rares (ours, pumas), les lamas sont connus pour prévenir les bergers en cas d'attaque : le lama va signaler le danger en poussant le cri d'alerte : une sorte de hennissement que l'éleveur reconnaît parfaitement. En ce qui me concerne, j'ai observé une femelle alpaga (donc de taille moitié moindre qu'un lama) qui hennissait. Je me suis précipitée : elle signalait la présence dans le champ d'un taureau, animal qu'elle savait ne pas faire partie de notre élevage… D'autres éleveurs ont observé le lama se mettre entre les moutons et le danger.

Tous les éleveurs qui utilisent des lamas aux États-Unis confirment l'arrêt presque total des mortalités dues aux prédateurs depuis qu'ils y ont introduit leur lama, et certains attestent de la reprise de cette mortalité lorsque, pour une raison ou une autre, ils ont enlevé le lama. C'est vrai qu'à la maison, je sais tout de suite s'il s'est passé quelque chose, les lamas le disent : une naissance, une barrière mal fermée, un lama qui n'est pas dans son parc, un sanglier ou un chien étranger…

Témoignage d'un éleveur du Vercors utilisant des lamas pour protéger son troupeau

Après un an d'apprentissage chez nous, « Tonto Chuno », mâle lama de six ans est parti en novembre 2000 dans un troupeau de 350 brebis, sur le versant Ouest du Vercors, pour participer à leur protection contre les prédateurs. Un lama, gardien du troupeau ? Pourquoi un lama se mettrait-il à protéger des moutons contre un prédateur ?
Et bien tout simplement parce que cela s'inscrit dans le comportement normal de cet animal : c'est une particularité comportementale du lama que de défendre un territoire et les petits. Un éleveur de lamas vous dira que le mâle est très attaché aux jeunes lamas qui naissent : lors d'une naissance, il se précipite pour flairer le nouveau-né, il reste très souvent couché près des jeunes lamateaux pendant que les mères broutent. Et lorsque le lama est dans un troupeau de moutons, il n'est pas rare de voir les agneaux lui sauter sur le dos comme ils le font habituellement avec les brebis.
Un lama est toujours aux aguets : il surveille tout ce qui se passe dans le pré. Parfois, si le terrain le permet, il aime monter sur un lieu plus élevé : surélévation du terrain, petite colline, rocher… d'où il a une vue encore plus large. Très territorial, le lama chasse les intrus qui risquent de présenter un danger pour son groupe. Donc, il sera efficace pour éloigner les chiens, loups et renards.

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Rédigé par nezumi dumousseau

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