Publié le 29 Septembre 2015

Une rétrospective très complète à la Fondation Cartier :

Prenant pour point de départ la naissance de la peinture moderne au Congo dans les années 1920, l'exposition retrace 90 ans de production artistique congolaise. Si la peinture est au cœur de l’exposition, la musique, la sculpture, la photographie et la bande dessinée y ont aussi leur place et offrent au public l’opportunité unique de découvrir la diversité et la vivacité de la scène artistique de ce pays.

La quarantaine d'artistes exposés sont Congolais (RDC, autrefois Congo Belge), mais certains sont Angolais.

L'exposition guide le visiteur dans un parcours anti-chronologique.

En 1926, l’administrateur belge Georges Thiry découvre à Bukama, au Katanga, des cases peintes : il fait alors la connaissance d’Albert Lubaki, ivoirier de métier et auteur de ces peintures, ainsi que de son épouse Antoinette. Soucieux de pérenniser cet art éphémère, Georges Thiry décide de leur fournir du papier et des aquarelles pour retranscrire leurs œuvres sur un support pérenne. Affecté par la suite au Kasaï-Occidental, Georges Thiry y rencontre le tailleur Djilatendo, autre peintre de case, et renouvelle l’expérience menée avec Albert Lubaki.

Avec la complicité du haut fonctionnaire belge et amateur d’art Gaston-Denys Périer, Georges Thiry tente de faire connaître en Europe cet art d’une étonnante modernité. Les aquarelles d’Albert Lubaki sont ainsi présentées en 1929 au palais des Beaux-Arts de Bruxelles, en 1930 à Genève puis en 1931 à Paris. Djilatendo figure, quant à lui, aux côtés des peintres belges René Magritte et Paul Delvaux lors d’une exposition à la Galerie du Centaure de Bruxelles en 1931. D’autres expositions présentant des œuvres de ces deux artistes ont lieu en Europe, notamment l’Exposition coloniale de Vincennes et la Prima mostra internazionale d’arte coloniale de Rome en 1931.

Dans les années 1970, de jeunes artistes de la scène kinoise se proclament « peintres populaires ». Ils débutent pour la plupart en peignant des enseignes publicitaires ou en réalisant des bandes dessinées, puis s’installent dans les rues passantes de Kinshasa et exposent leurs toiles sur les façades de leurs ateliers afin qu’elles soient visibles de tous.

La première génération de peintres populaires, dont Moke, Pierre Bodo, Chéri Chérin et Chéri Samba font partie, est révélée au public grâce à l’exposition Art partout (1978) à l’académie des Beaux-Arts de Kinshasa, lors de laquelle ils « volent » la vedette aux artistes issus de l’académie. Contrairement à ces derniers, qui puisent leur inspiration dans la tradition européenne, les peintres populaires s’inspirent de la vie quotidienne à Kinshasa et abordent des questions politiques, sociales ou relatives aux actualités du monde. Hauts en couleur et peints de manière franche et spontanée, leurs tableaux comportent parfois des textes mêlant humour et dérision qui renforcent la portée sociale des images.

Artistes présentés dans cette section

Au début des années 2000, l’académie des Beaux-Arts de Kinshasa devient un lieu d’ouverture, propice à de nouvelles expérimentations artistiques, facilitant ainsi l’émergence d’une nouvelle génération d’artistes sur la scène artistique congolaise.

Kura Shomali, Pathy Tshindele et Mega Mingiedi Tunga participent en 2003 à la création du collectif Eza Possibles (« c’est possible » en lingala), dont les projets artistiques sont en prise directe avec les citadins et interviennent de manière critique dans l’environnement de Kinshasa. Sammy Baloji utilise le photomontage pour confronter l’histoire coloniale belge à l’histoire contemporaine du Congo. Pour la série Congo Far West, il associe des photos d’archives d’une expédition scientifique belge au Katanga (1898-1900) à des aquarelles du peintre belge Léon Dardenne (1865-1912) afin de révéler le regard condescendant que les explorateurs posaient sur les peuples indigènes.

Pierre Bodo

Pierre Bodo

Jean Depara

Jean Depara

Kura Shomali

Kura Shomali

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Rédigé par nezumi dumousseau

Publié dans #art contemporain, #Congo (RDC), #Fondation Cartier

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Publié le 18 Septembre 2015

Rebecca Horn grandit dans l'Allemagne de l'après-guerre et apprend tôt à faire de l'art une forme d'expression privilégiée par rapport au langage.

À l'adolescence, Rebecca Horn suit les cours de la Hochschule für bildende Künste de Hambourg, puis en 1964, s'installe momentanément à Barcelone, où elle contracte une infection pulmonaire. Elle doit passer un an dans un sanatorium, cette expérience de l'isolation totale et de la souffrance est déterminante dans l'orientation de son œuvre, très liée au corps. L'artiste commence à réaliser des « body-sculptures » en tissu, dans l'espoir de « réprimer sa solitude en communiquant par des formes organiques », et travaille sur des extensions de corps ou des prothèses.

À la fin des années 1960, Rebecca Horn commence à réaliser des performances. Unicorn (1970) est l'une de ses œuvres les plus connues : une jeune fille « prête à marier » se promène dans la nature, portant uniquement une corne blanche sur le front, et les bandages qui la maintiennent, image à la fois mythique et moderne. Parmi ses extensions, les Finger Gloves (1972) et Feather Fingers (Doigts de plumes, 1972) lui permettent de créer l'illusion de nouvelles sensations de l'espace. Rebecca Horn utilise à plusieurs reprises les plumes dans les années 1970 et 1980 pour réaliser des sortes de cocons, de masques ou d'éventails pour dissimuler le corps.

Après avoir réalisé un ensemble de performances (Toucher les murs des deux mains en même temps, 1972-1975) et d'objets en relation au corps (masque-crayons, 1972), Rebecca Horn construit des machines animées. Son travail mêle allusions littéraires (à Joyce, Beckett ou Willy) et références sexuelles métaphysiques ou cinématographique, autobiographiques. Elle installe, suspendus à des chaînes, accrochées à des tiges de métal, toutes sortes d'objets.

Elle élabore des scénarios où interviennent des oiseaux, des serpents, de l'eau, de l'encre mais aussi des armes, des chaussures ou des instruments de musique, transformés en automates, en « sculptures-performances ». Des textes poétiques évoquent ses pièces et sont repris dans ses films.

Rebecca Horn a également réalisé plusieurs films, comme La Ferdinanda (1981), où se révèle son obsession du corps imparfait. Elle vit et travaille à Berlin et Paris.

1974

1974

Rebecca Horn, performeuse allemande

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Rédigé par nezumi dumousseau

Publié dans #art contemporain, #art conceptuel

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Publié le 18 Septembre 2015

Tatsuo Kawaguchi ( : 河口 龍夫) plasticien contemporain japonais né en 1940 à Kôbe

Tatsuo Kawaguchi est un peintre sculpteur d'assemblages, multimédia; conceptuel. Élève de l'Université des beaux-arts Tama à Tokyo, il en sort diplômé en 1962.

En 1968 et 1973, il reçoit le Prix de La JAFA. Il enseigne à l'Université de Akashi.

Dès ses débuts, son intérêt pour l'art conceptuel apparaît dans sa peinture. Ensuite, il utilise la lumière, la vidéo, la photo, le film, en tant que nouveaux médias. Il réalise des assemblages de repères, répartis dans l'espace, dont certains sont excités électriquement.

  • 1962 : première exposition personnelle à Osaka
  • 1972 : première Biennale de Kyoto
  • 1973 : 3e Biennale de Paris
  • 1974 : L'Art Japonais d'aujourd'hui au Musée d'art contemporain de Montréal
  • 1989 : « Magiciens de la Terre » , exposition présentée simultanément au Centre Georges-Pompidou et à la Grande Halle de la Villette, à Paris.
  • 2003 : Echigo-Tsumari Art Triennial, Echigo-Tsumari, Niigata
  • 2010 : The Setouchi International Art Festival, Shodoshima, Kagawa
Stone and Light no. 4

Stone and Light no. 4

Setouchi International Art Festival, 2010

Setouchi International Art Festival, 2010

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Rédigé par nezumi dumousseau

Publié dans #art contemporain, #Japon

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