Publié le 25 Décembre 2012

Rédigé par Nezumi Dumousseaux

Repost 0

Publié le 4 Décembre 2012

Fabrice Hyber, de son vrai nom Fabrice Hybert, est né en 1961 à Luçon (Vendée). Vit et travaille à Paris.

 

Fabrice Hyber intervient dans des domaines et sur des supports très divers. Présent depuis une vingtaine d'années sur la scène artistique internationale, il procède par accumulations, proliférations, hybridations et opère de constants glissements entre les domaines du dessin, de la peinture, de la sculpture, de l'installation, de la vidéo mais aussi de l'entreprise et du commerce. Il utilise toutes sortes de matériaux et de techniques n’appartenant pas au champ artistique traditionnel.

 

Fabrice Hyber valorise le rôle de l’artiste comme réalisateur, entrepreneur et médiateur, toujours sur plusieurs projets à la fois, il multiplie ses œuvres en rhizomes, s’inspirant ainsi de la manière dont se développent les systèmes cellulaires de nombre d’organismes vivants, systèmes de flux irrigants, nourrissants, débordants.

 

En 1994, il créé UR (Unlimited Responsibility), SARL destinée à favoriser la production et les échanges de projets entre les artistes et les entreprises. Son objectif : valoriser les producteurs, traverser et rapprocher des territoires divers et surtout agir, faire.

 

En 1989, naît d’une commande publique L’homme de Bessines , petit bonhomme vert de 86cm de haut, personnage ordinaire basculant dans l’étrangeté extraterrestre, et qui parcourera toute son œuvre.

Pour le passage à l’an 2000, il fait de l’un des monuments les plus solennels de Paris, l’Arc de Triomphe, le lieu d’ancrage d’un portail internet : inconnu.net. Le titre de l’œuvre fait référence, non seulement, au bâtiment qui l’abrite mais également au système de pensée de l’artiste pour qui le monde ne peut être appréhendé que comme un questionnement.

hyber2690.JPG

Fabrice Hyber, au Palais de Tokyo, avec des étudiants

--

Fabrice Hyber est l'objet de trois expositions personnelles importantes et simultanées, de septembre 2012 à janvier 2013: POF (Prototypes d’Objets en Fonctionnement), au MAC/VAL de Vitry sur Seine, Matières Premières au Palais de Tokyo, Paris et Fabrice Hyber Essentiel à la Fondation Maeght à Saint-Paul-de-Vence,

 

Ces trois expositions monographique entrent en résonance les unes avec les autres sans oublier celle de l'Institut Pasteur, en collaboration avec la Manufacture de Sèvres, pour éclairer l’œuvre de l’un des artistes français les plus bouillonnants et inventifs d’aujourd’hui. Détail : Fabrice Hyber 2012

 

Fabrice Hyber présente au MAC/VAL, pour la première fois, l’intégralité des POF (Prototypes d’Objets en Fonctionnement), réalisés entre 1991 et 2012, soit plus de 150 œuvres et autant de façons de placer le visiteur au cœur du dispositif, en l’invitant à manipuler la plupart des œuvres.

 

Avec les POFs (Prototypes d’Objets en Fonctionnement) comme le Ballon carré, POF n° 65 ou Oto, la voiture à double tranchant, POF n° 87, ou encore Ted Hyber, POF 51, l’artiste déplace la fonction originelle de quantités d’objets familiers empruntés à notre quotidien. Il modifie ainsi la conscience et la pratique que nous avons de ces objets puisque leurs formes nouvelles induisent et génèrent de nouveaux comportements. Les POF sont régulièrement « testés » par le public au cours d’expositions Testoo , At your own risk.

 

Les POF génèrent un mode d’appropriation singulier et nécessitent souvent l’invention d’un mode d’emploi pour un usage en constante évolution, questionnant ainsi la relation que l’on entretient avec les objets du quotidien et plus généralement l’œuvre d’art.

hyber2755.JPG

--

Le Palais de Tokyo présente « Matières Premières  », du 28 septembre 2012 au 14 janvier 2013, dans le cadre de la saison "Imaginez l'Imaginaire".

 

Fabrice Hyber, intéressé par les concepts de rhizome, de prolifération et de transformation, cherche à traduire une pensée en train de naître. De ses œuvres hybrides, faites à partir de matériaux et médiums différents, émane une énergie créatrice qui procède du mouvement, du déplacement, du décalage et de la dérive.

 

hyber2708.JPG

--

Fabrice Hyber Essentiel à la Fondation Maeght à Saint-Paul-de-Vence, est une exposition inédite des Peintures homéopathiques de Fabrice Hyber. Plus de vingt œuvres dont certaines de très grandes dimensions sont présentées . 

 

L'exposition présente également un ensemble d'Hommes de Bessines qui, dans les bassins au sein des jardins de la Fondation, dialoguent particulièrement avec les œuvres de Miró mais aussi, Calder, Giacometti, Dietman ou Caro. L'exposition organisée par Fabrice Hyber et Olivier Kaeppelin, souligne le thème des Peintures homéopathiques à travers tous les sens et les jeux auxquels ce mot se prête ainsi que l'importance que lui accorde l'artiste.

fhyb102.jpg

Voir les commentaires

Rédigé par nezumi dumousseau

Publié dans #art contemporain

Repost 0

Publié le 3 Décembre 2012

Lama Tashi est bien connu des randonneurs.

 

Pour combattre le mal d'altitude, il est très utile de faire une journée au dessus de 3000 m avec une montée modérée et une deuxième nuit au même niveau. Lla plupart des participants au Tour des Annapurnas restent 2 nuits à Manang (3520 m) et font une ou deux courtes excursions au dessus du village.

 

Le petit monastère de Praken (Praken Gompa), perché dans une falaise à 3850 m, et accessible par un chemin raide en lacets, est une des destinations favorites des étrangers. Le maître des lieux est Lama Tashi.

 

Lama Tashi serait né en 1916, l'année de naissance de François Mitterrand, et accessoirement de mon père, tous les deux disparus depuis longtemps. Lama Tashi a toujours bon pied mais pas très bon œil, ce qui n'est pas étonnant, sans lunettes à son âge et sans doute pas suivi par un ophtalmologiste. Il serait là depuis une trentaine d'années, après avoir parcouru les monastères bouddhistes, au Tibet, au Népal et en Inde.

 

TASHI2452.JPGBénédiction

 

Pour tous ceux qui font l'effort de monter le voir, il offre sa bénédiction, et fait, pour les randonneurs, une petite prière pour qu'ils passent sans danger le haut col du Thorong La. Je ne sais pas si c'est efficace, mais en tous cas cela fait prendre conscience que ce col, très large, très fréquenté et facile d'accès, provoque cependant tous les ans quelques décès par le simple effet de l'altitude.

 

Lama Tasshi remet en souvenir un fin collier de laine multicolore. Il accepte une offrande rituelle de 100 roupies (un peu moins d'1 €) et les anglo-saxons l'ont surnommé Hundred-Roupies-Lama.

 

Les prêtres bouddhistes dans les villages peuvent se marier. Pendant longtemps la femme de Lama Tashi l'a aidé et servi le thé aux visiteurs. Elle est morte il y a quelques années. C'est leur fille qui accueille maintenant les pèlerins. Ils vivent tous les deux dans deux petites grottes de quelques mètres carrés sans aucun confort.


Longue vie au Lama Tashi !

 

DSCN2447.JPG

 

Lama Tashi tournant autour du stupa de son monastère

 

DSCN2450.JPG

Voir les commentaires

Rédigé par nezumi dumousseau

Publié dans #Népal

Repost 0