Les chiens tuent pas l' ours

Publié le 5 Novembre 2008

Première information

(La Dépêche du Midi, 24 octobre 2008)

Val d’Aran. Un chasseur attaqué par un ours « Je me suis vu mort ! »

Luis Turmo a dû recevoir des points de suture à la jambe et à l’avant-bras. Luis Turmo, paisible retraité de 72 ans, a toujours été passionné de chasse. Ce mercredi, sur le coup de treize heures, alors qu’il partageait le plaisir d’une battue au sanglier avec Tonio, Daniel, Juan et son fils Jose-Luis, l’ours l’a attaqué, griffé au bras gauche puis mordu au mollet. La peur de sa vie. « Nous étions partis vers huit heures, juste au-dessus du village, à 1 200 mètres d’altitude.  Nous étions deux à faire la traque, c’est à dire à pousser le gibier et trois aux postes », raconte Tonio Cambronero. Soudain, deux coups de fusil retentissent dans la montagne aranaise. Dans son talkie-walkie, Juan Bares a entendu les cris du papy : « L’ours m’a attaqué. Aïe, aïe, aïe, mamma… ». Juan voit la bête, tire une fois en l’air puis se précipite au secours de son ami. Luis Turmo a le bras en sang, mal à la jambe.

Après avoir repris ses esprits, il raconte sa frayeur : « Je l’ai vu passer à quatre mètres environ. Je n’ai pas bougé. Puis, soudain, il s’est arrêté, m’a regardé, est venu vers moi. Après avoir contourné une souche morte, il s’est dressé face à moi. J’ai crié pour l’effrayer... ».Raccompagné à sa voiture puis transporté à l’hôpital de Vielha, Luis Turmo s’en tire avec quinze points de suture : sept au bras que l’on dû plâtrer, huit au mollet. »

D’après les indications recueillies par les chasseurs, il s’agit probablement de la femelle Hvala, lourde d’un quintal environ, qui portait un collier émetteur autour du cou. Si elle revient rôder sur les hauteurs de Les, elle ne sera sûrement pas la bienvenue. « Jusqu’ici, tout le monde a respecté l’ours, même tous ceux qui sont contre sa réintroduction. Mais après ce qui s’est passé, dit Tonio, si on le croise, on sera tentés de « lui mettre un pet ». Ces ours n’ont rien à faire ici.  Cette fois, il a agressé Luis Turmo. Donc, il n’a pas peur de l’homme. Et que se serait-il passé si au lieu du bras, il avait griffé à la gorge ? ». Comme Tonio, comme Juan, dans le Val d’Aran, ils sont nombreux à vouloir chasser l’ours… de leurs terres.

Surtout depuis hier. Car ils ont failli perdre leur ami Luis.

Deuxième information

La femme agressée par deux chiens sur le bord d’une route près de Montpellier est décédée des suites de ses blessures dans la nuit de dimanche à lundi.

Dimanche soir, les médecins qui avaient pris en charge la victime réservaient leur pronostic. Son décès a été annoncé lundi matin par l’hôpital, selon France Info. C’est un automobiliste qui avait découvert la victime, âgée de 52 ans, alors qu’elle était à terre et que deux chiens s’acharnaient sur elle, dimanche aux alentours de 9h30. Après avoir fait fuir les bêtes, l’homme avait alerté le Samu qui a pris en charge la personne agressée dont les chairs ont été particulièrement touchées par de multiples morsures au niveau des mollets et des bras.

Hospitalisée à Montpellier, elle s’est fait amputer d’un bras. Les enquêteurs ont fait rechercher les chiens errants et en ont attrapé quatre dont ils cherchent actuellement à déterminer s’ils peuvent être les agresseurs. Les résultats de leurs analyses seront connus lundi, a précisé un porte-parole de la police.

Par toute la France traquons et éliminons tous les chiens en liberté

Pour conclure rappelons que les chiens tuent en moyenne 2 à 3 personnes par an en France et que le dernier mort provoqué par un ours en France remonte à 1848

Rédigé par nezumi dumousseau

Publié dans #Montagne

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