Publié le 12 Avril 2010

Arte nous fait le cadeau de 6 films remarquables du génial Hayao Miyazaki,le maître de l'animation japonaise. (Voir la filmographie complète de Hayao Miyazaki )

 

Le voyage de Chihiro

Le voyage de Chihiro

Le voyage de Chihiro se déroule dans un univers imaginaire replacé dans le Japon moderne.
Il nous conte l'histoire de Chihiro, une fillette capricieuse de 10 ans. Chihiro et ses parents se rendent à leur nouvelle maison. En route ils s'égarent, et arrivent devant un passage mystérieux. Le traversant, ils se retrouvent sur des collines près de la côte, et découvrent un parc d'attraction abandonné.
Poussés par leur faim, les parents de Chihiro s'installent à un magasin désert mais rempli de victuailles, pendant que celle-ci explore la ville. La nuit tombe, et petit à petit des esprits envahissent les lieux.
Effrayée, Chihiro retourne voir ses parents, qui se sont transformés en cochons !

Elle se retrouve livrée à elle-même dans un monde de dieux, d'esprits et de monstres, une ville de bains régie par une sorcière. Là, les humains inutiles sont changés en animaux ou disparaissent.
Pour survivre, Chihiro doit abandonner son nom et commencer à travailler. Aidée par le mystérieux Haku, elle va devoir travailler dans le bâtiment des bains pour ne pas être transformée à son tour en cochon. La description de cet établissement est inspiré par le Dôgo Onsen de Matsuyama. Ce bâtiment étrange est habité par une multitude d'êtres fantastiques qui vont tour à tour aider ou empêcher Chihiro à redonner un aspect humain à ses parents.
Pourra-t-elle un jour revenir dans son propre monde?

Ce film a reçu l'Ours d'or du Meilleur film au festival de Berlin en 2002 et l'Oscar du meilleur film d'animation en 2003.
Au Japon, il a détrôné Titanic en tête du classement des meilleures recettes de l'histoire.

 

Mon voisin Totoro

Mon voisin Totoro

Un professeur d'université et ses deux filles, Satsuki, onze ans et Mei, cinq ans, s'installent dans leur nouvelle maison à la campagne. Celle-ci est proche de l'hôpital où sa femme est hospitalisée. Explorant les alentours, Mei rencontre Totoro, sorte de génie des bois.

Ce film est une sorte d'antidépresseur à la fois apaisant et euphorisant, un miraculeux mélange de magie, de poésie et de spiritualité. Dans un décor bucolique se dispersent des figures sacrées imposant un caractère religieux à l'atmosphère de Totoro. Du Totoro lui-même, figure de déité dans une forêt mystérieuse, aux monuments sacrés parsemés dans le décor ou manifestations de la nature empruntant au boudhisme, aux croyances animistes ou à l'esprit shinto. Ce mélange confirme la particularité du Japon , pays aux religions complémentaires et non concurrentes comme en Occident.

 

Tous ces éléments participent à l'atmosphère particulière de quiétude qui émane de Mon Voisin Totoro: une fable sur l'enfance, une ôde à la nature où la magie et les manifestations religieuses prennent pour cadre le quotidien de deux jeunes enfants tout aussi émerveillés que le spectateur lors des apparitions d'un chat-bus, d'un Totoro accueillant ou de noiraudes qui déboulent dans leur maisons.

Et pourtant ce spectacle, délicat et contemplatif, se limite souvent à un minimalisme assez magique: les dialogues se font parfois très rares, l'intrigue tient finalement sur une demi-feuille mais le rythme est parfaitement soutenu, l'émerveillement constant. Voilà une divine réussite, une invitation au voyage et à la rêverie d'une douceur singulière, qui suscite une folle envie de s'endormir sur le ventre d'un Totoro.

 

Le Château Ambulant

Le Château ambulant

Sophie, vit dans la petite ville de Market Chipping avec sa belle mère et ses deux soeurs, Lettie et Martha.
A la mort du père, la belle-mère met en apprentissage les deux jeunes sœurs et garde Sophie pour l'aider dans son magasin de chapeaux.
Dans le même temps, un château magique s'est installé à coté de la ville. Il est réputé être habité par un sorcier mystérieux. Au cours d'une livraison en ville, Sophie échappe à des démons à l'aide d'un séduisant jeune homme.

Jalouse des talents de Sophie, une sorcière la maudit et la transforme en une vielle femme. Dans l'impossibilité de s'expliquer , Sophie s'enfuit de la ville. Vieille et fragile, elle lutte pour marcher loin de la ville et doit se résoudre de trouver abri dans le château du sorcier Howl. Elle y est admise par Calcifer, le démon de feu qui est condamné à faire vivre et bouger le château.

Le sorcier Howl est en fait le jeune homme aperçu en ville. Il utilise toute son énergie pour lutter contre les autres sorciers et tenter de mettre fin à la guerre meurtrière qui règne entre les deux royaumes voisins.
Un pacte est conclu entre Sophie et Calcifer: si elle trouve comment briser le contrôle du démon, il la libérera de la malédiction.

"Le château ambulant" est un film fantastique et baroque, situé dans une Europe imaginaire du XIXe siècle et influencé par des histoires de sorcellerie moyenâgeuse, des contes d'amour romantique et des récits japonais de guerre et d'initiation.

Miyazaki a trouvé une histoire lui permettant de laisser libre cours à toute les ressources de son imagination. La multiplicité des décors naturels et des architectures, les machines délirantes, les personnages à l'apparence changeante constituent un terrain idéal pour mettre en œuvre l'audace des choix esthétiques, la virtuosité du trait, et la poésie du dessin en 2D qui caractérisent ses films. Le scénario est très riche, conçu comme pour un film d'auteur et quelquefois touffu.
Le goût du réalisateur pour les incessantes métamorphoses rendent la narration haletante. Ainsi Sophie, transformée en vieille femme, passe suivant les circonstances et les sentiments des personnages par toute les nuances, depuis la femme adulte jusqu'à la vieillarde rabougrie. Ce film peut être vu à différents niveaux et à tout âge (sauf par les tout-petits). Il est exempt des niaiseries disneyennes et du manichéisme américain par la profondeur et l'ambiguïté des personnages, le jeu sur les codes du conte, les évocations mythologiques, la diversité des atmosphères
mentales.

Nausicaä de la vallée du vent

Nausicaä de la vallée du vent

 

Lors de la "Grande Guerre des sept jours de feu", la civilisation industrielle s’est auto-détruite. Mille ans plus tard l’humanité survit tant bien que mal au milieu de zones non polluées. La « mer de la décomposition », encore appelée mer toxique ( 腐海 fukai) est une gigantesque forêt produisant des spores toxiques pour les humains qui gagne progressivement du terrain et rend de plus en plus difficile la communication entre les différentes communautés humaines. Le fukai est protégée par des insectes géants, qui se sont adaptées. Les Ohmus ( 王蟲 , littéralement insectes-rois) en sont les seigneurs, par leur taille et leur sensibilité.

La Vallée du Vent est une zone protégée des spores par les vents marins. Elle est habitée par quelques centaines d’habitants pacifiques. Elle se retrouve impliquée dans une crise entre les royaumes de Pejite et Tolmèque qui se disputent les restes d'un Dieu Guerrier, une des armes utilisées durant les sept jours de feu.

Nausicaä, fille du roi de la Vallée du Vent, se retrouve au centre de ce conflit. Guidée par son amour de tous les êtres vivants, y compris les insectes, elle va progressivement devenir une figure majeure de ce conflit. Elle tentera par tous les moyens d’interrompre la guerre.

Le film est tiré d'un célèbre manga. Ce manga a été publié entre février 1982 et mars 1994 dans le magazine japonais Animage, et a fait l'objet d'une édition en sept volumes reliés. La publication en français a été assurée par les éditions Glénat, dans le sens de lecture original japonais. Durant les quinze ans de la publication, l'héroïne, Nausicaä, fut classée au Japon meilleur personnage de tous les temps.

Le manga fut adapté par Hayao Miyazaki en 1984. Le succès de ce film lui permit de créer le Studio Ghibli en compagnie de son ami Isao Takahata. Il reçut le Prix Mainichi Noburo- O-fuji en 1984.

 

Miyazaki s'est inspiré de deux mythes pour créer son personnage. La princesse Nausicaa apparaît dans le Chant VI de l'Odyssée d' Homère. La seconde source est celui de la légende japonaise La princesse qui aimait les insectes.

Princesse Mononoké

Princesse Mononoké

L'histoire se déroule dans le Japon médiéval (ère Muromachi , XVème siècle). C'est une époque troublée, où le syteme féodal médieval s'est effondré et où la societé s'est dirigée vers l'ere moderne.

Au Nord de l’Archipel vit une tribu pacifique, les Emishi, dont le futur chef est le jeune prince Ashitaka. Un sanglier sauvage possédé par une divinité néfaste attaque son village.
Ashitaka le tue, mais il est blessé au bras et frappé d’une malédiction qui peut entraîner sa mort.
Sur les conseils de la grande prêtresse du village, il part vers l’Ouest où il devrait trouver le moyen de conjurer le maléfice.

Au cours de son périple, il rencontre Jiko, un bonze vénal. Celui-ci lui révèle l’existence d’une forêt où vit un Dieu-cerf, créature mythique qui règne sur le monde animal et végétal, doté de pouvoirs surnaturels. Ashitaka arrive au village des Tatara, une communauté de forgerons dirigée d’une main de fer par Dame Eboshi.
Retranchée dans sa forteresse, celle-ci accueille les malades, les femmes perdues et les paysans sans terre, qu’elle défend contre les clans voisins. Mais Dame Eboshi est détestée par San, une jeune fille sauvage élevée par les loups, qui reproche aux Tatara de détruire la forêt pour alimenter leur forge et étendre leur domaine.
On la surnomme Princesse Mononoké : “la princesse des spectres”. Un soir, San s’introduit dans le village pour tuer Dame Eboshi. Ashitaka s’interpose. Grièvement blessé, il quitte les Tatara pour ramener la princesse inconsciente au cœur de la forêt. Là, il rencontre enfin le Dieu-cerf. Un gigantesque combat éclate alors entre les forces en présence. Ashitaka parviendra à ses fins : faire vivre en paix les hommes, les animaux et les dieux.

Comme a son habitude, Hayao Miyazaki apporte à l'animation et aux décors un soin extreme. La féérie engendrée par ces décors, l'image et la musique est omniprésente.
Dans ce film, on retrouve l'une des principales préocupation de Hayao Miyazaki : la défense de la nature, mais aussi la dénonciation de la guerre, l'importance de la vie, la tolérance

Le Château dans le ciel

Le Château dans le ciel

Une montgolfière est attaquée par des pirates. Sheeta, jeune fille prisonnière d'hommes mystérieux, profite de l'occasion pour tenter de s'échapper et tombe dans le vide.
Le pendentif qu'elle porte au cou s'illumine soudainement, sa chute est ralentie et elle descend doucement vers le sol. Pazu, jeune garçon travaillant dans une mine, la voit descendre en flottant, et la rattrape. Tous deux se lient d'amitié.

Pazu raconte à Sheeta qu'il recherche la légendaire ville flottante Laputa, symbole d'une civilisation toute-puissante aujourd'hui disparue. Mais les hommes poursuivant Sheeta ne tardent pas à la retrouver.
Aidée par Pazu, elle va tenter de leur échapper

Miyazaki et le Shintoïsme  


Le shintoïsme est certainement au centre de l'inspiration de Miyazaki

Totoro, créature sylvestre, n’est pas seulement cet adorable nounours géant dont raffolent les petits spectateurs d’ici. C’est aussi un « kami ». Dans l’œuvre de Miyazaki, bien des choses restent invisibles pour nos yeux, mais sont, en revanche, très familières à un public nippon formé au shintoïsme. Cette religion originelle du Japon, fondée sur l’animisme et le polythéisme, est un formidable vivier de légendes, de monstres et de merveilles, dans lequel le réalisateur a puisé sans modération.

Dans le monde du shinto, chaque chose, chaque être est habité par des puissances spirituelles, des kami, sortes de divinités petites et grandes.
Et Le Voyage de Chihiro (2001) nous emmène parmi eux, littéralement : Le titre japonais est Sen to chihiro no kamikakushi, “Kamikakushi”, qui n’a pas été traduit dans le titre français, signifie “caché par les dieux” et procède d’une croyance populaire selon laquelle les personnes disparues seraient passées dans un autre monde.
Ce qui arrive à Chihiro, entrée, au crépuscule, dans d’étranges thermes où affluent les kami. Ce rassemblement évoque une tradition d’après laquelle, chaque onzième mois du calendrier lunaire, les kami délaissent le reste du monde pour se retrouver à Izumo, célèbre sanctuaire. En outre, placer ce rendez-vous dans des thermes est tout sauf fortuit, puisque le culte des kami commence toujours par un acte de purification par l’eau.

Normalement, les dieux n’ont pas de visage, mais ils peuvent se rendre visibles à travers un objet, un animal, ou même un humain. Dans Le Voyage de Chihiro, ils s’incarnent au gré de la fantaisie de Miyazaki. Le « dieu putride », par exemple, incroyable tas de boue et de déchets (y compris un vieux vélo rouillé), se révèle, une fois purifié par les bains, être le kami d’une rivière, corps de serpent et tête de vieillard. Autre impressionnant personnage, le sans-visage, ombre noire et face blafarde, suggérée à Miyazaki par les masques de papier portés lors de certains rituels au sanctuaire shintoïste de Kasuga. Au cours de son périple spirituel, Chihiro croise aussi un curieux dieu radis, mi-tubercule, mi-sumo, manière de montrer que chaque chose, même la plus modeste, possède son kami.

Dans le cinéma de Miyazaki, il n’y a pas de grands dieux, qui existent pourtant au Japon. Là, au contraire, ce sont des dieux mineurs, familiers. Chez Miyazaki, le merveilleux s’invite en effet souvent en voisin. Le réalisateur a d’ailleurs consacré tout un film à cette magie au quotidien. Mon voisin Totoro (1988), ou la rencontre de deux fillettes, Mei et Satsuki, avec les kami de la forêt qui jouxte leur maison, trois « totoro », divinités bienveillantes, dont le sanctuaire est un gigantesque camphrier. Une « shimenawa » enserre l’arbre : « Il s’agit d’une corde en paille de riz, qui indique qu’un espace est consacré. On la place aussi autour d’un terrain pour pacifier la terre avant de construire une maison. Ou, comme dans Mon voisin Totoro, sur un emplacement exceptionnel : un arbre extraordinaire, un rocher bizarre. C’est alors le refuge d’un dieu… »

A ces références, Miyazaki ajoute de nombreux détails qui enchantent discrètement Mon voisin Totoro. On aperçoit ainsi un temple dédié à Inari, un kami très populaire : « Il y en a partout au Japon. Inari est un dieu du riz et des récoltes. Ses sanctuaires s’ornent souvent de deux renards blancs en porcelaine, car cet animal est son messager. Le culte se maintient : en plein Tokyo, on trouve notamment un sanctuaire pour Inari au sommet d’un immeuble. Il était là avant l’édifice, et on l’a reconstruit dessus. Il y a énormément d’exemples de ce genre… »

L’autre grande religion du Japon, le bouddhisme, n’est pas absente : un jour de pluie, Mei et Satsuki s’abritent dans un petit sanctuaire consacré à Jizo, protecteur des chemins : « Jizo a eu un succès foudroyant au Japon. Dans le bouddhisme, on dit qu’il faut choisir la voie dans laquelle on va renaître, et il y a six possibilités. Jizo joue le rôle d’un guide. A l’entrée des cimetières, on trouve fréquemment six statues (une par “voie”) le représentant, souvent sous la forme d’un moinillon. »
On pense à cette séquence où la plus jeune des fillettes fait halte auprès des fameuses six statues… Symbole d’autant plus fort que Jizo est aussi le protecteur des jeunes enfants : « Comme il se situe entre la vie et la mort, il est aussi censé guider les enfants mort-nés. Avec la libéralisation de l’avortement au Japon, il a suscité un intérêt particulier… »

Autre référence spirituelle dans Le Voyage de Chihiro : une allusion au taoïsme, via l’« ommyodo » (« voie du ying et du yang »). En effet, Yubaba, la sorcière des thermes, envoie sur son ennemi une armada de papiers volants : « C’est une “technique” d’origine chinoise, développée au Japon à partir de l’Antiquité : les maîtres du ying et du yang sont censés fabriquer des êtres qui leur obéissent un peu comme des golems, à partir de n’importe quelle matière. »

Le surnaturel chez Miyazaki se nourrit de syncrétisme religieux, de mythologie et de références culturelles historiques.

Nausicaä de la vallée du vent (1984) s’inspire d’une légende du VIe siècle ; Princesse Mononoke (1997) se situe au XVe. Dans ce superbe conte, les forces magiques de la forêt sont en guerre contre un clan de forgerons, qui, avec la modernité, leur apporte la mort. Dieux sangliers, loups et cerf sont de la bataille. « Ce ne sont pas des animaux innocents. A l’époque où les Japonais étaient de grands chasseurs, avant l’arrivée du bouddhisme, les gibiers les plus traqués étaient le sanglier et le cerf. Quant au loup, son nom en japonais, “ookami”, signifie “le grand dieu”. » « Mononoke » n’est pas non plus un terme innocent : il évoque la force maléfique d’un être en proie à la rage. Cette rage des dieux, comme celle des humains face à eux, façonne des héros ambigus. Comme dans le shintoïsme, rien n’est manichéen dans ces films. Une des raisons pour lesquelles le cinéma de Miyazaki est un monde à part.

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Rédigé par nezumi dumousseau

Publié dans #Japon

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Publié le 11 Avril 2010

 

La façade du célèbre Centre Pompidou, jusque-là intouchable et vierge de toute installation, est désormais partiellement recouverte de petites cabanes de bois, érigées par l'artiste japonais Tadashi Kawamata.

Tadashi Kawamata, aujourd'hui professeur aux Beaux-Arts, à Paris, et qui a à son actif plus de 300 expositions personnelles, les a nommées "Huts". "Ce sont des huttes, des cabanes, des abris.

Si Tadashi Kawamata, qui connaît bien le Centre Pompidou, joue ici avec les références enfantines de son public, les "Huts" ont nourri dans d'autres villes une réflexion plus sociale. Depuis 2007, le Japonais les a fait fleurir à Berlin, Miami et New York, en cherchant à confronter l'architecture urbaine à d'autres modes de vie, comme ceux des favelas. Parmi ses autres projets, il a notamment créé un pont entre le Musée d'art moderne de Barcelone et son quartier ancien, et est intervenu à Kassel (Allemagne) sur une église en ruine, détruite pendant la seconde guerre mondiale.

 

Tadashi Kawamata ( japonais 川俣正, Kawamata Tadashi) plasticien contemporain japonais né en 1953 sur l'île de Hokkaido.

Il vit et travaille à Tokyo et à Paris. Son travail se situe entre le Land Art et l'art conceptuel

 

Tadashi Kawamata s’est très vite imposé sur la scène artistique japonaise et internationale. À 28 ans, jeune diplômé de l’université des beaux-arts de Tokyo, il est déjà invité au Pavillon du Japon de la Biennale de Venise de 1982. Dès lors, il intervient dans le monde entier pour réaliser des projets monumentaux toujours en accord avec le site investi.

L’œuvre de Tadashi Kawamata porte une réflexion sur le contexte social et les relations humaines qui le définissent. Lorsqu’il installe des abris faits de matériaux (bois, carton) de récupération en lisière des villes de Montréal, New York ou Tokyo, il fait référence aux favelas et aux sans-abris. A Alkmaar, ce sont des personnes en difficulté sociale qui sont associées à un projet de passerelle reliant le centre de réinsertion à la ville. Dans tout projet, l’artiste s’entoure d’étudiants, d’habitants, de groupes qui participent au montage et à la réalisation de l’œuvre.

 

Projets

(sélection)

  • 2000 Viewpoint Terrace, Competition Kunst am Kanal at Mittellandkanal, Hannover.
    • Sur la voie, Évreux.
    • Trench and Bridge, Middelheimopenluchtmuseum, Middelheim.
    • Lodging London, London.
  • 2001 Lodging Tokyo, Haneda, Tokyo.
    • Daily News, Art Tower Mito Contemporary Art Gallery, Mito.
  • 2002 Observation Balcony, Expo 02, Neuchâtel.
    • Absent Racetrack, Tokachi International Art Exhibition: Demeter, Obihiro.
    • Coal Mine Project Tagawa (1996-), Project Site, Tagawa.
    • Bamboo Construction, Shanghai Biennale, Shanghai.
  • 2003 Bridge and Archives, Moyland / Bedburg-Hau.
    • Baroquitos, Bienal de Valencia, Valencia.
    • Kawamata Coal Mine Project Tagawa 2003: Summer Seminars, Project Site in Jodoji Park, Tagawa
    • 2004 Wooden Terrace Beach, Basel.
    • Construction Fence, 5éme Biennale d'Art Contemporain d'Enghien-les-Bains, Enghien
  • 2005 Détour des Tours, Le Creux de l'Enfer, Thiers and Le Château des Adhémar, Montélimar
  • 2006 Elevage en fut,Fraisse des Corbiere
  • 2007 Tree huts in Trondheim, GENERATOR 9, Trondheim, Norway
    • Observatoire, Estuaire2007, Nante
    • View point terrace in Paderborn, Tatort Paderborn, Paderborn, Allemagne
 
  • 2008 Walkway, Museum of Comtenporary Art Tokyo
    • Tree Hut In Paris, Paris
    • Gandamaison, Versailles
  • 2009 Coal main project (Chikuhou, Sorachi, Ruhr), Meguro Museum of Art, Tokyo
    • Foot Path, Bordeaux
    • Berlin Tree Huts, Berlin
    • Observatoire ESTUAIRE 2009,Lavau, Nantes
    • Chemin de bois, être arbre, ê
       
      tre nature, Biennale internationale d'art contemporain de Melle.
    • Tree huts, Donjon de Vez
  • 2010 Six Huts centre Georges-Pompidou Paris
    Les « huts » se situent en hauteur dans le Forum et sur les façades du Centre Pompidou. Kawamata installe des « huts », en bois de charpente à l'extérieur, en carton à l'intérieur. Ces cabanes accrochées comme des nids d'hirondelles font écho à la fragilité de notre organisme, de notre rapport au monde et d
     
    e nos expériences.

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Rédigé par nezumi dumousseau

Publié dans #art contemporain

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