Publié le 28 Octobre 2013

Sur la place Vendôme, les installations in situ du plasticien japonais Tadashi Kawamata sont haut perchées. Jouant avec l’architecture haussmannienne, l’artiste agrémente les pierres froides de la colonne Vendôme et des vieux étages de Paris avec 3 huttes de bois.
Place Vendôme 2013, Fiac hors les Murs © kamel menour

Place Vendôme 2013, Fiac hors les Murs © kamel menour

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Rédigé par nezumi dumousseau

Publié dans #art contemporain, #Tadashi Kawamata

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Publié le 11 Octobre 2013

Le travail de Ray est difficile à classer. Le style, les matériaux, l'objet, la présence et l'échelle sont tous variables. son style se rapproche souvent de l'hyperréalisme, mais en jouant sur le facteur d'échelle comme pour le célèbre petit garçon de Boy with frog mesurant 2,44 m de hauteur. Dans tous ses objets parfaitement exécutés, Ray fait une fixation sur le comment et le pourquoi des choses, Il y a toujours un détail qui indique que l'objet représenté n'est pas réel mais une recréation artistique.

Ray a réalisé une synthèse des nombreux développements dans la sculpture du XXe siècle des sa première exposition en 1971 avec une installation intitulée One-Stop Gallery. Le spectacle se composait d'une collection de petites sculptures, reposant directement sur le sol. Certaines des œuvres ont été clairement inspiré par les minimalistes comme Robert Morris , tandis que deux petites sculptures en acier évoquent les traditions enseignées par son professeur, Brener.

À la fin des années 1980, Charles Ray conçoit des œuvres minimalistes utilisant l'encre et du fil. Dans l'encadré d'encre (1986), un grand cube est rempli à ras bord avec de l'encre, donnant l'illusion d'un cube solide. Ligne d'encre (1987) est un flux continu d'encre noire tombant d'une ouverture dans le plafond dans un trou similaire dans le sol.

Son travail le plus imposant à ce jour est la re-création en cyprès japonais (Hinoki) d'un arbre tombé et pourri qu'il avait trouvé dans un pré. Avec Hinoki (2007, Art Institute of Chicago), Ray avait moulé un grand arbre pourri trouvé en Californie. Il a ensuite embauché une équipe de sculpteurs sur bois japonais à Osaka pour entièrement retailler l'arbre en Hinoki, un bois différent de celui de l'arbre original. Il a fallu quatre ans pour tailler l'arbre pour ce qui était un projet de dix ans: à partir de la découverte initiale de l'arbre en 1997-1998 à son exposition en 2007.

En 2009, Ray a installé Boy with Frog, sa première œuvre commandée en plein air, à la Punta della Dogana , à Venise. Grand de taille et réalisé avec une finition blanche et lisse qui fait référence à la tradition de la sculpture de marbre en Italie, il dépeint un garçon tenant une grenouille goliath au-dessus du Grand Canal. La sculpture évoque le Sauroktonos Apollo , une ancienne sculpture romaine du Musée du Louvre à Paris d'un adolescent nu tendant son bras pour attraper un lézard grimpant à un arbre. Par peur de vandalisme, la sculpture a été démontée en 2012.

Expositions récentes

  • 2013 Biennale de Venise 2013
    • NYC 1993: Experimental Jet Set, Trash and No Star, New Museum, New York
  • 2012 Intimate Immensity: The Susan and Larry Marx Collection, Hammer Museum, Los Angeles
    • Collection Sandretto Re Rebaudengo: Viral Research, Whitechapel Gallery, Londres
  • 2011 Le monde vous appartient, Palazzo Grassi, Venise
Boy with frog 2009

Boy with frog 2009

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Rédigé par nezumi dumousseau

Publié dans #hyperréalisme, #Charles Ray, #Fondation Pinault, #Punta della Dogana

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Publié le 9 Octobre 2013

Duane Hanson plasticien contemporain américain, sculpteur du courant de l'hyperréalisme, né en 1925 à Alexandria, Minnesota, et mort le 6 janvier 1996 à Boca Raton (Floride)

Après des études au Luther College et l' Université de Washington , il est diplômé de Macalaster College en 1946. Il obtient une maîtrise en beaux-arts de la Cranbrook Academy of Art à Bloomfield Hills en 1951. Hanson part ensuite enseigner les beaux-arts en Allemagne, notamment à Munich, avant de retourner aux États-Unis, toujours comme enseignant.

Dans les années 1960, aux États-Unis, le contexte politique et social est très agité. Les artistes du pop art mettent en question les fausses promesses du rêve américain. À cette époque, Duane Hanson est remarqué comme l'un des représentants les plus doués de l’art sculptural américain dans l'hyperréalisme. Il décide en effet de travailler de façon réaliste et d'exprimer ses préoccupations sociales. Séduit par les travaux de George Segal, qui réalise des œuvres en plâtre moulées d'après des modèles vivants (« lifecasting »), et réfractaire à l’idée d’infliger une interprétation subjective à ses œuvres, Hanson se met à créer dans un atelier de Floride des personnages humains grandeur nature en effectuant des moulages directement sur ses modèles. Il privilégie la fibre de verre et la résine, ce qui lui offre la possibilité de reproduire les moindres finesses du corps humain, donnant ainsi vie à ses modèles avec une crédibilité toute nouvelle. Habillant et coiffant ses sujets avec une volonté permanente de justesse fidèle à la globalité de la personne représentée, Hanson réussit à parfaire l’illusion de réalité quand il représente ses scènes hyperréalistes de la vie quotidienne américaine, véritable miroir de l’american way of life.
Pour ses travaux Duane Hanson utilise divers matériaux, comme la résine polyester, la fibre de verre , le Bondo ou le bronze . Son travail est souvent associée au Pop Art, ainsi qu"à l'hyperréalisme .

Lucide, critique, humaniste, respectueux de la vie, aucun sujet épineux n’échappe à son esprit créatif et révolté. La palette de son inspiration couvre quasiment tous les sujets qui dérangent : des multiples facettes du racisme, en passant par la pauvreté, la dépendance et la maltraitance. Son but : transporter des scènes de la vie quotidienne banale ou provocante au musée pour les y immortaliser. Une de ses œuvres majeures montre un policier blanc frappant un Afro-Américain après l’assassinat de Martin Luther King.

Duane Hanson s’installe à New York en 1969 et persiste avec des thèmes aussi épineux que la Guerre du Viêt Nam, les femmes battues et les sans domicile fixe.

Dans les années 1970, les créations d'hyper-réalistes comme Richard Estes attirent Hanson. Le sculpteur y retrouve un traitement réaliste et une approche critique des évènements sociaux, son désir étant de rendre plus attentif le public aux travers de la société.

Malgré l’image peu flatteuse que ses œuvres renvoient de la classe moyenne américaine, elles sont accueillies favorablement par les amateurs d’art. Des scènes comme Bowery Relicts (1969), Florida Shopper (1973) ou encore Cleaning Lady (1972) suscitent pourtant des sentiments de consternation, voire de dégoût.

Ses œuvres sont d’abord exposées à New York et en Allemagne. Dans les années 1980, elles font l’objet d’expositions tournantes dans les musées américains. En 1983, la Floride nomme Hanson « ambassadeur d’art » et son œuvre est internationalement reconnue.

Son art représente une critique permanente de la société-type américaine. Il traite ses « sujets » avec tact, compassion et sympathie en mettant en évidence leur fragilité, leur résignation et, souvent, leur désespoir.

L'hyperréalisme de Duane Hanson

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Rédigé par nezumi dumousseau

Publié dans #hyperréalisme, #duane Hanson, #art contemporain

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Publié le 9 Octobre 2013

Bernar Venet est un plasticien contemporain français né en 1941,

Bernar Venet commence comme assistant décorateur à l'Opéra de Nice.De 1961 à 1963, il montre des toiles recouvertes de goudron parce que « le noir, c’est le rejet de la communication facile ». Sa notoriété débute durant cette période avec la réalisation d’une sculpture sans forme spécifique composée d’un tas de charbon versé à même le sol. Sa faculté d’abstraction intellectuelle et son goût pour le raisonnement mathématique et l’expérimentation le conduisent à ce qui sera bientôt l’art conceptuel. Marcel Duchamp disait de lui « Venet, vous êtes un artiste qui vend du vent. »

En 1966, il s’installe à New York. Les mathématiques et les sciences pures lui sont une source récurrente pour imposer la « monosémie » dans le camp artistique . De 1971 à 1976, il marque une pause dans ses recherches, cesse toutes pratiques artistiques et revient en France où il écrit et enseigne à la Sorbonne.

Après ces six ans de réflexion et son mariage avec une riche américaine il réintègre son atelier en 1976. La ligne, sous toutes ses variantes mathématiques et ses manifestations physiques, prend une place prépondérante dans son travail. Des toiles, succès aux États-Unis, puis des reliefs en bois, il passe rapidement à la sculpture. En 1983, il met en place la structure de base de ses Lignes indéterminées. Il les réalise en acier Corten et les installe dans de nombreux espaces urbains et collections publiques, notamment à Nice, Paris, Berlin, Tokyo, Strasbourg, Pékin, Austin, San Francisco, Musée de Grenoble, etc.

En 1999, il réalise l'installation à Cologne d'une sculpture 4 Arcs de 235,5 °, à l'occasion du sommet du G8. Il effectue également une commande publique pour la nouvelle université de Genève.

En 2001, il reprend un ancien projet qu’il n’avait pu faire aboutir : l’autoportrait, très éloigné de la perception subjective des artistes à laquelle nous sommes habitués, résultat d’un examen médical tomodensitométrique. De même, il réactive une série de peintures sur toile des années 1960, en choisissant des motifs puisés dans des livres de mathématiques, mais avec une plus grande liberté formelle. Suivent les Saturations, nouvelles toiles sur lesquelles il superpose plusieurs équations jusqu’à brouiller définitivement leur lecture. Un concept développé aussi dans son activité photographique ou sonore, ainsi que dans ses performances.

Les nouvelles sculptures Lignes indéterminées de Bernar Venet annoncent une orientation nouvelle qui souligne son penchant pour le désordre, la complexité et l’indétermination. Elles furent exposés à Park Avenue à New York, à Shanghai et également à Bordeaux (de juin à octobre 2007).

En 2011 le sculpteur installe des œuvres monumentales dans le jardin de Versailles et le domaine de Marly.

Une exposition est organisée à Marseille, au Palais du Pharo dans le cadre de Marseille-Provence 2013.

Toujours en 2013, il est présent avec ses Calligraphies à la Biennale de Venise

Bernar Venet, artiste intemporel
Bernar Venet, artiste intemporel
Bernar Venet, artiste intemporel

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Rédigé par nezumi dumousseau

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Publié le 2 Octobre 2013

Roy Lichtenstein au delà du pop-art, exposition réalisée au Centre Georges-Pompidou du 3 Juillet au 4 Novembre 2013.
Cette exposition est la première grande rétrospective de Roy Lichtenstein en France. Elle a été présentée auparavant à l’Art Institute de Chicago ( États-Unis) et à la Tate Modern de Londres.

Le premier mérite de la rétrospective que consacre le Centre Pompidou au peintre américain est de rétablir les véritables dimensions de ses toiles. Les grands formats restituent pleinement les points de trame et les aplats de couleurs qui sont la marque de fabrique de l’artiste. Lichtenstein doit sa notoriété à son fils de 6 ans qui le met au défi de faire aussi bien que Walt Disney en lui montrant un dessin de Donald et Mickey. En 1961, Lichtenstein le prend au mot et peint "Look Mickey". Dix ans après ses débuts à New York, il atteint sa pleine notoriété, alors que l’expressionnisme abstrait domine. Ce n’est pas un hasard si les commissaires de l’exposition ont placé dans la première salle les « brushstrokes » de Lichtenstein, toiles qui parodient l’expressionnisme abstrait de Pollock et Willem de Kooning.

Roy Lichtenstein pratique la relecture permanente des grands maîtres. Chacun passe à la moulinette du point d’imprimerie, exécuté à l’aide de grilles ou de pochoirs. Comme le reconnaît Lichtenstein lui-même, l’admiration va de pair avec la parodie.Comme Rothko et bien d’autres peintres abstraits, mais avec des moyens opposés, Lichtenstein aura tenté de continuer à faire de la peinture tout en cherchant à « sortir » de la peinture. Ses « jeux » avec le cadre sur certains tableaux de la section Perfect/Imperfect le montrent autant que ses filles blondes et tristes extirpées des produits de grande consommation, pub et BD, pour se languir sur la toile. Des œuvres peu connues, estampes, céramiques, porcelaines, bronzes peints, dessins, rappellent qu’il n’aura cessé d'expérimenter et de chercher de nouveaux moyens pour traduire sa conception de l'art et du monde.

Roy Lichtenstein au delà du pop-art
Roy Lichtenstein au delà du pop-art
Roy Lichtenstein au delà du pop-art

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Rédigé par nezumi dumousseau

Publié dans #art contemporain, #Roy Lichtenstein

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