Publié le 17 Juin 2015

Centenaire de la première guerre mondiale.

Il y a 100 ans, le 18 juin 1915 (juste 25 ans avant l'Appel du Général de Gaulle), mourait (ou plutôt disparaissait, car son corps ne fut pas clairement identifié) , mon grand-père, Philibert Charles Thévenet.

Début 1915, il appartient au 22e bataillon alpin de chasseurs à pied, cantonné dans les Vosges.

Le 9 mai 1915 débute la deuxième bataille d'Artois.  Le  20e bataillon de chasseurs à pied est engagé, au sein de du 21e corps,13e division d'infanterie, et subit des pertes très lourdes dès le début à Notre-Dame de Lorette. ll est mis au repos et ses unités sont recomposées.

Le 29 mai 1915, le sergent Philibert Charles Thévenet est muté du 22e au 20e bataillon de chasseurs à pied.

La première quinzaine de juin 1915, les combats sont engagés dans les tranchées de Rebeuve, et de Houdin, secteur sud de l'Éperon de Lorette.

Extrait du journal de marche du 20e bataillon de chasseurs à pied

17 juin 1915
0h: Note du Général Commandant la 25e brigade, indiquant qu'il est de la plus haute importance que la 13é division atteigne F7 F8 K6 (les points géographiques sont codés)
0h 45, le Bataillon quitte le boyau Laprade pour se porter en P3
1h 30, La tête du Bataillon arrive en P3
5h Le Général Commandant la 25e brigade, donne l'ordre de profiter de la brume pour brusquer l'attaque et de gagner coûte que coûte le chemin d'Ablain à Angres
8h 40Réception de l'ordre d'opération No 51 pour la journée du 17 juin
11 h Contr'ordre, l'attaque n'aura pas lieu de jour, mais de nuit.
14 h Réception d'une note de la Brigade, l'attaque sera déclenchée à 22 h exactement
22 h La 1ère et la 2ème Compagnies   débouchent de l'ouvrage des sacs de terre. elles sont arrêtées, dès leur débouché , par des feux de mitrailleuses paraissant venir de la route de Béthune
23 h La 3ème compagnie débouche à son tour pour renforcer la Compagnie de droite.
23 h 30 Les 3 compagnies ne peuvent progresser davantage, elles se trouvent à 300m environ à l'est et s'y retranchent
Pertes 6 blessés, 3 tués, 2 disparus

18 juin 1915 Les 3 compagnies sont échelonnées entre les tranchées conquises à 250 m de l'ouvrage et les point P3 P4
4 h à 5h Violent bombardement autour du PC du Fortin Brouthioux
12h 15 Note de la Brigade, indiquant que l'attaque sera reprise vers 16 h après préparation par l'artillerie
14 h Réception de l'ordre d'opération No 51 pour la journée du 18 juin : le chemin creux, de z à O2 doit être atteint à tout prix
17 h 50 La 4ème Compagnie débouche avec 20 minutes de retard, mouvement ralenti dans les boyaux encombrés par les détachements des 21e et 109e Régiments d'Infanterie. Elle est accueillie par un violent tir de barrage qui touche de nombreux chasseurs. Les hommes se tapissent au fond du boyau et ne peuvent avancer. Le capitaine Millot est blessé, le lieutenant Lecomte est disparu. La 4ème Compagnie est dépourvue de commandement.
19h 35 Réception d'une note de la Brigade, l'attaque sera poursuivie toute la nuit
22 h 15 Réception de l'ordre de la brigade prescrivant d'occuper cette nuit le talusn8 n13, de plus relève des bataillons des 21e et 109e Régiments d'Infanterie par un bataillon du 17e Régiment d'Infanterie et par le 20e bataillon de chasseurs à pied. Le commandant rend compte qu'il est impossible de procéder à la fois à la relève des unités et à l'attaque.
Pertes de la journée du 18 juin 2015 : 4 officiers blessés; 44 hommes blessés, 18 tués 6 disparus.

Philibert Charles Thévenet.est rayé des contrôles du bataillon le 19 juin 1915. Son corps ne sera pas identifié.

Le 21 septembre 1915, sa veuve Marie reçoit un secours exceptionnel de 200 F

Philibert Charles Thévenet était né le 5 juin 1886 à Saint Bonnet de Cray, taille 1m64, yeux bleus, cheveux chatain. Il s'était marié le 28 novembre 1911 avec Marie Thérèse SCHNEIDER 1888-1966. Il avait eu un fils Georges, né en 1913 et mort à un mois, et une fille, Charlotte, née en décembre 1914 et qu'il ne vit qu'une fois, lors d'une permission.

Philibert Charles Thévenet en 1914, uniforme du 22e Bataillon de chasseurs

Philibert Charles Thévenet en 1914, uniforme du 22e Bataillon de chasseurs

Notre-Dame-de-Lorette, plus de la moitié des corps n'ont pas été identifiés

Notre-Dame-de-Lorette, plus de la moitié des corps n'ont pas été identifiés

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Rédigé par nezumi dumousseau

Publié dans #première Guerre Mondiale

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Publié le 11 Mai 2015

Centenaire de la première guerre mondiale : Il y a cent ans tout juste débutait la deuxième bataille de l'Artois, (en allemand Lorettoschlacht), qui se déroule sur le Front Ouest pendant la Première Guerre mondiale, du 9 mai au 25 juin 1915. Elle a lieu au même moment que la deuxième bataille d'Ypres. Bien que les troupes françaises, sous les ordres du général Pétain remportent plusieurs succès, l'issue de la bataille reste indécise. En soutien, les Britanniques déclenchent deux attaques, Aubers et Festubert. C'est la dernière offensive du printemps 1915, suivie par une accalmie des combats jusqu'en septembre 1915.

Elle se situe dans ce secteur après la Bataille d'Arras (automne 1914) (aussi appelée première bataille de l'Artois) et avant la Troisième bataille de l'Artois , automne 1915 À cette date débutent la seconde bataille de Champagne et la troisième bataille de l'Artois.

Les soldats morts dans cette bataille, ainsi que tous les autres tombés dans le Nord-Pas-de-Calais sont honorés au mémorial de Notre-Dame-de-Lorette, ainsi que dans l'Anneau de Mémoire situé sur la même colline.

L'état-major français a décidé de lancer une deuxième offensive de grande ampleur en Artois, au printemps 1915, pour tenter de rompre le front allemand et fixer ainsi les troupes ennemies au moment où Ve armée russe donne des signes de faiblesse sur le front est.

Les plateaux de Notre-Dame-de-Lorette et de Vimy constituent à nouveau les objectifs principaux. Le bombardement préparatoire, le plus important depuis le début du conflit, mobilise 1 125 canons français et dure six jours et six nuits. L'assaut d'infanterie est déclenché le 9 mai 1915 à 10 heures, sur un front large de 19 km. Au centre, l'avance est fulgurante, des unités avancent de 4 km en deux heures sur la crête de Vimy. Sur les ailes, la progression est beaucoup plus lente en raison de la puissance des défenses. À 15 heures, les Allemands contre-attaquent, appuyés par un déluge d'obus. Les réserves françaises avant été placées trop loin du front, les unités les plus avancées doivent se replier.

L'offensive se transforme alors en bataille d'usure, pendant six semaines. Il faut d'énormes efforts aux Français - et beaucoup de morts - pour s'emparer des ruines de la chapelle de Lorette (12 mai), de Carency (14 mai), d'Ablain-Saint-Nazaire (27 mai), de Neuville Saint-Vaast et du « Labyrinthe » {9 juin). Le 25 juin, l'épuisement des troupes oblige l'état major français à mettre un terme à la deuxième bataille d'Artois.

Le bilan est épouvantable : 16 803 morts, 22 068 disparus - presque tous tués - et 63 619 blessés du côté français, pour s'emparer de 20 km2 de terrain, sans pouvoir rompre le front ; 10 000 tués, disparus et blessés pour les Britanniques dans une attaque d'appui à leur allié, en Flandre française ; 75 000 pertes (tués, disparus et prisonniers) pour les Allemands.

Déroulement chronologique

  • 9 mai : Le 33e corps, commandé par le général Pétain, s'empare de la Targette, la moitié de Neuville, l'est de Carency et s'engage sur les hauteurs de Vimy. « En Artois, le 9 mai 1915, sous les ordres du lieutenant-colonel Cot, le Régiment de marche de la Légion étrangère s'est élancé à l'assaut des Ouvrages Blancs, enfonçant, d'un seul bond, toutes les organisations ennemies, enlevant la cote 140, poussant jusqu'à Carency et Souchez. »
    The Battle of Aubers Attaque anglaise au nord-ouest de La Bassée, en liaison avec le 9e Corps.
  • 12 mai : Prise de Carency
  • 15 mai : Prise de Neuville-Saint-Vaast par le 20e corps. Bataille de Festubert
  • 22 mai : Prise du plateau de Notre-Dame de Lorette par le 21e corps (158e R.I.).
  • 29 mai : Prise d'Ablain Saint-Nazaire
  • 30 mai : Prise de la sucrerie de Souchez par le 33e corps. Attaque du Labyrinthe entre Neuville et Ecurie
  • 16 juin : "Le 16 juin 1915, en Artois, les tirailleurs du 4e RMT enlèvent près du Cabaret Rouge quatre lignes de tranchées."
  • 17 juin : Prise du Labyrinthe par la 53e division (205e R.I.).
  • 25 juin : Arrêt des opérations par le général d'Urbal, commandant de la 10e armée.
Nécropole nationale notre Dame de Lorette

Nécropole nationale notre Dame de Lorette

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Rédigé par nezumi dumousseau

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Publié le 5 Mai 2015

Nous avons passé, avec Chandra, deux jours en 2009 dans le village de Langtang, le hameau principal, s'étale de 3300 m à 3500 m, avec une cinquantaine de lodges, des boutiques et une fromagerie, installée avec l'aide des Suisses.

Ce village est, historiquement, l'un des tout premiers lieux de trek au Népal. Le trek du Langtang, réputé facile, était un destination recommandable pour une première approche du Népal.

Mais ce village, comme beaucoup d'autres, est surplombé par de hauts sommets qui le dominent de plus de 4000 m.

Du village de Langtang, il ne reste presque plus rien, si ce n'est une unique maison encore debout. L'endroit a été dévasté par une avalanche et un glissement de terrain, provoqués par le séisme qui a frappé le Népal, samedi 25 avril.

Une équipe de France 2 a pu se rendre, mardi 5 mai, sur le site où se trouvait le village, Environ 400 personnes habitaient dans le village, selon les autorités népalaises. Soixante corps, dont ceux de 13 étrangers, ont pour l'instant été retrouvés, mais, toujours selon les estimations des autorités, le bilan pourrait s'alourdir de 150 Népalais et une centaine de touristes.

Un lodge en 2009

Un lodge en 2009

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Rédigé par nezumi dumousseau

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Publié le 3 Mai 2015

Quand Monsieur le Maire de Savigny-sur-Orge ment effrontément à ses
administ
rés…
Premier mensonge : la perte nette pour la ville est de 2,2 M€ et pas de 5,8 M€
Depuis le 10 mars, Éric Mehlhorn, Maire de Savigny-sur-Orge justifie dans les médias, au Conseil municipal et dans la lettre du Maire aux saviniens, son plan de fermetures de services publics par la nécessité «de composer ce budget 2015 en tenant compte d’une perte nette de 5,8 M€» (cf. l’édito de la lettre du Maire).
Ce chiffre de 5,8 M€ de perte « nette » est faux, archi-faux !
Qu’on en juge !
La diminution des ressources de la commune venant de l’ensemble des diverses dotations est bien de 2,2 M€ pour l’année 2015
La diminution de la compensation versée par la Calpe (Communauté d’Agglomération des Portes de l’Essonne) est bien de 3,6 M€.
Le total de la perte de recettes pour la commune est en effet de 2,2 +3,6 soit en effet 5,8 M€.
Mais il s’agit d’une perte «brute» car la Calpe prend en charge de nouvelles compétences (voirie, bibliothèques, conservatoire, etc.) qui génèrent autant de charges en moins pour la ville (dont le montant correspond, à l’euro près, à la diminution de la compensation versée par la Calpe, soit les 3,8 M€)
Donc pour 2015, à « périmètre constant », soit hors les transferts de charges à la Calpe compensés, la ville subit une perte nette de 2,2 M€. C’est beaucoup, mais nettement moins que 5,8 M€ !


Quand, page 2 de sa lettre aux Saviniens, Monsieur le Maire répète « baisse des dotations, des
compensations, le manque à gagner pour la ville s’élève à 5,8 millions d’euros », il ment, il trompe ses administrés ou bien alors, et cela serait très grave, il ne comprend rien à son propre budget !


Second mensonge : la perte de 2,2 M€ n’est pas uniquement la conséquence du désengagement de l’Etat
La part de l’Etat au travers la diminution de la dotation globale de fonctionnement (DGF) est de 888 576 euros. D’autres baisses pénalisent la commune du fait essentiellement de son entrée tardive dans une communauté d’agglomération mais aussi de son retard en construction de logements sociaux (amende loi SRU de 276 266 euros).


Troisième mensonge : la hausse des impôts pour compenser la baisse des recettes ne serait pas en conséquence de 29% mais de 10,6%.
En effet, selon le budget 2015 le total des trois principales taxes perçues par la commune (taxe
d’habitation, taxe foncière et foncier non bâti) s’élève à 20 648 846 euros (page 103 du budget
primitif 2015). En conséquence, une hausse en valeur des impôts de 2 200 000 euros pour
compenser la perte de dotation, correspondrait à une hausse de 10,6% à répartir (ou pas) entre les trois taxes. Et si l’on concentrait la hausse sur la seule taxe foncière le taux de cette dernière
augmenterait de 4,74 points de pourcentage (de 12 ,9% à 17,64%).
Pour compenser la perte de dotation de 2,2 M€, la solution ne serait pas la seule hausse des impôts.
Il faudrait prendre en compte aussi :
- le résultat de l’année 2014 qui, s’il est positif, peut être imputé au budget 2015. Pourquoi,
Monsieur le Maire refuse-t-il de communiquer la prévision de ce résultat ?
- un moindre désendettement : le transfert de la voirie à la Calpe génère de moindres
investissements de moyen et long terme et donc moins d’endettement potentiel ;
- et d’autres économies, d’autres choix budgétaires que ceux annoncés : ce qui nécessite la
transparence des

Les contre-vérités du maire de Savigny-sur-Orge

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Rédigé par nezumi dumousseau

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Publié le 28 Avril 2015

La Maison au toit rouge (小さいおうち, Chiisai o-uchi, « la petite maison ») film japonais réalisé par Yôji Yamada, sorti au Japon en 2014

Le film commence dans le présent, peu de temps après la mort de Taki, une femme âgée qui s'est lancée dans l'écriture de ses mémoires sous l'impulsion de son petit-neveu Takeshi qui se montre parfois un peu critique à son encontre. L'histoire se déplace rapidement à 1935, lorsque Taki, alors une jeune fille originaire de la préfecture de Yarnagata se rend à Tokyo pour travailler comme bonne à tout faire. Après une année passée auprès d'un écrivain, elle part travailler pour le propriétaire de la "maison au toit rouge", Masaki Hirai, un cadre supérieur d'une entreprise de jouets, qui y vit avec son épouse Tokiko et leur fils de 5 ans, Kyôichi.

Taki entre au service des Hirai, en particulier de l'épouse Tokiko, une femme cultivée et indépendante. Puis, à l'occasion d'une fête de Nouvel an, Tokiko fait la connaissance d'Itakura, un jeune designer, séduisant et artiste, qui travaille dans l'entreprise de son mari. Lui aussi originaire du nord de l'archipel, Itakura est un artiste jusqu'au bout des ongles, aux manières délicates. Il se montre indifférent aux discours des autres hommes sur la guerre et les profits. Il entame avec Tokiko, qui admire son talent pour le dessin et partage sa passion pour la musique classique, un amour platonique. Itakura refuse toutes les propositions de mariage arrangé, voulant rester libre de partager de rares moments avec Tokiko. Le drame se noue quand Itakura, d'abord ajourné, reçoit sa lettre de mobilisation pour partir à la guerre.

De son côté, Tald observe d'un œil bienveillant l'éclosion de cette amitié dans la mesure où elle apprécie aussi le gentil Itakura. Mais la passion naissante entre sa patronne et le jeune designer ne manque pas de l'alarmer. Cependant, Yamada n'a pas construit un triangle amoureux classique. Au lieu de cela, il a fait un film dans lequel il essaie de voir comment cette liaison amoureuse (dont on peut supposer qu'elle ne reste pas longtemps platonique ) affecte les relations de Taki avec Tokiko et sa vie future. Taki passe de la rustre et peureuse campagnarde à la confidente qui peut, lorsque la situation l'exige, dire la vérité même la plus dure à sa patronne.

Haru Kuriro, une nouvelle actrice pleine de promesses, gère cette transition avec grâce et aplomb, ce qui lui a valu d'obtenir l'Ours d'argent de la meilleure actrice au 64e Festival international du film de Berlin en 2014.

Le film lui-même, cependant, vacille vers la fin avec la révélation du grand secret de Taki qu'elle a gardé pendant 60 ans. Yamada, ne peut s'empêcher de conduire l'action du film vers une fin romantique et commerciale. Mais dans le même temps, il évoque tranquillement de nombreuses tragédies de l'époque 1930-1945, liées à des espoirs déçus et des projets avortés. On ne trouve pas de discours radical, ni d'audaces formelles dans ce film, mais un récit fluide qui relie trois époques avec délicatesse. La mise en scène à l'élégance discrète, presque surannée, reste séduisante avec ses plans le plus souvent fixes, sa caméra, placée à hauteur des personnages, assis sur un tatami, ses effets de « cadre dans le cadre ». On pense souvent à Yasujirô Ozu, admiré par Yamada et dont il réalisa

Le cinéaste adopte un parti pris narratif cependant : l'histoire du Japon n'est perçue qu'à travers les événements domestiques de la maison. Les exactions de l'armée impériale lors du sac de Nankin, l'enthousiasme au moment de la déclaration de guerre aux États-Unis, les bombardements dévastateurs sur Tokyo, tout est vu depuis le salon et le jardin, aux couleurs si intenses qu'elles paraissent artificielles. Aux souvenirs un peu trop enjolivés, sinon fantasmés, de Taki, son petit-­neveu oppose la réalité d'une époque et d'une société dures aux femmes, aux pauvres et aux idéalistes. Et l'émotion ne cesse d'amplifier dans ce beau portrait d'une héroïne modeste, hantée toute sa vie par le remords de sa trahison

L'histoire n'est pas un simple retour en arrière nostalgique sur une époque où tout était plus simple. Cette structure de flash-back est devenue courante dans plusieurs films japonais des années 2010 dont le récit se déroule dans cette période compliquée des années 1930 que les cinéastes entendent expliquer aux plus jeunes spectateurs, comme par exemple dans Le vent se lève (2013) de Miyazaki . Cependant, Yamada utilise également cette structure pour illustrer comment le passage du temps adoucit l'impact des émotions et des actes qui auraient pu autrefois bouleverser une vie, ou du moins mettre en danger un mariage.

Yôji Yamada est entré à la Shochiku et a travaillé comme scénariste ou comme assistant réalisateur. Il a écrit son premier scénario en 1958, et réalise son premier film en 1961. Il est resté toute sa carrière en contrat avec la Shôchiku

Tous les Japonais connaissent la série Otoko wa tsurai yo (男はつらいよ, « C'est dur d'être un homme »)

La série compte 48 films, a commencé en 1969 et s'est terminée en 1995. Tous les films, à l'exception du troisième et du quatrième opus, ont été réalisés par Yôji Yamada. Le rôle de Torajirō Kuruma (車 寅次郎), Tora-san, a été joué dans tous les films par Kiyoshi Atsumi, sa mort en 1996 provoquant la fin de la série.

La Maison au toit rouge

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Rédigé par nezumi dumousseau

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Publié le 20 Avril 2015

Jafar Panahi reste sous le coup d’une interdiction de quitter l’Iran, ce qui ne constitue qu’une partie de la sentence qui l’a frappé: depuis 2010, il est condamné à six ans de prison, et interdit de réaliser des films et de s’exprimer en public, à la suite de son soutien affiché au mouvement «vert» qui a tenté de s’opposer à la réélection frauduleuse de Mahmoud Ahmadinejad à la présidence de la république en juin 2009. A l’époque arrêté et emprisonné sans ménagement, Panahi vit désormais chez lui, toujours sous la menace que la sentence concernant la prison soit exécutée.

S’il a respecté les interdictions de s’exprimer et de voyager, il a en revanche par trois fois contrevenu à celle de ne pas filmer. Panahi a répondu aux tentatives du régime de le faire taire avec trois réalisations importantes, tout d'abord, dans le huis-clos de son appartement, Ceci n'est pas un film, cosigné avec Mojtaba Mirtahmasb , passionnante méditation sur le sens même de faire un film, et ce qui se joue dans ce processus, puis deux ans plus tard, Pardé (Closed Curtains, cosigné avec Kambuzia Partovi), poursuivant sur un mode plus abstrait les mêmes interrogations dans une maison au bord de la mer mais coupée du monde, et enfin le présent film Taxi Téhéran

Le cinéaste s’est transformé en chauffeur de taxi inexpérimenté. D'emblée un débat houleux entre (faux) clients sur la peine de mort, appliquée massivement en Iran, Panahi roule droit dans les sujets très sensibles en Iran. La femme, plutôt progressiste, est d'emblée raillée par l'homme, qui ne souffre guère de devoir dialoguer avec elle et ses idées modernes. Ensuite, il doit s'occuper d'un homme qui se vide de son sang sur les genoux de son épouse éplorée, qui s'inquiète surtout de son propre sort si son mari venait à décéder. Un vendeur de DVD piratés s'invite dans le véhicule, reconnaît Panahi avant de l'emmener dans sa tournée de vendeur à la sauvette. Tout comme lorsque, quelques arrêts plus loin, il prend à son bord une avocate des droits de l'homme, et évoque avec elle le cas de Ghoncheh Ghavami, cette jeune femme arrêtée et incarcérée pour avoir voulu assister à un match de volley-ball réservé aux hommes.

Sous ses allures de savoureux conte persan défile une sarabande de rencontres souvent drôles, parfois terribles ou poétiques, tel ce duo de vieilles dames superstitieuses qui doivent remettre leurs poissons rouges dans la fontaine d'où ils viennent, sous peine de périr dans l'année, Taxi Téhéran est aussi un autoportrait de l'artiste au volant. À travers chaque personnage, c'est sa propre place de cinéaste, de témoin et de ­créateur que questionne l'homme qui conduit le film. Quand il se retrouve complice malgré lui d'un vendeur de DVD à la sauvette, c'est pour mieux rendre hommage aux films interdits de Woody Allen ou Nuri Bilge Ceylan. Quand il offre un « frappuccino » à sa nièce adolescente, c'est pour l'observer se débattre, déjà, avec les règles absurdes et contradictoires imposées par la maîtresse, pour un film scolaire.

Tous les protagonistes sont des acteurs, souvent non-professionnels qui jouent un rôle, parfois leur propre rôle, de manière très réaliste. La réflexion morale, au détour de ce qui semblait d’abord un gag, prend souvent une émouvante profondeur.

Avec ce film, Panahi poursuit une œuvre qui a toujours su, depuis un point de vue très proche des personnages, très intimiste, construire une intelligence du monde en même temps qu’une mise en jeu de ses propres pratiques. La situation très spéciale dans laquelle se trouve le cinéaste définit le cadre de ce nouveau film, et lui donne bien entendu une tension particulière. Mais Taxi est d’abord et surtout un film, un très bon film, pas le manifeste d’un proscrit. Y compris lorsqu’il évoque très directement les conditions de contrôle policier de la vie quotidienne par le régime iranien, et le sort des innombrables prisonniers d’opinion, ou encore la mémoire douloureuse que le cinéaste-taxi garde de sa propre incarcération.

Il déclare

  • «Je suis un cinéaste. Je ne peux rien faire d’autre que réaliser des films. Le cinéma est ma manière de m’exprimer et ce qui donne un sens à ma vie. Rien ne peut m’empêcher de faire des films, et lorsque je me retrouve acculé, malgré toutes les contraintes la nécessité de créer devient encore plus pressante. Le cinéma comme art est ce qui m’importe le plus. C’est pourquoi je dois continuer à filmer quelles que soient les circonstances, pour respecter ce en quoi je crois et me sentir vivant.»

Le générique de fin explique pourquoi, à l’exception du réalisateur, les noms de tous les acteurs et les collaborateurs de Taxi Téhéran restent masqués.

Les acteurs sont des amis de Jafar Panahi. On identifie également sa nièce Mina qui jouait déjà dans Le Miroir (Ayneh) en 1997

Taxi Téhéran de Jafar Panahi

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Rédigé par nezumi dumousseau

Publié dans #cinéma

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Publié le 17 Avril 2015

C'est dans le plus grand mépris pour les intéressés et la population que la municipalité de Savigny sur Orge a décidé de supprimer les subventions à la MJC, la crèche familiale, le centre de vacances de la Savinière, l’opération sports vacances.

Suite au Conseil Municipal qui s'est tenu Lundi 13 avril 2015, le budget a été voté par la majorité municipale.

Nous savons désormais qu'il n'y aura pas de subventions municipale pour la MJC.

Sous couvert d'économie, l'enfance, la jeunesse, l'éducation et la culture sont sacrifiés par la majorité municipale !

Cette décision municipale conduira notre MJC à sa disparition, la dissolution de l'association, le licenciement des salariés, la fin de l'expression des valeurs qui sont portées par l'ensemble des acteurs de la MJC depuis 50 ans.

Distribution de tracts pour la survie de l'enfance, la jeunesse, l'éducation et la culture à Savigny sur Orge

Dimanche 19 avril 2015 à 15h

193 Boulevard Aristide Briand (face au bar tabac le Bardy)

Un départ de la MJC sera organisé à 14h.

Venez avec vos amis, vos enfants, vos familles. Avec des banderoles, des tee-shirts, des marionnettes, des nez de clown, des percussions!

Lien vers la pétition concernant la MJC, les crèches familiales,....

https://www.change.org/p/conseil-municipal-de-savigny-sur-orge-rejet-du-budget-pour-la-partie-liée-aux-dépenses-pour-la-jeunesse?recruiter=90845430&utm_source=share_petitiobn&utm_meidum=email&utm_campaign=share_email_responsive

Venez nombreux pour que la MJC continue d'exister!

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Rédigé par nezumi dumousseau

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Publié le 16 Mars 2015

Pierre Guyard et Chirine Ardakani sont les candidats de la gauche et des écologistes dans notre nouveau canton de Savigny-Morangis-Wissous. Ils ont souhaité s’adresser solennellement à Eric Mehlhorn et Brigitte Vermillet, tous les deux candidats aux élections départementales et soutenus par l’UMP.

Ces derniers martèlent des contre-vérités grossières. Nous prenons la plume pour rétablir la vérité. Dans une campagne électorale en effet, il est normal de débattre, de confronter les points de vue. C’est ce que nous nous efforçons de faire. Honnêtement. Sérieusement.
En vous présentant notre projet pour l’Essonne et nos engagements pour Savigny-Morangis-Wissous en applications de ce programme.

Par contre, tromper délibérément les électeurs, leur asséner des mensonges grossiers ou faire fi de la réalité, tout cela n’honore pas la démocratie. C’est pourtant ce que font Monsieur Mehlhorn et Madame Vermillet tout au long de leurs tracts de campagne, avec une tonalité négative et de dénigrement systématique.

Voici les principaux mensonges et trous de mémoire que nous avons relevés

Il est pourtant simple de vérifier les chiffres.
Mais pour eux, manifestement, la seule ligne de conduite, c’est :
« Quand on ment, plus c’est gros, plus ça passe ! »

Mensonge & trous de mémoire de la droite # 1

Les IMPOTS !

Le département de l’Essonne a-t-il fortement augmenté les impôts depuis 4 ans ?

FAUX : O% d’augmentation d’impôts depuis 4 ans

  • Présidence Xavier Dugoin (RPR) 6 ans (1992- 1998) : +42% - Vincent Delahaye, Conseiller général avant 1998, a voté ces hausses d’impôt successives !

  • Présidence Michel Berson (PS) 13 ans (1998- 2011) : + 26%

  • Présidence Jérôme Guedj (PS) 4 ans (2011-2015) : + 0 %

Mensonge & trous de mémoire de la droite # 2

La dette

La réalité :

  • En volume, la dette du département représente 911 M€ de dette bancaire au 31/12/2014, soit le 7ème encours de dette des départements qui présentent une démographie supérieure à 1 M d’habitants.

  • Pour l’Essonne, la capacité de désendettement est de 6.9 ans au 31/12/2013, loin du ratio d’alerte de 10/12 ans en analyse financière.

  • En Essonne, alors qu’il s’agit d’une compétence des communes, le Département finance à 98% les pompiers (contre 54% en moyenne en France). Ainsi,sur la période 2004-2011, si les sommes allouées au SDIS l’avaient été à 54% plutôt qu’à 98% et si cet excédent brut d’épargne avait été entièrement affecté au comblement de la dette, l’endettement du Département aurait été diminué de moitié.

  • Le total de l’encours de dette est noté 1A sur la charte de bonne conduite de 2011, soit la meilleure note.

  • Il n’y pas de produits « toxiques » ou d’emprunts structurés en Essonne.

  • Le patrimoine du Département est estimé à 5 milliards d’euros. La dette représente 20% du patrimoine du Département. Cela signifie quoi concrètement ? Comparez cette situation à celle d’un ménage disposant d’un appartement d’une valeur de 300 000 euros et devant encore remboursé 60 000 euros du prix de son acquisition.

Lettre ouverte à Erci MEHLHORN et Brigitte VERMILLET, candidats de l’UMP à Savigny (1)

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Rédigé par nezumi dumousseau

Publié dans #Essonne 2015, #politique

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Publié le 14 Mars 2015

Les élus de gauche heurtés par les propos injurieux de l’adjointe au Maire de Juvisy témoignent leur solidarité à Christianne Taubira lors du conseil de la Communauté de commune « Les Portes de l’Essonne » du 12 mars en affichant une photographie de la ministre.


C'est pitoyable d'avoir une telle ministre de la Justice. Elle vient de Cayenne, là où il y avait le bagne, qu'elle reparte là-bas vu qu'elle a toujours détesté la France", a écrit l'élue Isabelle Guinot, première adjointe au maire UMP de Juvisy-sur-Orge en Essonne.


L’adjointe de Juvisy, par ses propos à la limite du racisme (« qu’elle reparte là-bas, à Cayenne, vu qu’elle a toujours détesté la France » ) a-t-elle voulu récupérer les voix du FN ?

Vives protestations conte les insultes envers Christiane Taubira

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Rédigé par nezumi dumousseau

Publié dans #politique

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Publié le 11 Février 2015

L'Essonne agit concrètement pour la sécurité; le Service départemental d'Incendie et de Secours (SDIS) réalise plus de 90 000 interventions par an; il est financé à 98% par le département.

L'Essonne agit concrètement pour la sécurité

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Rédigé par nezumi dumousseau

Publié dans #Essonne 2015, #élection départementales

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