Publié le 7 Janvier 2008

Si vous êtes accros du  genre, ne manquez pas les dernières séances de cet OVNI japonais au cinéma
Espace Saint-Michel
place Saint-Michel

Quand l'embryon part braconner est un film extrême, provocant et délirant. C'est surtout un film d'une surprenante beauté plastique. Il est représentatif du genre pinku eiga (littéralement cinéma rose).

Après un flirt poussé, Yuka accepte de monter dans l’appartement de Sadao (ce nom n'est bien sûr pas choisi au hasard). Sadao drogue Yuka à son insu, l’attache, la fouette, l’insulte et lui raconte la dispute qu’il a eue avec sa femme insoumise et aujourd’hui défunte. Lorsque Yuka se réveille, elle rentre dans une rage folle. Sadao tente d’abord de la raisonner, puis, incapable de résister à ses pulsions sadiques, il reprend ses sévices sur la jeune femme. Mais l’esclave va peu à peu se rebeller et se venger de son persécuteur.

Tourné entre les murs d'un petit appartement, ce huis clos retrace une aventure sexuelle d'un soir qui dégénère en un cauchemar sadien sans issue. L'argument du film repose sur l'apparence physique de la jeune femme, qui rappelle à l'homme celle de son ancienne épouse.

Sa présence dans ce lieu chargé des souvenirs de sa vie passée fait affleurer celui, traumatique et humiliant, de la fin de son mariage, et appelle irrépressiblement à la vengeance. Rapidement, la tendresse des jeux amoureux est parasitée par des accès de cruauté verbale, puis physique. Attachée, fouettée, séquestrée, la jeune femme est sommée de se comporter, au sens propre, comme une chienne, esclave absolue de son nouveau maître.

Wakamatsu à propos de son film
L'idée du film m'est venue un matin pluvieux de mai, vers cinq heures. J'ai ouvert la fenêtre — j'ouvre toujours mes fenêtres quand je me lève car je suis claustrophobe, j'ai regardé fixement cette pluie qui tombait drue et mon imagination a commencé à vagabonder. A l’évidence je ne pouvais pas tourner un film à l’extérieur car on était au début de la saison des pluies. Je me suis alors mis à réfléchir à la possibilité de faire un film dans mon appartement, et c’est là que j’ai eu l’idée d’enfermer une femme dans cet appartement qui est à la fois mon domicile et mon bureau. Vers huit heures, j'ai appelé Masao Adachi en lui disant que j'avais une idée formidable. On s'est vu vers midi et je lui ai tout raconté en détail autour de quelques bouteilles de saké et en grignotant du hatahata (poisson).embryon1.jpg

Fiche technique:

* Titre : Quand l’embryon part braconner
* Titre original : Taiji ga mitsuryosuru toki (胎児が密猟する時)
* Réalisation : Koji Wakamatsu
* Scénario :Masao Adachi
* Image : Hideo Itoh
* Format : noir et blanc, son mono
* Durée : 72 minutes
* Dates de sortie : 1966 (Japon)  7 octobre 2007 (France)
* Distributeur : Zootrope Films (2007) (France)

Wakamatsu à propos de l'érotisme au cinéma
« Je me suis aperçu assez vite que l'érotisme m'était nécessaire pour développer mon discours politique. Ce qui n'avait été d'abord qu'un passage obligé est donc devenu une nécessité. Je pense que c’est aussi la colère que j’avais ressentie lors de mon séjour en prison qui a été le moteur et l’inspiration de mon cinéma. Et c’est cette colère contestataire qui a poussé les étudiants qui combattaient dans les années 1960/70 contre l’AMPO (le traité de sécurité nippo-américain) à venir en masse voir mes films en salles. »

Plus de détail sur Ciné-Passion( sous licence Creative Commons)

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Rédigé par nezumi dumousseau

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Publié le 6 Janvier 2008

Rainier III, né Rainier Grimaldi en 1923, est décédé le 6 avril 2005 à Monaco. Il fut le prince souverain de Monaco de 1949 à 2005. Sa seule épouse fut Grace Kelly , dont il a eu trois enfants, la princesse Caroline (née le 23 janvier 1957) , le prince Albert II (né le 14 mars 1958), actuel souverain et la princesse Stéphanie (née le 1er février 1965)

Quelques liens avec l'histoire du cinéma

Acte 1 :
Grace Kelly est née le 12 novembre 1929 à Philadelphie. Son éducation s'effectue dans un couvent en Pennsylvanie. Sa carrière commence par quelques rôles à la télévision, puis elle débuta au théâtre de Broadway dans une pièce intitulée : The Father au côté de Raymond Massey. 1954 est l'apogée pour Grace Kelly, elle remporte l'Oscar de la meilleure actrice pour Une fille de Province. Elle est alors retenue par Alfred Hitchcock pour être la vedette de son prochain film.la main au collet

Acte 2 :

Ce film se nomme La Main au collet en Version Originale To Catch a Thief. Hitchcock aurait pu le tourner à Hollywood, mais il impose un tournage en France , fin 1954, sur la côte d'Azur, pour profiter du temps clément et de la bonne cuisine française. Dans une des scènes clés de ce film, Frances, jouée par Grace Kelly, conduit à toute allure un roadster Sunbeam Mark Alpine sur la route étroite et en corniche reliant Roc-Angel à Monaco, dans le but d'impressionner "Le chat", interprèté par Cary Grant. Elle manque de peu de basculer dans le vide.

Acte 3: La vie mondaine et les réceptions sont nombreuses pendant le tournage. Albert III, Prince de Monaco, qui s'interesse aux actrices, fait la connaissance de Grace Kelly. Il est à la recherche d'une épouse. Il se marie le 18 avril 1956 à l'actrice américaine qui apprend le français et quitte définitivement le mètier d'actrice.

Acte 4: Le 13 septembre 1982, Grace Kelly, conduit à toute allure une Rover sur la route étroite et en corniche reliant Roc-Angel à Monaco; Mais elle n'a pas la chance de son personnage dans le film d'Hitchcock, la voiture rate un virage et fait une chute vertigineuse. Plongée dans un coma profond, la princesse décéde le lendemain 14 septembre. Stéphanie, passagère, est légèrement blessée.

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Rédigé par nezumi dumousseau

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Publié le 5 Janvier 2008

tous des assassins J'ai revu avec plaisir (merci la TNT) le film d'André Cayatte " Nous sommes tous des assassins", sorti en France en 1952 et qui reste un modèle de plaidoyer contre la peine de mort.

On y voit le jeune Mouloudji et Raymond Pellegrin et une foule d'autres bons acteurs.

Voir une fiche détaillée sur ce film

Le titre signifiait qu'à l'époque, la peine de mort, appliquée "au nom du peuple Français", rendait tous les citoyens complices de ce meurtre légal.

Heureusement grâce au courage de François Mitterand et de Robert Badinter en 1981, la peine de mort n'est plus qu'un mauvais souvenir en France et désormais en Union Européenne.

Mais n'oublions pas que de nombreux pays sont toujours des partisans acharnés de cette sanction barbare et inefficace. Au premier rang de ceux-ci, les États -Unis de Georges Bush et la Chine qui va accueillir les Jeux Olympiques de 2008, dans la joie et la bonne humeur !!

Pour en savoir plus le site d'Amnesty International France

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Rédigé par nezumi dumousseau

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Publié le 4 Janvier 2008

1902 au Japon: Commandée par le Colonel Nakabayashi, une compagnie de soldats japonais entreprend une traversée des Monts Hakkoda. Une tempête de neige terrible survient, mais les officiers décident de continuer la mission, tout en prenant de mauvaises décisions. La quasi totalité des hommes périssent de froid et d'épuisement.

Ces faits sont historiques:

En février 1902 la cinquième Compagnie d'infanterie Japonaise part en manœuvres près d'Aomori, sur les pentes des Monts Hakkoda. Le but de cet entrainement est d'aguerrir les soldats en vue d'un conflit possible avec la Russie, qui risque de se dérouler dans des conditions climatiques rigoureuses. Une tempête de neige, la mauvaise organisation et la bêtise des officiers provoquent une catastrophe: sur les 210 officiers et soldats, seul 11 vont survivre, encadré par le caporal Goto Fusanosuke, qui possède sa statue au ied des Monts Hakkoda.

La conséquence pratique la plus positive de ce drame fut l'introduction au Japon du ski, qui était inconnu en 1902, et qui commença à équiper les troupes de montagne.

Ce fait divers tragique et édifiant a donné lieu à un film : Hakkodasan (Mount Hakkoda en anglais) , film japonais de Shirô Moritani sorti en 1977

Ce film, sorti 75 ans après les faits, dénonce longuement certains défauts anciens et en partie toujours actuels de la société japonaise, vue à travers ses forces armées. La soumission à l'autorité, le manque d'initiative individuelle, le poids de la bureaucratie.

Distribution

* Hideji Otaki : Colonel Nakabayashi
* Ken Takakura : Capitaine Tokushima
* Kinya Kitaoji : Capitaine Kanda
* Tetsuro Tamba : Colonel Kojima
* Rentaro Mikuni : Major Yamada
* Komaki Kurihara : Hatsuko Kanda (femme de Kanda)
* Mariko Kaga : Taeko Tokushima (femme de Tokushima)
* Yuzo Kayama : Capitaine Kurata
* Kumiko Akiyoshi : Sawa Takiguchi (le guide)

Fiche technique

* Réalisateur : Shirô Moritani
* Scénario : Shinobu Hashimoto apès le roman de Jiro Nitta Marche vers la mort sur le mont Hakkoda
* Producteur : Kazuo Baba
* Production : Hashimoto Productions ; Shimano Kikaku Company Ltd. ; Toho Company
* Musique originale :Yasushi Akutagawa
* Image : Daisaku Kimura
* Montage : Michiko Ikeda
* Durée : 169 minutes
* Date de sortie : 4 Juin 1977


* Extrait du film sur Youtube
 

La mort sur le Mont Hakkoda

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Rédigé par nezumi dumousseau

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Publié le 3 Janvier 2008

Ce superbe magasin n'est pas caché. Il se situe à des carrefours les plus renomés de Tokyo, à l'angle de Omotesando, la rue commerçante à la mode (Vuiton, Dior) et de Meiji-dori, l'artère principale de Shibuya.

condomania
S'embrasser en public dans les rues est toujours considéré comme très indécent, mais se protéger dans l'efficacité et la bonne humeur est parfaitement normal.

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Rédigé par nezumi dumousseau

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Publié le 3 Janvier 2008

On vote aussi au Japon  ( en l'occurence pour les gouverneurs des départements). Cette réunion électorale, en pleine rue, mais sans gêner la circulation, est tenue par l'opposition au gouverneur sortant.

Les gants blancs sont une marque de respect pour l'électeur.  pleine rue

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Rédigé par nezumi dumousseau

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Publié le 3 Janvier 2008

Année 1960, nous les vieux, débarquons à Paris, dévorons les films de la nouvelle Vague : Jules et Jim et sa chanson "Le Tourbillon" chantée par Jeanne Moreau; Pierrot le FouAnna Karina chante « Jamais je ne t’ai dit que je t’aimerai toujours, oh mon amour ». Elles sont toutes d'un certain Cyrus Bassiak. moreau

Année 1970 nous découvrons un roman fou d'amour "Les années Lula" où un certain Serge Rezvani, parlant de sa compagne de toujours Danielle alias Lula. Année 1980 Serge Rezvani continue d'écrire, mais il s'avère que c'est lui Cyrus Bassiak, il avait pris un pseudonyme pour écrire des chansons, art mineur!

2002 Lula est atteinte de la maladie d'Alzheimer, il continue à vivre cloitré auprès d'elle, transforme sa maison en hôpital et écrit "L'éclipse" pour décrire cette période.

2005 Lula meurt

2006 Rezvani se remarie avec Marie-José Nat, revient à Paris , il chante ses chansons en petit comité. « Je suis amputé. Je ne refais pas ma vie, je la continue autrement... ».

En octobre 2006, à la Maison de la poésie à Paris, Helena Noguerra organise une soirée-surprise en hommage à Serge Rezvani. A nouveau résonnent les chansons de Bassiak (vagabond, en russe), pseudonyme adopté par Serge Rezvani, alors peintre, quand ses jeux pour voix et guitare - conçus pour la femme aimée et connus de leurs seuls amis, Boris Vian, François Truffaut, Francesca Solleville, Jeanne Moreau…- ont quitté le cercle privé pour aller au cinéma. Dans Jules et Jim, de Truffaut, Jeanne Moreau a chanté Le Tourbillon et encore Embrasse moi tiré de Peau de banane de Marcel Ophüls ; Anna Karina a interprété Jamais je ne t’ai dit que je t’aimerai toujours pour Pierrot le fou, de Jean-Luc Godard.
Puis Francesca Solleville les a chantées sur scène, et Jeanne Moreau en studio. Helena a convié Mona Heftre, qui a remis en lumière, ces dernières années, les chansons de Bassiak. Et aussi Anna Karina, pour des duos avec Philippe Katerine, comme ils l’avaient fait naguère lors d’un festival. Philippe Katerine et sa compagne Helena se partagent à leur tour un titre, après les interprétations en solo d’Helena elle-même. A la fin de la soirée, l’auteur Rezvani saute sur scène et se fait chanteur. Rezvani vient de se découvrir une nouvelle interprète. Elle sait déjà que c’était lui, l’auteur des délices d’enfance fredonnés par la voix maternelle ; que c’est lui, « Fraise vanille » (son oreille avait ainsi traduit le nom de Rez-vani prononcé par un ami qui écoutait ces chansons avec elle)…

septembre 2007: Théatre du Rond-point à Paris ; Helena, la belgo-portugaise chante Rezvani, le russo-iranien. Rezvani, 79 ans, chante et improvise. Il a un papier sous les yeux, cela fait si longtemps qu'il a écrit ses textes. Un sourire, une mélancolie, une rêverie, un envol vibrent dans leurs voix. Et il nous parle simplement d'un temps ou il partageait sa table avec Boris Vian, François Truffaut, Francesca Solleville, Jeanne Moreau, Madeleine Morgenstein Et nous voilà repris dans le tourbillon de la vie des refrains de Rezvani et sous le charme du chant dansant d’Helena. « Chaque jour te réinvente », dit l’amoureux à l’aimée ; la conceptrice de Fraise vanille réinvente chacune de ces chansons. A nouveau nous tombons amoureux de leur folle jeunesse. On les connaît, on les reconnaît…

helena

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Rédigé par nezumi dumousseau

Publié dans #art contemporain

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Publié le 2 Janvier 2008

L'Ennemi intime de Florent Emilio Siri était un film attendu et il n'a pas déçu. Malgré quelques réserves dans la presse sur le caractère un peu "Hollywoodien" du réalisateur. Mais la caution du scénariste Patrick Rotman nous assure que le spectaculaire de certaines scènes n'enlève rien à la fidélité à l'Histoire. Oui les Français ont utilisé le napalm, oui des villages ont été massacrés (des deux cotés), oui la torture a existé (des deux cotés).

La force du film de Siri réside dans le parfait équilibre entre le fond et la forme ; entre le propos et le style.

Le spectateur est au cœur du conflit, dans les hautes montagnes de Kabylie. Le soleil écrase tout , la peur devient palpable. La guerre devient un effrayant et fascinant spectacle, mais sans cette once de complaisance qui rendrait l'entreprise malsaine. Ensuite, la caméra cadre les visages, dit l'angoisse et la folie qui se saisissent du campement et les coups tordus pour justifier les exactions.

La manière est spectaculaire, avec des scènes à couper le souffle : la découverte silencieuse d'un village désert après le massacre de ses habitants ; les plans vertigineux d'un groupe de combattants, à flanc de montagne, après un bombardement au napalm.

Mais il faut aussi parler de la scène centrale, la confrontation entre le héros aux idéaux malmenés et le capitaine, figure de la résistance, qui a renoncé aux siens et justifie tout. Ce dialogue sur les enjeux et méthodes de cette guerre est attendu, presque trop pédagogique. Pourtant, fortement incarné par des comédiens talentueux, et porté par un scénario honnête et courageux, il sonne juste. Moins spectaculaire, la permission de Terrien à Grenoble, quand mesurant la distance qui les sépare, il renonce à retrouver sa femme et son fils, porte le témoignage du traumatisme, souvent indélébile et caché qui a marqué les participants à leur retour en France.

Le Vietnam a inspiré aux Américains Apocalypse now, Platoon, Voyage au bout de l'enfer ouFull Metal Jacket, pour ne citer que ceux-là. Les trois premiers sont sortis moins de 4 ans après la fin de la Guerre du Viet-Nam. Le film de Siri est la première tentative pour appréhender globalement cette guerre.

Les précédents films sur la guerre d'Algérie étaient pour les premiers très indirects et allusifs, Cléo de 5 à 7 (1962) d'Agnès Varda, Muriel (1964) d'Alain Resnais. Godard (Le Petit Soldat , 1960) et Alain Cavalier ( L'Insoumis, 1964) font figure de pionniers pour une approche plus directe. Les suivants traitaient en particulier d'un aspect précis du conflit algérien: La Bataille d'Alger (1966) de Gillo Pontecorvo pour la guerilla et contre-guerilla urbaine, Avoir 20 ans dans les Aurès (1971) de René Vautier parlait du conditionnement d'appelés réfractaire et de l'impasse de la désertion. Pour La Question (1977), de Laurent Heynemann, ce fut la torture ; pour La Guerre sans nom (1992) de Bertrand Tavernier, le point de vue des appelés ; pour La Trahison (2006), de Philippe Faucon, la psychologie des recrues françaises d'origine nord-africaine.

Cette difficulté à embrasser tous les enjeux de cette guerre, unique par les séquelles qu'elle a laissées, témoigne d'un échec collectif qui fait qu'à ce jour la guerre d'Algérie n'a pas encore trouvé la paix dans la conscience populaire, des deux cotés de la Méditerranée. En choisissant d'évoquer ce moment de l'histoire en termes guerriers, L'Ennemi intime fait œuvre de pédagogie et de lucidité.

Il manque encore un film à deux visages, montrant la vision du FLN, montrant comment la population soutenait les combattants de l'ALN, malgré leurs exactions. Seulement la vision algérienne, il faudrait que ce soit les Algériens qui la montent. Il y a bien Le Vent des Aurès (1966) de Mohammed Lakhdar-Hamina, courageux, mais limité à un cas particulier. Mais il n'y a pas que chez nous que cette guerre reste taboue. Les Algériens entretiennent toujours le mythe d'un FLN représentant du peuple et menant une guerre de libération nationale, sans se demander jusqu'à quel point la fin justifie les moyens. Les centaines de milliers de morts ne peuvent pas témoigner, les dirigeants actuels ont pour la plupart vécu la guerre en exil, et les zones qui ont le plus resisté à l'Armée française sont actuellement hostile au pouvoir en place. Il faut, à ce titre souligner que très rares sont les films tournés sur les lieux même du conflit, celui-ci ayant été tourné dans l'Atlas Marocain

ennemi intime

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Rédigé par nezumi dumousseau

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Publié le 1 Janvier 2008

lama
Depuis l'an 2000 on trouve sur les estives de part et d'autre du col du Tourmalet une vingtaine de lamas qui ont été introduit là par un éleveur de la Vallée de Campan. L'adaptation de cet animal en zone de montagne (Pyrénées, Vercors, etc..) ne pose pas de gros problèmes.

Le lama est utilisé à travers le monde comme animal de bât, mais aussi pour l'encadrement et la protection des ovins ou des caprins et pourrait fournir une solution écologique pour tenir à distance les chiens errants, les loups ou les ours ... Ah ces ours! un peu d'imagination permettrait de trouver d'autres solutions que le tir au petit plomb ou le suicide provoqué sur une 4 voies comme pour Franska pour protéger les troupeaux.

Le lama blanc (Lama glama) est un camélidé domestique originaire d'Amérique du Sud. .

Le lama réagit agressivement envers les animaux qui s’approchent d’un troupeau (chiens, coyotes, renards, loups). Les lamas qui pèsent entre 115 et 225 kg peuvent facilement effrayer les loups. Le lama émet des cris d’alarme aigus et pourchasse les prédateurs en s’interposant entre le troupeau et le prédateur.
lama
Comme le chien le lama doit avoir noué des liens étroits avec les moutons. On place d’abord le lama près des brebis, dans un enclos séparé. Dès que les brebis se sont habituées à sa présence, on laisse le lama entrer dans l’enclos des brebis. Peu à peu le lama adoptera sa nouvelle famille en adoptant des comportements doux avec les moutons. Il devient alors un compagnon très protecteur et défend son territoire et le troupeau avec énergie.

Aux États-Unis où les grands prédateurs ne sont pas rares (ours, pumas), les lamas sont connus pour prévenir les bergers en cas d'attaque : le lama va signaler le danger en poussant le cri d'alerte : une sorte de hennissement que l'éleveur reconnaît parfaitement. En ce qui me concerne, j'ai observé une femelle alpaga (donc de taille moitié moindre qu'un lama) qui hennissait. Je me suis précipitée : elle signalait la présence dans le champ d'un taureau, animal qu'elle savait ne pas faire partie de notre élevage… D'autres éleveurs ont observé le lama se mettre entre les moutons et le danger.

Tous les éleveurs qui utilisent des lamas aux États-Unis confirment l'arrêt presque total des mortalités dues aux prédateurs depuis qu'ils y ont introduit leur lama, et certains attestent de la reprise de cette mortalité lorsque, pour une raison ou une autre, ils ont enlevé le lama. C'est vrai qu'à la maison, je sais tout de suite s'il s'est passé quelque chose, les lamas le disent : une naissance, une barrière mal fermée, un lama qui n'est pas dans son parc, un sanglier ou un chien étranger…

Témoignage d'un éleveur du Vercors utilisant des lamas pour protéger son troupeau

Après un an d'apprentissage chez nous, « Tonto Chuno », mâle lama de six ans est parti en novembre 2000 dans un troupeau de 350 brebis, sur le versant Ouest du Vercors, pour participer à leur protection contre les prédateurs. Un lama, gardien du troupeau ? Pourquoi un lama se mettrait-il à protéger des moutons contre un prédateur ?
Et bien tout simplement parce que cela s'inscrit dans le comportement normal de cet animal : c'est une particularité comportementale du lama que de défendre un territoire et les petits. Un éleveur de lamas vous dira que le mâle est très attaché aux jeunes lamas qui naissent : lors d'une naissance, il se précipite pour flairer le nouveau-né, il reste très souvent couché près des jeunes lamateaux pendant que les mères broutent. Et lorsque le lama est dans un troupeau de moutons, il n'est pas rare de voir les agneaux lui sauter sur le dos comme ils le font habituellement avec les brebis.
Un lama est toujours aux aguets : il surveille tout ce qui se passe dans le pré. Parfois, si le terrain le permet, il aime monter sur un lieu plus élevé : surélévation du terrain, petite colline, rocher… d'où il a une vue encore plus large. Très territorial, le lama chasse les intrus qui risquent de présenter un danger pour son groupe. Donc, il sera efficace pour éloigner les chiens, loups et renards.

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Rédigé par nezumi dumousseau

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Publié le 1 Janvier 2008

Au Japon et nulle part ailleurs...

Les voitures roulent à gauche mais aussi les piétons marchent à gauche. Le sens de la hiérarchie et de la discipline est telle que, dans ce grand magasin d'électronique de Shin-Umeda à Osaka, il existent des bandes au sol qui indiquent les voies de circulation.

Et ces voies sont respectées par les clients et par les employés!

shin umeda

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Rédigé par nezumi dumousseau

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