Publié le 29 Décembre 2010

Ainsi donc, un "sondage"  nous apprend que Ségolène Royal fait partie des personnalités qui "agaceraient" le plus les Francais.
La présidente de la région Poitou-Charentes réélue avec plus de 60 pour cent des voix, finaliste de l'élection présidentielle en 2007 avec dix sept millions de voix des Francais et candidate aux primaires pour la prochaine présidentielle, se trouve, dans ce palmarès, en compagnie d'acteurs, de sportifs et autres chanteurs de variété. Histoire sans doute de la dénigrer tout en la " people isant"
La semaine dernière Nicolas Sarkozy a été sacré " l'homme politique de l'année" , à la une du Journal du Dimanche appartenant à son ami Arnaud Lagardère. Plus c'est gros, plus ça passe ?
La guerre des sondages , comme nous l'avions prévu, a donc commencé. La démocratie impose qu'on ne laisse pas faire.

Cette "information" appelle plusieurs questions, pour que les citoyens éclairés qui refusent l'abrutissement, l'infantilisation, et la manipulation des esprits, puissent combattre l'offensive sondagière de la droite, alimentée par un budget de plus de 3  millions d'euros engagés par l'Elysée comme l'avait révélé le rapport de la Cour des comptes:
1) A qui appartient l'institut de sondage  Ifop qui, la semaine dernière a présenté Nicolas Sarkozy comme la personnalité de l'année ? A Laurence Parizot, la Présidente du Medef
2) L' "agacement" est il une valeur politique de nature à informer les électeurs ? Combien de mots l'institut de sondage a t'il testé pour sortir celui là ? L'efficacité, la volonté, le courage, la détermination, la vérité, de Ségolène Royal ont ils été testés ?
3) Quel but recherche un institut de sondage en posant ce type de questions ? 
4) Pourquoi une tel acharnement contre Ségolène Royal en cette fin d'année ? Serait-elle devenue l'adversaire la plus dangereuse de la droite ?
Ne sommes nous pas en présence des techniques de manipulations classiques qui consistent à influencer négativement les conversations familiales de fin d'année, techniques  de "bashing" largement utilisées par la droite bushiste aux USA, et que les équipes de Nicolas Sarkozy se sont vantées  d'utiliser?

Nous ne  laisserons pas faire. Mieux. Nous nous battrons car nous savons qu'il en va de la démocratie. En démocratie, seule la victoire des urnes compte véritablement. Ni les oracles, ni les propagandistes ne pourront remplacer l'acte du vote. Ils ont essayé en 1995, qui devait voir la victoire " au premier tour" prédisait même un certain Nicolas Sarkozy d'Edouard Balladur. On connait la suite...
Que toutes celles et tous ceux qui pensent qi'il faut combattre la dégradation du débat politique, que toutes celles et ceux qui veulent qu'enfin se termine cette longue nuit du Fouquet's ou tous les coups sont permis, se mobilisent sur internet,  sur le terrain, car c'est une conception de la démocratie et du respect de l'opinion qu'il faut défendre.

Le combat ne fait que commencer, c'est celui de la liberté de conscience contre le pouvoir de l'argent que permet ces sondages relayés par des médias complaisants.
Face à ce cercle vicieux, il y a le cercle vertueux, celui des citoyens. Ceux qui sont de plus en plus nombreux à venir à la rencontre de Ségolène Royal dans son tour de France (là ou Nicolas Sarkozy ne peut plus se déplacer au risque d'avoir à affronter le mécontentement du peuple), des nombreuses marques de soutien et de mobilisation, de l'espoir qu'elle suscite, du courage et de la volonté d'avancer jusqu'au bout qui est la sienne. Avec elle, nous avançons, c'est le peuple qui vote, pas les sondages trafiqués.


L'équipe de Ségolène Royal

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Rédigé par nezumi dumousseau

Publié dans #politique

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Publié le 13 Décembre 2010

En ce froid dimanche 12 décembre 2010, la dynamique directrice du  Musée d'art contemporain du Val-de-Marne, Alexia Fabre, avait fait un cadeau de Noël aux amateurs qui avaient fait l'effort de s'éloigner de 7 km au sud du Périphérique.

 

Le cadeau était la présence détendue et amicale de deux artistes d'exception: Agnès Varda, qui se définit elle-même comme "une vieille cinéaste et une jeune plasticienne aux cheveux bicolores" et Pierre Soulages qui, à 91 ans, est un des plus grands artistes français vivants.

 

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Agnés Varda explique très simplement la genèse de ses œuvres, faites d'arrangements et de mise en scène de moments de sa vie. Le Tombeau de Zgougou évoque à la fois son chat et l'île de Noirmoutier. Elle nous démontre comment, à partir d'une unique photo, sans relief, d'une plage de Noirmoutier, donner à voir "La Mer immense"

 

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Pierre Soulages nous parle de son invention L'Outre-noir, qui va au delà de la simple absence de couleur, et qui fait vibrer la lumière, par le simple relief donné au noir sur la toile par ses coups de brosse. 

 

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La visite se poursuit dans le reste de l 'accrochage « Nevermore - Souvenir, souvenir, que me veux-tu ? ». Les formes artistiques et les générations d’artistes se retrouvent autour d’un sujet commun. Rééclairées par ces nouvelles relations, les œuvres racontent d’autres histoires que celles qu’elles proposaient dans des accrochages précédents.   Le lumino-cinétisme est présenté avec ses contre-points actuels, un «éclair» de Pierre Ardouvin, des néons de Claire Fontaine ou de Claude Lévêque.

Le propos  oscille entre le thème de la mémoire avec Christian Boltanski, Annette Messager Renaud Auguste-Dormeuil, Cyprien Gaillard   et celui du souvenir, avec  Agnès Varda bien sûr, Gilles Barbier, Joachim Mogarra, sans qu’une nette frontière puisse être tracée entre les deux. Tous deux interrogent la notion de trace, d’absence et de temps qui passe, avec un air de fête pour certaines mais aussi, pour d’autres, nostalgie et mélancolie.

La plus ludique des installations est due à Shilpa Gupta. Shilpa Gupta s'intéresse à la notion de perception et utilise l'interactivité comme un moyen d'inviter le spectateur à se questionner sur ce domaine. C'est le cas de son installation Shadow 3, Les spectateurs se présentent sur un fond blanc. Un dispositif ingénieux les filme, projette leurs images en grandeur et en temps réels sur un écran, et leur adjoint progressivement des fils et des objets dont ils ne peuvent pas se débarrasser.

 

Vidéo interactive "Shadow 3" de Shilpa Gupta: 

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Rédigé par nezumi dumousseau

Publié dans #art contemporain

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