Publié le 20 Avril 2015

Jafar Panahi reste sous le coup d’une interdiction de quitter l’Iran, ce qui ne constitue qu’une partie de la sentence qui l’a frappé: depuis 2010, il est condamné à six ans de prison, et interdit de réaliser des films et de s’exprimer en public, à la suite de son soutien affiché au mouvement «vert» qui a tenté de s’opposer à la réélection frauduleuse de Mahmoud Ahmadinejad à la présidence de la république en juin 2009. A l’époque arrêté et emprisonné sans ménagement, Panahi vit désormais chez lui, toujours sous la menace que la sentence concernant la prison soit exécutée.

S’il a respecté les interdictions de s’exprimer et de voyager, il a en revanche par trois fois contrevenu à celle de ne pas filmer. Panahi a répondu aux tentatives du régime de le faire taire avec trois réalisations importantes, tout d'abord, dans le huis-clos de son appartement, Ceci n'est pas un film, cosigné avec Mojtaba Mirtahmasb , passionnante méditation sur le sens même de faire un film, et ce qui se joue dans ce processus, puis deux ans plus tard, Pardé (Closed Curtains, cosigné avec Kambuzia Partovi), poursuivant sur un mode plus abstrait les mêmes interrogations dans une maison au bord de la mer mais coupée du monde, et enfin le présent film Taxi Téhéran

Le cinéaste s’est transformé en chauffeur de taxi inexpérimenté. D'emblée un débat houleux entre (faux) clients sur la peine de mort, appliquée massivement en Iran, Panahi roule droit dans les sujets très sensibles en Iran. La femme, plutôt progressiste, est d'emblée raillée par l'homme, qui ne souffre guère de devoir dialoguer avec elle et ses idées modernes. Ensuite, il doit s'occuper d'un homme qui se vide de son sang sur les genoux de son épouse éplorée, qui s'inquiète surtout de son propre sort si son mari venait à décéder. Un vendeur de DVD piratés s'invite dans le véhicule, reconnaît Panahi avant de l'emmener dans sa tournée de vendeur à la sauvette. Tout comme lorsque, quelques arrêts plus loin, il prend à son bord une avocate des droits de l'homme, et évoque avec elle le cas de Ghoncheh Ghavami, cette jeune femme arrêtée et incarcérée pour avoir voulu assister à un match de volley-ball réservé aux hommes.

Sous ses allures de savoureux conte persan défile une sarabande de rencontres souvent drôles, parfois terribles ou poétiques, tel ce duo de vieilles dames superstitieuses qui doivent remettre leurs poissons rouges dans la fontaine d'où ils viennent, sous peine de périr dans l'année, Taxi Téhéran est aussi un autoportrait de l'artiste au volant. À travers chaque personnage, c'est sa propre place de cinéaste, de témoin et de ­créateur que questionne l'homme qui conduit le film. Quand il se retrouve complice malgré lui d'un vendeur de DVD à la sauvette, c'est pour mieux rendre hommage aux films interdits de Woody Allen ou Nuri Bilge Ceylan. Quand il offre un « frappuccino » à sa nièce adolescente, c'est pour l'observer se débattre, déjà, avec les règles absurdes et contradictoires imposées par la maîtresse, pour un film scolaire.

Tous les protagonistes sont des acteurs, souvent non-professionnels qui jouent un rôle, parfois leur propre rôle, de manière très réaliste. La réflexion morale, au détour de ce qui semblait d’abord un gag, prend souvent une émouvante profondeur.

Avec ce film, Panahi poursuit une œuvre qui a toujours su, depuis un point de vue très proche des personnages, très intimiste, construire une intelligence du monde en même temps qu’une mise en jeu de ses propres pratiques. La situation très spéciale dans laquelle se trouve le cinéaste définit le cadre de ce nouveau film, et lui donne bien entendu une tension particulière. Mais Taxi est d’abord et surtout un film, un très bon film, pas le manifeste d’un proscrit. Y compris lorsqu’il évoque très directement les conditions de contrôle policier de la vie quotidienne par le régime iranien, et le sort des innombrables prisonniers d’opinion, ou encore la mémoire douloureuse que le cinéaste-taxi garde de sa propre incarcération.

Il déclare

  • «Je suis un cinéaste. Je ne peux rien faire d’autre que réaliser des films. Le cinéma est ma manière de m’exprimer et ce qui donne un sens à ma vie. Rien ne peut m’empêcher de faire des films, et lorsque je me retrouve acculé, malgré toutes les contraintes la nécessité de créer devient encore plus pressante. Le cinéma comme art est ce qui m’importe le plus. C’est pourquoi je dois continuer à filmer quelles que soient les circonstances, pour respecter ce en quoi je crois et me sentir vivant.»

Le générique de fin explique pourquoi, à l’exception du réalisateur, les noms de tous les acteurs et les collaborateurs de Taxi Téhéran restent masqués.

Les acteurs sont des amis de Jafar Panahi. On identifie également sa nièce Mina qui jouait déjà dans Le Miroir (Ayneh) en 1997

Taxi Téhéran de Jafar Panahi

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Rédigé par nezumi dumousseau

Publié dans #cinéma

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Publié le 17 Avril 2015

C'est dans le plus grand mépris pour les intéressés et la population que la municipalité de Savigny sur Orge a décidé de supprimer les subventions à la MJC, la crèche familiale, le centre de vacances de la Savinière, l’opération sports vacances.

Suite au Conseil Municipal qui s'est tenu Lundi 13 avril 2015, le budget a été voté par la majorité municipale.

Nous savons désormais qu'il n'y aura pas de subventions municipale pour la MJC.

Sous couvert d'économie, l'enfance, la jeunesse, l'éducation et la culture sont sacrifiés par la majorité municipale !

Cette décision municipale conduira notre MJC à sa disparition, la dissolution de l'association, le licenciement des salariés, la fin de l'expression des valeurs qui sont portées par l'ensemble des acteurs de la MJC depuis 50 ans.

Distribution de tracts pour la survie de l'enfance, la jeunesse, l'éducation et la culture à Savigny sur Orge

Dimanche 19 avril 2015 à 15h

193 Boulevard Aristide Briand (face au bar tabac le Bardy)

Un départ de la MJC sera organisé à 14h.

Venez avec vos amis, vos enfants, vos familles. Avec des banderoles, des tee-shirts, des marionnettes, des nez de clown, des percussions!

Lien vers la pétition concernant la MJC, les crèches familiales,....

https://www.change.org/p/conseil-municipal-de-savigny-sur-orge-rejet-du-budget-pour-la-partie-liée-aux-dépenses-pour-la-jeunesse?recruiter=90845430&utm_source=share_petitiobn&utm_meidum=email&utm_campaign=share_email_responsive

Venez nombreux pour que la MJC continue d'exister!

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Rédigé par nezumi dumousseau

Publié dans #politique

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Publié le 16 Mars 2015

Pierre Guyard et Chirine Ardakani sont les candidats de la gauche et des écologistes dans notre nouveau canton de Savigny-Morangis-Wissous. Ils ont souhaité s’adresser solennellement à Eric Mehlhorn et Brigitte Vermillet, tous les deux candidats aux élections départementales et soutenus par l’UMP.

Ces derniers martèlent des contre-vérités grossières. Nous prenons la plume pour rétablir la vérité. Dans une campagne électorale en effet, il est normal de débattre, de confronter les points de vue. C’est ce que nous nous efforçons de faire. Honnêtement. Sérieusement.
En vous présentant notre projet pour l’Essonne et nos engagements pour Savigny-Morangis-Wissous en applications de ce programme.

Par contre, tromper délibérément les électeurs, leur asséner des mensonges grossiers ou faire fi de la réalité, tout cela n’honore pas la démocratie. C’est pourtant ce que font Monsieur Mehlhorn et Madame Vermillet tout au long de leurs tracts de campagne, avec une tonalité négative et de dénigrement systématique.

Voici les principaux mensonges et trous de mémoire que nous avons relevés

Il est pourtant simple de vérifier les chiffres.
Mais pour eux, manifestement, la seule ligne de conduite, c’est :
« Quand on ment, plus c’est gros, plus ça passe ! »

Mensonge & trous de mémoire de la droite # 1

Les IMPOTS !

Le département de l’Essonne a-t-il fortement augmenté les impôts depuis 4 ans ?

FAUX : O% d’augmentation d’impôts depuis 4 ans

  • Présidence Xavier Dugoin (RPR) 6 ans (1992- 1998) : +42% - Vincent Delahaye, Conseiller général avant 1998, a voté ces hausses d’impôt successives !

  • Présidence Michel Berson (PS) 13 ans (1998- 2011) : + 26%

  • Présidence Jérôme Guedj (PS) 4 ans (2011-2015) : + 0 %

Mensonge & trous de mémoire de la droite # 2

La dette

La réalité :

  • En volume, la dette du département représente 911 M€ de dette bancaire au 31/12/2014, soit le 7ème encours de dette des départements qui présentent une démographie supérieure à 1 M d’habitants.

  • Pour l’Essonne, la capacité de désendettement est de 6.9 ans au 31/12/2013, loin du ratio d’alerte de 10/12 ans en analyse financière.

  • En Essonne, alors qu’il s’agit d’une compétence des communes, le Département finance à 98% les pompiers (contre 54% en moyenne en France). Ainsi,sur la période 2004-2011, si les sommes allouées au SDIS l’avaient été à 54% plutôt qu’à 98% et si cet excédent brut d’épargne avait été entièrement affecté au comblement de la dette, l’endettement du Département aurait été diminué de moitié.

  • Le total de l’encours de dette est noté 1A sur la charte de bonne conduite de 2011, soit la meilleure note.

  • Il n’y pas de produits « toxiques » ou d’emprunts structurés en Essonne.

  • Le patrimoine du Département est estimé à 5 milliards d’euros. La dette représente 20% du patrimoine du Département. Cela signifie quoi concrètement ? Comparez cette situation à celle d’un ménage disposant d’un appartement d’une valeur de 300 000 euros et devant encore remboursé 60 000 euros du prix de son acquisition.

Lettre ouverte à Erci MEHLHORN et Brigitte VERMILLET, candidats de l’UMP à Savigny (1)

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Rédigé par nezumi dumousseau

Publié dans #Essonne 2015, #politique

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Publié le 14 Mars 2015

Les élus de gauche heurtés par les propos injurieux de l’adjointe au Maire de Juvisy témoignent leur solidarité à Christianne Taubira lors du conseil de la Communauté de commune « Les Portes de l’Essonne » du 12 mars en affichant une photographie de la ministre.


C'est pitoyable d'avoir une telle ministre de la Justice. Elle vient de Cayenne, là où il y avait le bagne, qu'elle reparte là-bas vu qu'elle a toujours détesté la France", a écrit l'élue Isabelle Guinot, première adjointe au maire UMP de Juvisy-sur-Orge en Essonne.


L’adjointe de Juvisy, par ses propos à la limite du racisme (« qu’elle reparte là-bas, à Cayenne, vu qu’elle a toujours détesté la France » ) a-t-elle voulu récupérer les voix du FN ?

Vives protestations conte les insultes envers Christiane Taubira

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Rédigé par nezumi dumousseau

Publié dans #politique

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Publié le 11 Février 2015

L'Essonne agit concrètement pour la sécurité; le Service départemental d'Incendie et de Secours (SDIS) réalise plus de 90 000 interventions par an; il est financé à 98% par le département.

L'Essonne agit concrètement pour la sécurité

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Rédigé par nezumi dumousseau

Publié dans #Essonne 2015, #élection départementales

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Publié le 10 Février 2015

L'Essonne agit concrètement pour la recherche en investissant tous les ans plus de 10 millions en faveur de l'innovation

L'Essonne agit concrètement pour la recherche

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Rédigé par nezumi dumousseau

Publié dans #élection départementales, #Essonne 2015

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Publié le 7 Février 2015

Depuis novembre 2013, le T7, construit avec la participation de l'assemblée départementale de l'Essonne transporte plus de 23000 passagers par jour

L'Essonne agit concrètement pour les transports

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Rédigé par nezumi dumousseau

Publié dans #Essonne 2015, #élection départementales

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Publié le 6 Février 2015

En Essonne, grâce au conseil départemental de gauche, 80 des 0-6 ans est suivi médicalement entièrement gratuitement.

L'Essone agit pour la petite enfance

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Rédigé par nezumi dumousseau

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Publié le 5 Février 2015

Le film des frères Jean-Pierre et Luc Dardenne, sorti en 2014 échappe à l’écueil de l’exposé dialectique ou du panel sociologique par le raffinement des dialogues, la précision de la mise en scène, la performance de Marion Cotillard, nommée pour un Oscar et dont le jeu en rétention tient le pathos à distance. Mais il y a surtout cette force supérieure qui anime les frères Dardenne, une forme d’empathie dans le regard, une expérience du monde qui fait qu’aucune scène, même la plus mélodramatique, ne paraîtra jamais fabriquée ou artificielle.

Sandra, modeste employée d'une entreprise de panneaux solaires, arrive au terme d'un long arrêt de maladie pour dépression. Son patron, qui a réorganisé l'usine en distribuant le travail de Sandra aux autres employés, soumet ceux-ci à un dilemme : ils devront choisir entre conserver leur prime de 1000 € ou permettre le maintien de l'emploi de Sandra en perdant la prime. Un premier vote défavorable à Sandra, sous influence supposée du contremaître Jean-Marc, est contesté par une employée, Juliette, qui obtient de son patron le vendredi soir qu'il organise un autre vote dès le lundi matin.

Juliette réussit à convaincre Sandra de se mettre en marche, pendant les deux jours et la nuit du week-end, pour aller convaincre une majorité de ses seize collègues de voter en sa faveur en changeant d'avis. Commence alors un porte à porte en apparence répétitif, mais qui apporte à chaque fois un point de vue nouveau. Tour à tour frappée de doutes, de honte misérabiliste et de désespoir, Sandra rencontre un à un ses collègues au destin aussi fragile que le sien et se heurte à leur refus souvent, à leur hésitation toujours, à la violence de certains, ou bénéficie de leur revirement parfois. Si les mots se ressemblent, le décor diffère, et les regards, les silences, la distance entre les corps. Il y a cette femme dont Sandra se croyait proche, mais qui lui fait répondre, par sa fille, à l'interphone, qu'elle est absente. Le petit jeune, déjà usé, qui l'insulte avant de s'en prendre à son propre père. Une femme résignée qui, devant la violence soudaine de son pauvre type de mari, prend la décision inattendue de le quitter. Sans oublier l'entraîneur des « poussins » d'un petit club de foot : lui regarde longuement Sandra de ses yeux sombres. Et puis, les digues se rompent et son désespoir brutal le métamorphose, soudain, en personnage à la grandeur insoupçonnée.

À travers cette quête les cinéastes inspectent le petit monde de l’entreprise pour en révéler les pires mécanismes sociaux, les négociations mesquines, les atteintes à la solidarité de classe, la violence psychologique infligée à ceux qui sont jugés “improductifs”. Ils ne montrent pas du doigt, ne traitent personne de salaud, il poussent même l’élégance jusqu’à ne juger personne et surtout pas le patron, ni le contremaître. Ils semblent, au contraire, éprouver une infinie commisération pour ceux qui se retrouvent devant Sandra, à la défendre ou la rejeter. Tous ont leurs raisons, la vie ne leur a pas fait de cadeaux, pourquoi en feraient-ils aux autres ? Ils n'en sont pas très fiers, au demeurant, et c'est leur mépris vis-à-vis d'eux-mêmes qui suscite leur agressivité envers autrui. La peur est si forte, aujourd'hui, les contraintes sont si rudes que le meilleur de l'homme s'évapore.

Deux jours, une nuit, film social

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Rédigé par nezumi dumousseau

Publié dans #cinéma

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Publié le 5 Février 2015

Chaque année plus de 2000 logements créés ou rénovés grâce à l'assemblée départementale de l'Essonne

L'Essonne agit concrètement pour le logement

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Rédigé par nezumi dumousseau

Publié dans #Essonne 2015, #élection départementales

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