Publié le 30 Avril 2008

Dès 2003, l'artiste d'origine haïtienne Hervé Télémaque avait tout compris de la personnalité du beau-frère de Valeria Bruni Tedeschi . En témoigne ce tableau L'Âne et Sarko, où l'un des deux protagonistes est souriant et inspiré.


Hervé Télémaque (né le 5 novembre 1937 à Port-au-Prince, Haïti) est un peintre français contemporain d'origine haïtienne, associé au courant de la Figuration narrative.

Télémaque réalise des assemblages extrêmement précis de dessins, peinture, papiers collés, objets récupérés ou inventés. Sa pensée plastique, nourrie de son quotidien, de ses voyages, de ses relations avec Haïti privilégie la métamorphose des référents qui s’imbriquent dans un jeu de sens à la fois suggestif et énigmatique.

Dès 1962, laissant visible les tâtonnements du dessin puis simplifiant le trait à l’aide d’un épiscope, il juxtapose sur des fonds unis des silhouettes d’objets empruntées à des catalogues, des signes fréquemment contradictoires, des images trouvées dans la presse, des traces de dessin qui invitent le spectateur à établir des liens d’une signification à l’autre. En réaction à l’emprise grandissante du Pop Art américain, il conçoit avec Rancillac en 1964 l’exposition Mythologies Quotidiennes, présentée au Musée d’art moderne de la Ville de Paris.

Durant les années quatre-vingt-dix, il revient aux collages d’objets, d’affiches et au dessin au fusain, au marc de café, réalisant des formes sombres à la découpe élaborée. Les années 2000 sont celles d’un regard sur le monde, avec ses impressions au retour d’un voyage en Afrique ou ses commentaires sur l’actualité politique, à travers des reprises de caricatures du journal Le Monde.

En savoir plus sur : Hervé Télémaque


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Rédigé par nezumi dumousseau

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Publié le 14 Avril 2008

Le réalisateur chinois Li Ying, qui réside actuellement à Tokyo, a effectué une entrée remarquée dans les festivals cinématographiques internationaux, avec son dernier film, qui relève le périlleux défi d'aborder un thème sujet à nombreuses polémiques, la controverse qui entoure le Sanctuaire de Yasukuni, et le relent de nationalisme au Japon. Son œuvre, sobrement intitulée Yasukuni, a bénéficié de critiques dithyrambiques et de nombreuses louanges à la suite de sa projection dans de nombreux festivals cinématographiques internationaux, comme par exemple celui de Pusan en 2007 (Corée du Sud), ou du célèbre festival du cinéma indépendant, Sundance (Etats-Unis). 

« Mon intention avec ce film est d'amener les citoyens de divers pays à contempler leur histoire, et de les encourager à accorder une nouvelle lecture à l'héritage guerrier du Japon, qui a été occulté depuis de nombreuses années »

Le film Yasukuni y a fait forte impression. Par son sujet, d'abord, la façon dont le Japon gère son héritage militariste suscite fascination et répulsion dans la région, et par la personnalité de son auteur. Li Ying, 44 ans, est chinois, mais il vit au Japon depuis 1989. Réalisateur à la télévision chinoise, il a quitté son pays faute de pouvoir traiter les sujets qui l'intéressaient. Arrivé au Japon, il a fait la plonge dans les restaurants et d'autres petits boulots, le temps d'apprendre le japonais.

Dans un cinéma asiatique qui ignore de plus en plus les frontières, Li Ying a réussi à trouver sa place : Yasukuni est une coproduction sino-japonaise. C'est son quatrième long métrage mais il l'a commencé au début de sa carrière nippone, en 1997. Depuis, il affirme s'être rendu au sanctuaire une fois par semaine. Il a raconté au quotidien Asahi que cette assiduité avait attiré l'attention malveillante des autorités de Yasukuni, qui ont fait plusieurs tentatives pour lui confisquer caméra et pellicule.

Mais sa persévérance a été payante, son film a l'épaisseur des années qui passent. Li Ying a choisi pour fil conducteur le personnage de Naoji Karyia, le dernier forgeron du sanctuaire. On voit ce vieillard de 90 ans forger un sabre comme il l'a fait pendant des décennies, contribuant à équiper les officiers des armées d'occupation japonaise dans toute l'Asie.

En une séquence qui est probablement la plus intense du film, Li Ying tente d'arracher au forgeron une réaction en montrant une "une" de journal japonais de 1937 qui célèbre un concours à qui coupera le premier cent têtes de Chinois, organisé entre deux officiers stationnés à Nankin. Le vieillard refuse avec obstination de se prononcer.

Les séquences passées dans l'intimité du forgeron alternent avec celles saisies aux abords du sanctuaire. S'y croisent et s'y heurtent les anciens combattants et leurs épigones nationalistes d'une part, les antimilitaristes, les pacifistes et les enfants des malgré-nous de Yasukuni. Venus de Taïwan ou d'Okinawa, ces descendants de recrues de l'armée impériale font valoir aux responsables du sanctuaire que leurs pères ou grands-pères ont été engagés de force et demandent à ce que leurs mânes soient sorties de la liste des héros célébrés à Yasukuni.

Au long de ces deux heures on voit aussi un Américain en goguette venu apporter son soutien au premier ministre Koizumi (mais les militants nationalistes japonais le chassent sans ménagement) et un jeune pacifiste japonais pris en chasse par un groupe d'extrême droite qui l'accuse d'être chinois. Depuis sa première à Pusan, Yasukuni a été projeté dans les festivals de Hong-Kong et Berlin. Pour l'instant, sa sortie en France n'est pas programmée.

Au Japon l'appel à la censure et au boycott lancé par des députés du parti libéral démocrate comme Tomomi Inada suite à la sortie du film relança la polémique autour de l'utilisation du sanctuaire par les factions d'extrême-droite.  Suite à ces pressions politiques, seuls une dizaine de cinémas mettront le film à l'affiche et aucun à Tokyo.  Invoquant des "raisons de sécurité", cinq salles de cinéma à Tokyo et à Osaka ont renoncé à diffuser le film Yasukuni,   D'autres salles à travers le Japon ont annoncé qu'elles ne projetteraient pas le film. Toutes craignent d'être la cible de manifestations des groupuscules d'extrême droite, dont la plupart sont liés à la pègre. La presse était unanime, mercredi 2 avril, à s'inquiéter de cette entrave à la liberté d'expression. Vociférant des imprécations depuis leurs camions noirs équipés de puissants haut-parleurs et hérissés de drapeaux, ces groupuscules bombardent les salles de décibels. Au nom de la liberté d'expression, la police n'intervient guère. Après d'autres affaires récentes de restriction de la liberté d'expression, le retrait de l'affiche de Yasukuni, considéré par la droite comme "antijaponais", constitue une nouvelle atteinte à l'une des libertés démocratiques fondamentales.

Le ministre de la culture, Kisaburo Tokai, a regretté que "des pressions et des harcèlements aient conduit à cette situation". Parmi les médias, même le quotidien de centre-droit Yomiuri (13 millions d'exemplaires) appelle dans un éditorial au respect de la liberté d'expression, faisant valoir que la question du financement public est à débattre indépendamment de la projection du film.

"Après la projection à la Diète, tout a changé. Les politiciens ont fait toutes sortes de pressions, affirme Li Ying. Il est déplorable de voir que beaucoup de débats ne concernent pas le contenu du film. Pour moi, c'est inimaginable qu'on ne puisse le projeter. Cela révèle quel degré de conservatisme il peut y avoir au Japon et pose des questions sur la manière dont la société japonaise se positionne vis-à-vis de la Chine, de l'Asie, du reste du monde. Mon but désormais est de pouvoir communiquer avec les Japonais, qu'ils voient ce film par tous les moyens possibles, pour pouvoir y réfléchir et en débattre."

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Rédigé par nezumi dumousseau

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Publié le 14 Avril 2008

Le nationalisme japonais, souvent hélas révisionniste, sévit toujours

Des affaires récentes sont symptomatiques des pressions diverses, ouvertes ou diffuses, pesant sur la liberté d'expression dans l'Archipel. Une vingtaine d'enseignants du secondaire viennent ainsi d'être punis (réduction de 10 % de leur salaire, suspension d'enseignement pendant six mois et non-renouvellement de leur contrat dans le cas de travailleurs temporaires) pour avoir refusé de faire chanter à leurs élèves l'hymne national, cérémonie rendue obligatoire en 2003.

Dans une directive d'octobre 2003, la commission pour l'éducation de la municipalité de Tokyo avait donné instruction aux directeurs des établissements scolaires d'obliger leurs enseignants à se lever à l'envoi des couleurs et à faire chanter à leurs élèves l'hymne national. Cette directive prévoit des sanctions à l'encontre de ceux qui ne s'y conformeraient pas.

La guerre et son interprétation restent au Japon un enjeu de la vie démocratique et continuent à susciter des polémiques, débats et procès. Fin mars, la justice s'est prononcée cette fois sur un fait historique : les suicides en masse de civils ordonnés par l'armée impériale à Okinawa lors du débarquement américain en mars 1945.

Le tribunal d'Osaka a donné raison au Prix Nobel de littérature 1994, Kenzaburo Oe, auteur d'Okinawa Notes (1970), et à son éditeur, Iwanami Shoten, objets d'une plainte de vétérans affirmant que l'écrivain avait déformé les faits. Le tribunal a conclu que le commandement militaire "était profondément impliqué" dans ces morts.

Kenzaburo Oe évoquait les 430 suicides qui ont eu lieu dans les deux îles de Zamamijima et Tokashikijima. Le rôle de l'armée dans ces suicides en masse à Okinawa, où eurent lieu les plus féroces combats de la guerre du Pacifique en territoire nippon (120 000 morts, pour la plupart des civils, soit un quart de la population), est minimisé dans les manuels scolaires.

Ce nationalisme se concentre dans un passé récent autour du du sanctuaire de Yasukuni.

Le sanctuaire de Yasukuni (靖国神社 yasukuni jinja ou le temple du pays apaisé) est un sanctuaire shintō situé à Chiyoda-ku, Tōkyō, au Japon. Il fut construit en 1869 pour rendre hommage aux Japonais « ayant donné leur vie au nom de l'empereur du Japon ». Les âmes de plus de deux millions de soldats japonais morts de 1868 à 1951 y sont déifiées. Considéré comme l'un des symboles du passé colonialiste du Japon et des nationalistes, il est célèbre pour faire l'objet de polémiques en Asie (Chine, Corée du Sud et au Japon même) suite aux visites d'hommes politiques japonais.

Le sanctuaire gère également un musée, le Yūshūkan (遊就館), lequel présente des objets historiques et des panneaux explicatifs retraçant l'histoire militaire du Japon. Le ton y est critiqué comme étant nationaliste et tendancieusement révisionniste, les crimes de guerre du régime showa y sont escamotés et l'expansion japonaise en Asie et dans le Pacifique est présentée comme une volonté de constitution d'une Sphère de co-prospérité de la grande Asie orientale contre l'impérialisme occidental. On y glorifie également les escadrons Tokkōtai.

Le musée escamote notamment le Massacre de Nankin, proclamant que «Le Japon a établi une zone de sécurité pour les civils chinois et fait des efforts particuliers pour protéger les sites historiques et culturels. Au sein de la cité, les résidents purent à nouveau vivre en paix».

Après la Seconde Guerre mondiale, et l'abolition du Koshitsu Shintô par les forces d'occupation, le sanctuaire est devenu association religieuse, indépendante de l'État. C'est un sanctuaire autonome qui ne fait pas partie de l'association des sanctuaires shintō du Japon.

Aujourd'hui, Yasukuni vénère les âmes de 2,5 millions de morts pour les empereurs lors de conflits militaires, y compris certains Taïwanais ou Coréens qui avaient la nationalité japonaise au moment de leur mort suite à l'annexion par le Japon de ces pays. Ces morts concernent principalement la Seconde Guerre mondiale (2 133 915 personnes), puis la guerre russo-japonaise (191 250 personnes). Il s'agit essentiellement de militaires, mais on y trouve aussi des civils ou même des enfants ainsi que 57 000 femmes.

Le sanctuaire, que beaucoup accusent de glorifier ouvertement l'ère colonialiste du Japon notamment par le biais de son musée, a beaucoup fait parler de lui par l'ajout en octobre 1978 à la liste des personnes « déifiées », de plusieurs condamnés lors des procès de Tōkyō, notamment des criminels de guerre de classe A, en tant que « martyrs de Shōwa », dont le premier ministre Hideki Tōjō (東条英機) ou le chef d'état major de l'Armée Yoshijiro Umezu (梅津美治郎). Parmi ces quatorze condamnés, sept ont d'ailleurs été condamnés à mort et exécutés. Le temple, dont le "livre des âmes" contenait déjà les noms de 1 068 personnes condamnées par les alliés pour crimes de guerre, deviendra controversé à partir des annees 70, suite à ces ajouts, qui étaient la décision de Nagayoshi Matsudaira, responsable du temple et fils de Yoshitami Matsudaira, ministre de la Maison impériale après la guerre de la Grande Asie orientale.

La décision d'honorer l'âme d'un mort à Yasukuni est prise par les responsables du sanctuaire, sans consultation ni autorisation préalable de la famille. De nombreuses familles de victimes honorées à Yasukuni souhaitent voir leurs noms retirés du sanctuaire, opposées à l'idée pour des raisons personnelles, idéologiques et probablement choquées de n'avoir pas été consultées. Ainsi neuf personnes ont intenté un procès au sanctuaire en août 2006, demandant le retrait des "âmes" de membres de leurs familles honorées contre leur gré. Des procès similaires ont déjà eu lieu, mais ont généralement vu les familles déboutées de leurs demandes.

La présence à Yasukuni des noms des quatorze criminels de guerre rend chaque visite d'un Premier ministre controversée. En particulier, les gouvernements chinois et coréen voient de telles visites comme un affront. Bien que les Premiers ministres ayant visité le sanctuaire aient affirmé l'avoir fait à titre personnel, l'attitude de Koizumi en particulier à ce sujet est considérée comme ambiguë. Plusieurs décisions de justice ont par ailleurs déclaré les visites officielles inconstitutionnelles (celles de Hashimoto comme celles de Koizumi), le Premier ministre n'ayant en principe pas le droit d'effectuer d'actes à caractère religieux en dehors du cadre personnel. Koizumi avait évité la date anniversaire de la fin de la guerre pour ménager la colère de ses voisins, mais a finalement tenu sa promesse de campagne de visiter Yasukuni le 15 août dans la dernière année de son mandat, en 2006, provoquant encore une fois un tollé.

Le problème des visites au temple Yasukuni n'est pas à l'heure actuelle résolu et chaque visite provoque des réactions plus vives chez les pays voisins du Japon. 

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Rédigé par nezumi dumousseau

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Publié le 12 Avril 2008

Après les 3 exécutions de février 2008, 4 hommes ont été exécutés par pendaison, au Japon, le 10 avril 2008. Ce nombre porte à 7 le nombre des exécutions au Japon depuis le début de l'année.

Un responsable d'Amnesty International au Japon, Makoto Teranaka, a dénoncé des exécutions organisées "en secret, une fois de plus".

Les condamnés à mort ne sont prévenus de leur exécution que juste avant et les autorités attendent qu'elles aient été accomplies pour les annoncer publiquement.

"A ce rythme, nous ne pouvons nous empêcher de penser qu'il y aura énormément d'exécutions cette année, ce qui va complètement à l'encontre de la tendance mondiale à l'abolition de la peine de mort et constitue une honte pour le Japon
", a ajouté M. Teranaka.

Amnesty International a précisé que deux des exécutés avaient été acquittés en première instance avant d'être condamnés.

L'un d'entre eux, Kaoru Okashita, 61 ans, avait été condamné pour le meurtre de deux personnes il y a vingt ans, dont une vieille dame de 82 ans avec qui il était en conflit de propriété. Il s'était lancé depuis sa cellule dans l'écriture d'une forme de poésie japonaise traditionnelle en 31 syllabes, le tanka. Ces poèmes lui avaient permis d'exprimer ses remords et de faire état de sa condition de condamné attendant l'exécution.

Amnesty International a précisé que parmi les deux autres exécutés, l'un avait protesté de son innocence jusqu'à sa mort alors que l'autre aurait pu être reconnu comme irresponsable sur le plan pénal en raison d'une déficience mentale.

Outre M. Okashita, les trois autres pendus étaient Masahito Sakamoto, 41 ans, condamné pour avoir violé et tué une lycéenne, Katsuyoshi Nakamoto, 64 ans, pour avoir tué un bijoutier et sa femme afin de les voler, et Masaharu Nakamura, 61 ans, pour avoir tué deux hommes en empoisonnant leurs boissons.

C’est la troisième série d’exécutions depuis le début du mandat de l’actuel ministre de la Justice Kunio Hatoyama, qui voudrait rendre les exécutions automatiques une fois la procédure d’appel terminée. En septembre 2007, il a annoncé son intention de supprimer la règle figurant au Code de procédure pénale qui prévoit une signature du ministre de la Justice pour toute exécution.

« Nous avons examiné un certain nombre de facteurs pour procéder aux exécutions de façon méthodique, au lieu de réfléchir aux délais » entre condamnation et exécution, a déclaré Kunio Hatoyama.

Un dossier complet sur la peine de mort au Japon

Le Japon a exécuté neuf personnes en 2007 et plus d’une centaine sont actuellement en attente de leur exécution. La peine de mort a été confirmée dans au moins 23 affaires en 2007 – le nombre le plus élevé depuis 1962. Les exécutions au Japon se déroulent généralement en secret et ni les prisonniers ni leurs familles ne sont informés de la date ; les prisonniers ne sont prévenus que quelques heures avant leur exécution.

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Rédigé par nezumi dumousseau

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Publié le 12 Avril 2008

Le Syndicat National des Guides de Montagne (SNGM), la Fédération Française des Clubs Alpins et de Montagne (FFCAM) ainsi que l’Union Internationale des Associations de Guides de Montagne (UIAGM) ne souhaitent en aucun cas voir leur image associée de quelque façon que ce soit, au projet « Flamme Olympique à l’Everest ». En effet, cette manifestation, qui consiste à faire « du toit du monde » le support d’une opération médiatique de grande ampleur au profit de l’olympisme, ne présente à nos yeux aucun rapport avec les valeurs que nous souhaitons promouvoir à travers nos pratiques.

Par ailleurs, ce projet, par lequel les organisateurs des jeux entendent valoriser universellement l’esprit de compétition, entretient une confusion qui ne peut qu’être préjudiciable à l’alpinisme.

Enfin, au regard de la situation géopolitique de cette région du monde et compte tenu des atteintes constantes portées à la liberté d’expression et de circulation des populations locales, le SNGM la FFCAM et l’UIAGM ne peuvent que désapprouver cette manifestation qu’ils considèrent comme particulièrement inopportune.

Citons Bernard Mudry:

Pour hisser la flamme olympique, les Chinois  emploient des dizaines de sherpas équipant la totalité de l'arête de plusieurs kilomètres de cordes fixes.

Les Chinois devront régler d'autres problèmes : aucune combustion naturelle n'étant possible à cette altitude, il leur faut en effet créer une torche spéciale sous cloche utilisant différents mélanges gazeux avec apport interne d'oxygène. 

On peut légitimement s'interroger sur l'impact d'une telle opération, menée dans l'indifférence de la communauté internationale vis-à-vis du peuple tibétain et de sa culture. Que la montagne soit ainsi artificialisée, banalisée, outragée, me choque profondément. Mais que des montagnards –de surcroît guides–, se prêtent à ce jeu, m'interpelle. Par notre silence, nous, membres de la communauté montagnarde, contribuons à l'ouverture d'une ère du clinquant pour nos activités –une ère où l'artifice et l'argent, bien loin des fondamentaux de l'alpinisme, prédomineront.
Est-ce l'avenir que nous voulons nous réserver ?"


Bernard Mudry,
Président de la Fédération française des clubs alpins et de montagne


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Rédigé par nezumi dumousseau

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Publié le 12 Avril 2008



Monsieur le président de la République populaire de Chine,

La Charte olympique rappelle que l’esprit des Jeux repose sur « le respect des principes éthiques fondamentaux universels» et vise à mettre le sport « au service du développement harmonieux de l’homme en vue de promouvoir une société pacifique, soucieuse de préserver la dignité humaine ».
Pourtant, entre 7500 et 8000 personnes auraient été exécutées en Chine en 2006, selon les informations obtenues par la Fondation américaine Dui Hua.
La peine de mort en Chine, c’est :
- près de 80 % des exécutions dans le monde en 2006 ;
- le maintien du secret d’État sur les chiffres des condamnations et des exécutions ;
- le recours fréquent à la torture pour extorquer des aveux ;
- l’accumulation d'erreurs judiciaires, à l’issue de procès expéditifs et inéquitables.
Nous notons néanmoins avec intérêt que le gouvernement chinois a récemment engagé des réformes importantes, exigeant la révision de toutes les condamnations à mort par la Cour Suprême, qui pourraient, à terme, réduire de manière significative l’application de la peine de mort.
A l’instar de Hong Kong qui a aboli la peine de mort en 1993 et d’une majorité de pays du monde, la Chine peut et doit en finir avec la peine de mort.

Nous, citoyens et citoyennes du monde, demandons aux autorités chinoises de lever le secret d’État et de faire toute la transparence sur la pratique de la peine de mort en Chine.
Conformément à la résolution pour un moratoire sur la peine de mort adoptée le 18 décembre 2007 par l’Assemblée générale des Nations unies appelant tous les États qui maintiennent encore la peine capitale à instituer un moratoire sur les exécutions en vue de l’abolition de la peine de mort, nous invitons les autorités de Pékin à inscrire leur pays dans la tendance universelle vers l’abolition en instaurant un moratoire immédiat sur les exécutions.

Signer cette pétition en ligne sur

www.abolition.fr

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Rédigé par nezumi dumousseau

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Publié le 5 Avril 2008

Un nouveau site pour Arman


www.armanstudio.com



Rappel:

Armand Pierre Fernandez est né le 17 novembre 1928, à Nice.

Il se familiarise dès l'enfance avec les objets dans la boutique d'antiquités de son père.
Elève brillant, il commence à peindre à 10 ans et intégre l'Ecole des Arts Décoratifs de Nice en 1946.
A 19 ans, il rencontre Yves Klein (connu pour ses monochromes bleus et qui mourra prématurément en 1962) et Claude Pascal, qui deviendront ses deux plus proches amis.

C'est le début d'une jeunesse exaltée, son intérêt pour les philosophies et les arts d'Extrême-Orient, le conduit à l'Ecole du Louvre à Paris en 1949.

Ne souhaitant pas poursuivre, selon le désir de son père, une carrière de commissaire priseur, il revient à Nice et part pour Madrid où il enseigne à la Bushido Kwai Judo School.

De retour à Nice en 1951, son attrait pour la peinture se précise, sous l'influence de peintre russe Serge Poliakoff et de Nicolas de Stael. Il décide de signer de son prénom: Armand.
En 1953, c'est l'année d'un mariage qui durera près de vingt ans avec Eliane Radlgue. Ils auront 3 enfants: Françoise, Anne et Yves, (qui décédera accidentellement en 1989).
Il se remarie en 1971 avec Corice Canton, il auront deux autres enfants, Yasmine et Philippe. Influencé par les oeuvres de Kurt Schwitters et de Jackson Pollock, il pratique la technique du tampon et expose ses premiers « Cachets » à Paris en 1956.

En 1958, à l'occasion d'une exposition chez Iris Clert, Arman authentifie une erreur d'impression dans le carton d'invitation (Armand était écrit sans « d ») et transforme sa signature.

1959: la carrière d'Arman connaît une nouvelle orientation avec le début des Accumulations d'objets.

1960: Arman est l'un des membres fondateurs d'un collectif d'artistes: les Nouveaux Réalistes, sous la houlette de Pierre Restany.
1961: Première exposition à New-York, utilisation de nouveaux matériaux: polyester et Plexiglas. Tandis qu'il multiplie les œuvres et les expositions, Arman s'engage désormais pleinement dans la mouvance intellectuelle et artistique des années 60. Ses rencontres le conduisent à fréquenter le milieu artistique new-yorkais, au contact, notamment, de Marcel Duchamp.

1962: Coupes de métal et soudure en Inclusions (polyester), Combustions.
1964-1965: Rétrospectives personnelles à Krefeld, Amsterdam, Bruxelles, et Minneapolis
Dès 1967, Arman se lance dans des collaborations avec l'industrie (Art et Industrie). Tandis que l'on assiste, au début des années 70, à une reconnaissance croissante de son œuvre en France et à l'étranger, il prend la nationalite américaine tout en gardant la nationalité française.

Dans les années 1980 et 1990, l'éventail des œuvres et des techniques s'élargit. Arman décline et multiplie les diverses procédures d'exécution: « The Day After » (Combustion + bronze), Peinture - Brush Strokes, Dirty Paintings, Shooting Colors, séries en bronze, Atlantis.

Les réalisations monumentales s'imposent: « Fairlaine Spirale » à Detroit, « Long Term Parking » a Jouy-en-Josas, « A la République » au Palais de l'Elysée, « Consigne à Vie », « L'heure de Tous » à la Gare Saint Lazare, "Homage to the Garment District " à Jérusalem, « Rostropovitch Tower » en Californie, « Espoir de Paix » à Beyrouth, « Matricielle » à Vire (Degrenne), « la Rampante » (Hommage à la Ferrari) en Italie, « Toccata et Fugue » (en cours d'élaboration) en Allemagne (Leipzig).

A la fin des années 1990,l'œuvre se radicalise en une succession de gestes reliés à l'objet (Accumulations en Relation, Cascades, Sandwiches Combo). Intérêt renouvelé pour la peinture « La Nuit Etoilée », « Nec Mergitur »
Parallèlement, Arman réalise des gravures et eaux-fortes de grand format, des dessins, et renouvelle ses collaborations d'éditions avec des poètes et écrivains.

1998 - 2001: Une grande Rétrospective d'Arman a lieu à la Galerie nationale du Jeu de Paume de janvier à avril 1998. Cette exposition réunit plus de cent œuvres, réalisées entre 1959 et 1997, qui marquent les moments fondamentaux du parcours de l'artiste. La Rétrospective voyage ensuite jusque en 2001 en Allemagne, au Portugal, en Israël, au Brésil, au Mexique, à Tai Pe, en Espagne.

En l'an 2000, Arman travaille sur des Fragmentations sur panneau, des Fragments (dessins et sculptures), apparition des Superpositions. Une rétrospective thématique (La Traversée des Objets) est organisée au Château de Villeneuve, à Vence.

Arman est mort le 22 octobre 2005 à New-York (USA)

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Rédigé par nezumi dumousseau

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Publié le 1 Avril 2008

Jean Nouvel
architecte et urbaniste français,
né le 12 août 1945 à Fumel (Lot-et-Garonne)

 

Jean Nouvel souhaite très tôt devenir peintre. Cependant, sous la pression de sa famille, il s’inscrit en architecture à l’École des Beaux-arts de Bordeaux (1966-1972). Brillant et hors normes, le jeune homme surprend. D’une part, il refuse de ne considérer que le seul savoir architectural et traque inlassablement les signes qui l’entourent.

D’autre part, il privilégie le concept au traditionnel dessin ; ce médium lui paraissant peu adéquat à la représentation des effets de lumière. Le jeune architecte se forme dans l’agence de Claude Parent (1967-1970), puis co-fonde une agence avec François Seigneur.

Dès ses premiers concours, il comprend, à ses dépends, que le secteur est noyauté par quelques technocrates. En réaction, il s’engage dans la création du Syndicat de l'Architecture qui se fait notamment remarquer en organisant un contre-concours pour la restructuration des Halles.

Nouvel obtient son diplôme d'architecte DPLG en 1971 et rencontre le critique Georges Boudaille grâce auquel il devient architecte de la Biennale de Paris. Il pratique alors la scénographie notamment pour la section architecture et design de l’exposition Les Années 50 au Centre Pompidou en 1988, et plus récemment celle de l’exposition Le Futur du travail et La Mobilité pour l’Expo 2000 à Hanovre.

Jean Nouvel est co-fondateur du mouvement d'architecte français Mars 1976, du Syndicat de l'Architecture, et l'un des principaux organisateurs de la consultation internationale pour l'aménagement du quartier des Halles de Paris.

En 1980 il fonde la Biennale d’architecture dans le cadre de la Biennale de Paris. Après l'Institut du monde arabe et après que son projet pour le réaménagement des Halles en 2004 a été écarté, le Musée du quai Branly inauguré le 23 juin 2006 à Paris est sa dernière réalisation prestigieuse dans la capitale française.

En 2008, il a été le deuxième Français à avoir reçu le Prix Pritzker d'Architecture , sorte de prix Nobel de l'architecture.


Déclarations, en 2008 après l'attribution du Prix Pritzker

L'architecte Jean Nouvel s'est dit "honoré et un peu surpris par cette distinction, car ce n'était pas automatiquement l'année où je l'attendais, étant donné que le jury du Pritzker était déjà venu trois ou quatre fois visiter mes bâtiments et que j'ai livré des bâtiments plus importants les années précédentes. "

Ce prix "permettra peut-être d'aller un peu plus loin", espère Jean Nouvel. "L'important pour un architecte est de pouvoir réaliser dans les moindres détails et dans l'esprit ce qu'il a proposé, et il est certain que la crédibilité liée à des prix internationaux aide beaucoup".

Enfin, Jean Nouvel souhaite que" l'architecture de demain ne corresponde pas à cette couche d'objets clonés que l'on voit maintenant sur toutes les villes de tous les continents. La pire chose serait de se trouver devant cette architecture générique et parachutée, qui ferait que le monde serait de plus en plus uniforme et sans saveur".


Prix et distinctions

  • 1983 : Médaille d'argent de l'Académie d'Architecture ;
  • 1987 : Grand prix national de l'architecture, Prix Aga Khan et lauréat de l'Équerre d'argent pour l'Institut du monde arabe ;
  • 1990 : Prix Architectural Record pour l'hôtel Saint-James ;
  • 1993 : Honorary fellow, AIA Chicago (American Institute of Architects) ;
  • 1995 : Honorary fellow, RIBA (Royal Institute of British Architects) ;
  • 1999 : Médaille d'or de l'Académie d'architecture française ;
  • 2000 : Lion d'or à la Biennale de Venise ;
  • 2001 : Premio Internazionale di Architettura Francesco Borromini, edizione 2001.
  • 2003 : Premier Prix de l'International d'Architecture par l'UNESCO pour l'ensemble de son Œuvre et Mention Spéciale pour le Projet AN USVACUM (Ateliers Jean Nouvel)
  • 2005 : Wolf Foundation Prize in Arts (Architecture)
  • 2008 : Prix Pritzker d'Architecture

Ses principales réalisations :

  • 1976 : Centre médico-chirurgical du Val-Notre-Dame à Bezons, Val-d’Oise, France.
  • 1978 : Collège Anne-Frank à Antony, Hauts-de-Seine, France.
  • 1981-1987 : Institut du monde arabe à Paris
  • 1983 : Théâtre municipal de Belfort, France
  • 1985-1987 : Nemausus 1 (114 logements ) à Nîmes, France
  • 1986-1993 : Rénovation de l'Opéra de Lyon, France
  • 1987-1989 : Hôtel Saint-James à Bouliac, France
  • 1988 : L'INIST à Vandœuvre-lès-Nancy, France
  • 1989 : La Tour sans fins à La Défense, France (projet lauréat non réalisé, photos)
  • 1990 : Centre des Congrès (Le Vinci) à Tours, France
  • 1991-1995 : Galerie Lafayette à Berlin, Allemagne
  • 1994 : Fondation Cartier à Paris
  • 1995 : Le centre commercial d'Euralille à Lille, France (Rem Koolhaas étant l'architecte-urbaniste pour concevoir l'ensemble du projet urbain)
  • 1998 : Dentsu Tower à Tokyo, Japon
  • 1999 : Palais de la culture et des congrès de Lucerne, Suisse
  • 2000 : Palais de justice de Nantes, France
  • 1998-2002 : Arteplage à Morat, Suisse pour Expo 02
  • 1999-2001 : Kölnturm, Cologne, Allemagne
  • 1999-2002 : Réhabilitation des Gazomètres de Vienne, Autriche
  • 2001 : Extension du musée Reine Sophie à Madrid, Espagne
  • 2002 : Monolithe de l'Expo 02 à Morat, Suisse
  • 2001 : Portes de l'Église Sainte-Marie de Sarlat, France, reconvertie en marché couvert.
  • 2001-2003 : Torre Agbar à Barcelone, Espagne
  • 2003 : Musée Vesuna à Périgueux, France
  • 2006 : Théâtre Guthrie (Guthrie Theater), Minneapolis, États-unis Wikipédia anglais
  • 2006 : Musée du quai Branly (Musée des Arts premiers) à Paris
  • 2006 : Nelly Wenger, patronne de Nestlé Suisse, présente la nouvelle ligne d'emballages du Chocolat Cailler, créée par Jean Nouvel.

Projets en cours

  • 2007 : Jean Nouvel, associé à Marshall Day Acoustics Ltd, remporte le concours pour la Philharmonie de Paris, nouvelle salle de concerts, d'une capacité de 2 400 places, qui sera située près de la Cité de la Musique de la Villette à Paris et dont l'ouverture est prévue en 2012.
  • 2007 : Un Centre Aquatique (fin des travaux prévu en 2009), quant au projet d'un Centre de la Mer et du Développement Durable dont une tour culminerait à 120 mètres il avait été accepté mais il sera reporté . Le Havre, France.
  • 2007 : Salle symphonique, Copenhague, Danemark
  • 2008-2010 : Tour de bureaux "sas suède" de 130 mètres dans le périmètre d'Euroméditerranée à Marseille (France).
  • 2008 : un gratte-ciel de 75 étages à New York Photo
  • 2008 Musée Louvre Abou Dabi à Abou Dabi (Émirats arabes unis)


Dentsu Tower à Ginza (Tokyo, Japon)



Torre Agbar à Barcelone

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Rédigé par nezumi dumousseau

Publié dans #art contemporain

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