Publié le 1 Décembre 2008

Dimanche 5 octobre 2008, temps incertain sur Kathmandou, déja 24 h que nous aurions du rejoindre le Khumbu pour marcher en haute montagne, au pied de L'Everest, via l'aéroport de Lukla.
Après une attente dans le capharnaüm de l'aérogare des lignes intérieures de Kathmandou, nous sommes appelés pour embarquer sur le vol Sita Air de 7h.
Le contrôle est plus souple qu'en France, les gourdes, bouteilles d'eau, même les bâtons de marche passent. Arrivés sur la piste, devant l'avion, nous voyons des employés démonter au dernier moment un siège arrière du Dornier Do 228 qui doit nous emmener, pour permettre d'embarquer des bagages supplémentaires, ambiance...

 

Le temps est incertain, nuageux, au bout de 40 minutes, l'avion arrive au dessus d'une mer de nuage, à la verticale de Lukla. Rapide virage à gauche, le pilote nous annonce que la piste est fermée. L'absence totale d'aide à l'atterrissage, ne permettent que des vols de jour, par temps clair, et un atterrissage à vue.

 

Au bout de 5 minutes, nouveau virage à 180° "We try again..." annonce le pilote. Approche dans les nuages et demi-tour au dernier moment: "Bad news: we fly back to Katmandu" Nous somme partagés entre le soulagement de retrouver la terre ferme et la frustration d'une journée perdue de plus

 

Lundi 6 octobre: même panique dans la salle de départ. Ce matin le temps est plus clair. Le vol se passe sans histoire et l'atterrissage sur la courte piste en montée est impressionnant. Nous partons aussitôt pour le trek.

 

(communiqué)

Mercredi 8 octobre, un petit avion de la compagnie Yeti Airlines s' écrase à l'aéroport de Lukla où il devait atterrir.

Le DHC-6 Twin Otter 300 appartenant à Yeti Airlines avait décollé de Katmandu , pour un vol local à destination de Lukla (Népal, dans la région de l’Everest). 16 passagers et 3 membres d’équipage étaient à bord. L’avion s’est écrasé au moment de l’atterrissage et a pris feu, tuant 18 personnes. Seul de commandant de bord a survécu. Douze allemands, deux suisses et quatre népalais ont péri dans l'accident. 


Les conditions météos étaient mauvaises au moment ou le Twin Otter approchait sur Lukla : la visibilité était très faible, et de gros nuages entouraient la région. Quelques secondes avant de se poser, le train d’atterrissage de l’appareil a accroché un grillage de sécurité, faisant piquer violemment le Twin Otter vers le sol. L’avion s’est écrasé, a pris feu, et a terminé sa course juste à côté de la piste.


 

Nous apprenons la nouvelle à Namche Bazar le soir même,  nous remercions Tara, Bouddha, Avalokiteshvara, Ganesha, que nous avions bien vénérés ... et surtout le pilote de Sita Air d'avoir pris la sage décision de faire demi-tour dimanche dernier.

 

 

 

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Rédigé par nezumi dumousseau

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Publié le 21 Novembre 2008

Pourquoi voter en faveur de Ségolène Royal pour le Premier Secrétariat National, avec Vincent Peillon en Premier Secrétaire délégué ?

1) Nous avons conscience du décalage entre ce qui se passe dans le monde, dans le pays et ce qui s'est passé au Parti Socialiste. Cela prouve simplement qu'il faut que notre formation politique change. Change ses codes, ses comportements, ses méthodes. C'est de cela dont les militants vont décider jeudi (et éventuellement vendredi) prochain. Cela prouve aussi que notre formation est vivante et qu'elle débat. Cette vie démocratique doit être mieux accompagnée, moins douloureuse et plus constructive.

2) Ségolène Royal et son équipe ont tout tenté pour rassembler et ils continuent de le faire. Sur le fond, nous avons soumis un document de travail aux autres motions qui explique clairement nos positionnements, nos éventuelles divergences et nos toujours possibles rapprochements.

3) Nous poursuivons le rassemblement par une proposition très claire : nous associerons tous les talents de toutes les motions pour combattre la droite, pour proposer et pour nous faire entendre, ici en France, mais aussi en Europe et sur la scène internationale.

4) Les militants (de toutes les motions) refusent la personnification du débat et souhaitent le renouvellement profond du Parti, la fin des vieilles méthodes, de l'opacité des tractations, du centralisme de la direction. C'est ce que Ségolène Royal, Vincent Peillon et leur équipe souhaitent également.

5) Ségolène Royal a la volonté de mettre en avant une nouvelle gouvernance de notre parti, renouvelée, rajeunie, resserrée et transparente. C'est une équipe qu'elle met en avant, et non une personne.

6) Cette équipe solidaire qui agira collectivement  met en avant à la fois une nouvelle génération ( Delphine Batho, Najat Belkacem, Aurélie Filipetti, Manuel Valls, etc.) des élus expérimentés (Jean-Louis Bianco, François Rebsamen, etc.), et des élus de terrain ( Eric Andrieu, Dominique Bertinotti, Gérard Collomb, Jean-Noël Guérini, Jean-Jack Queyranne, etc.).

7) Tout au long du congrès, l'équipe de la motion E a joué à chaque fois la carte de la transparence. Ségolène Royal a ainsi annoncé très clairement devant l'assemblée des délégués ce qui allait être dit par les porteurs de notre motion lors de la Commission des Résolutions (nuit du samedi au dimanche) . Cette transparence sera garantie pour toutes les discussions internes de notre parti.

8) Nous sommes fiers d'être socialistes et Ségolène Royal est la première à porter le socialisme du 21ème siècle : nous avons besoin sur certains sujets d'une certaine radicalité, par exemple pour empêcher les licenciements des entreprises largement bénéficaires recevant d'importantes aides publiques, en les conditionnant. Mais nous savons aussi qu'il faut renforcer l'efficacité économique des entreprises, favoriser un apaisement des relations sociales, créer un environnement général favorable à une activité économique saine. Cela implique de l'ambition, du pragmatisme, des valeurs fortes et n'est pas contradictoire avec le fait d'être ancré à gauche.

Huit orientations proposées par Ségolène Royal et son équipe :

a) Par la clarification de nos procédures, mettre un terme effectif aux échanges violents entre nous quand le vrai combat est face à la droite.

b) Respecter les militants, leurs votes, leur travail, et mettre à profit leurs compétences et celles des territoires, avec un système ascendant et non descendant au sein du parti.

c) Respecter strictement le parité, et consacrer les 8 millions d'euros d'amende actuels notamment à la baisse des cotisations pour les plus démunis (afin d'avoir demain 400 à 500 000 militants, actifs et bien formés) et pour mettre en place des universités populaires de la connaissance.

d) Ouvrir notre parti à la société, pour qu'il en soit le plus représentatif , et ouvert à toutes les diversités, pour le re-connecter à sa base et aux associations.

e) Etre à nouveau présents dans toutes les luttes aux côtés des victimes de la politique destructrice de la droite. Par ailleurs, la première initiative que nous prendrons si Ségolène Royal est élue est l'organisation d'un forum global pour discuter en parallèle du G20 avec les forces sociales et associatives, les consommateurs, les chefs d'entreprise, etc. pour débattre et donner acte de nos propositions face à la financiarisation de l'économie et aux dérives de la spéculation.

f) Réussir à fédérer toute la gauche quand cela est nécessaire, comme nous avons réussi à le faire lors de l'élection présidentielle où Arlette Laguiller avait en personne appelé à voter pour nous.

g) Ne pas avoir peur de constituer un nouveau front populaire ( peut-être lors de la prochaine élection présidentielle, si les militants le votent), allant de la gauche de la gauche aux démocrates pour mobiliser toutes les forces progressistes face au sarkozysme.

h) Etre fiers d'être socialistes. Cela comprend notre fierté des progrès sociaux portés par les socialistes depuis 70 ans :

Les congés payés, le Conseil national de la Résistance et Jean Moulin, l'abolition de la peine de mort avec Robert Badinter, le RMI avec Michel Rocard, la CMU avec Martine Aubry, le PACS avec Lionel Jospin et nos victoires avec François Hollande. Cela suppose également que nous n'avons pas peur d'assumer aujourd'hui le socialisme du 21ème siècle et notre mobilisation constante en faveur des Français, avec nos dizaines de milliers d'élus et de militants qui oeuvrent chaque jour pour le progrès social sur leurs territoires.

Au moment où la crise financière aggrave les souffrances, ici et dans le monde, la France attend les socialistes. Elle les appelle. Ils doivent répondre, forts, déterminés, audacieux, énergiques, et ambitieux pour la France et pour l'Europe.


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Rédigé par nezumi dumousseau

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Publié le 19 Novembre 2008

Delanoe change d avis en 24H chrono, une vidéo rappel utile sur France2: http://www.dailymotion.com/video/x7g1lz_delanoe-change-davis-en-24heures-ch_news

L'art du double discours, c'est celui de Bertrand Delanoë devant les militants et les français :

Dimanche 16 novembre, devant les militants au congrès de Reims, Bertrand Delanoë déclare : "Nous avons décidé de ne pas rajouter à ce qui est appelé par la presse 'la guerre des chefs' (...) ou ce qui pourrait être ressenti comme une confusion ou un risque de division".

Lundi 17 novembre, dans une lettre et par fax à l'AFP, Bertrand Delanoë écrit : "Au nom de mes convictions politiques, j'ai donc décidé de soutenir la candidature de Martine Aubry".

Belle manière de piétiner la décision du collectif de la motion A et de reconstituer un cartel conservateur avec Laurent Fabius et Lionel Jospin en chefs d orchestres....

Votons en masse jeudi pour faire echec au conservatisme avec une equipe renouvellee et des methodes renovees autour de Segolene Royal et Vincent Peillon !

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Rédigé par nezumi dumousseau

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Publié le 5 Novembre 2008

Première information

(La Dépêche du Midi, 24 octobre 2008)

Val d’Aran. Un chasseur attaqué par un ours « Je me suis vu mort ! »

Luis Turmo a dû recevoir des points de suture à la jambe et à l’avant-bras. Luis Turmo, paisible retraité de 72 ans, a toujours été passionné de chasse. Ce mercredi, sur le coup de treize heures, alors qu’il partageait le plaisir d’une battue au sanglier avec Tonio, Daniel, Juan et son fils Jose-Luis, l’ours l’a attaqué, griffé au bras gauche puis mordu au mollet. La peur de sa vie. « Nous étions partis vers huit heures, juste au-dessus du village, à 1 200 mètres d’altitude.  Nous étions deux à faire la traque, c’est à dire à pousser le gibier et trois aux postes », raconte Tonio Cambronero. Soudain, deux coups de fusil retentissent dans la montagne aranaise. Dans son talkie-walkie, Juan Bares a entendu les cris du papy : « L’ours m’a attaqué. Aïe, aïe, aïe, mamma… ». Juan voit la bête, tire une fois en l’air puis se précipite au secours de son ami. Luis Turmo a le bras en sang, mal à la jambe.

Après avoir repris ses esprits, il raconte sa frayeur : « Je l’ai vu passer à quatre mètres environ. Je n’ai pas bougé. Puis, soudain, il s’est arrêté, m’a regardé, est venu vers moi. Après avoir contourné une souche morte, il s’est dressé face à moi. J’ai crié pour l’effrayer... ».Raccompagné à sa voiture puis transporté à l’hôpital de Vielha, Luis Turmo s’en tire avec quinze points de suture : sept au bras que l’on dû plâtrer, huit au mollet. »

D’après les indications recueillies par les chasseurs, il s’agit probablement de la femelle Hvala, lourde d’un quintal environ, qui portait un collier émetteur autour du cou. Si elle revient rôder sur les hauteurs de Les, elle ne sera sûrement pas la bienvenue. « Jusqu’ici, tout le monde a respecté l’ours, même tous ceux qui sont contre sa réintroduction. Mais après ce qui s’est passé, dit Tonio, si on le croise, on sera tentés de « lui mettre un pet ». Ces ours n’ont rien à faire ici.  Cette fois, il a agressé Luis Turmo. Donc, il n’a pas peur de l’homme. Et que se serait-il passé si au lieu du bras, il avait griffé à la gorge ? ». Comme Tonio, comme Juan, dans le Val d’Aran, ils sont nombreux à vouloir chasser l’ours… de leurs terres.

Surtout depuis hier. Car ils ont failli perdre leur ami Luis.

Deuxième information

La femme agressée par deux chiens sur le bord d’une route près de Montpellier est décédée des suites de ses blessures dans la nuit de dimanche à lundi.

Dimanche soir, les médecins qui avaient pris en charge la victime réservaient leur pronostic. Son décès a été annoncé lundi matin par l’hôpital, selon France Info. C’est un automobiliste qui avait découvert la victime, âgée de 52 ans, alors qu’elle était à terre et que deux chiens s’acharnaient sur elle, dimanche aux alentours de 9h30. Après avoir fait fuir les bêtes, l’homme avait alerté le Samu qui a pris en charge la personne agressée dont les chairs ont été particulièrement touchées par de multiples morsures au niveau des mollets et des bras.

Hospitalisée à Montpellier, elle s’est fait amputer d’un bras. Les enquêteurs ont fait rechercher les chiens errants et en ont attrapé quatre dont ils cherchent actuellement à déterminer s’ils peuvent être les agresseurs. Les résultats de leurs analyses seront connus lundi, a précisé un porte-parole de la police.

Par toute la France traquons et éliminons tous les chiens en liberté

Pour conclure rappelons que les chiens tuent en moyenne 2 à 3 personnes par an en France et que le dernier mort provoqué par un ours en France remonte à 1848

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Rédigé par nezumi dumousseau

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Publié le 23 Août 2008

J'ai enfin vu tous les films de François Truffaut. Alors que certains comme Le Dernier Métro sont assez souvent diffusés, d'autres sont beaucoup plus difficiles à voir.

C'est particulièrement le cas, pour d'obscures raisons d'exploitation,  de Une belle fille comme moi . Remercions donc la cinémathèque de la rue Champolion (Paris 5ème) d'avoir programmé une intégrale Truffaut (jusqu'au 2 septembre 2008 profitez en!

Et malgré une copie de très médiocre qualité, j'ai pris un plaisir certain à ce spectacle.

Un jeune sociologue, Stanislas Prévine, préparant une thèse sur la criminalité féminine, se rend à la prison interroger Camille Bliss, une belle fille accusée de divers crimes et tentatives de meurtres. Il se rend à l'évidence que les amants de Camille ne durent pas. Elle prononce une phrase bizarre à ce sujet: " Mettez-vous à ma place, j'avais quatre mecs sur les bras, j'aurais pas couché avec eux sans raison, j'suis pas comme ça, moi! "

Déjà enfant, Camille ne fut peut-être pas étranger à la mort accidentelle de son père. Plus tard, elle se fait épouser par un rustre, Clovis Bliss, dont la mère cache un magot. En attendant de trouver les sous, Camille, fatiguée par son nigaud de mari, prend pour amant un chanteur, Sam Golden, qui prend son plaisir en écoutant un enregistrement de course de voitures....

Après des films graves, François Truffaut éprouve le besoin de prendre vivement le contrepied de la manière dont il a représenté les extrémités et les contradictions du sentiment amoureux, de se moquer de lui-même, ainsi qu'il le dira à la sortie d'Une Belle Fille comme moi. Il ne s'agit pas seulement d'autodérision, mais plus simplement d'une autre facette de lui-même qu'il a moins souvent montrée, plus potache et blagueuse, faite d'insolence, de vulgarité et de crudité joyeuse, assortie d'un goût du calembour à deux sous.

Une autre facette connue de ses proches et de ses amis, plus volontiers libérée dans certaines de ses lettres parsemées de jeux de mots, ou dans les articles d'érotomane qu'il écrivait parfois pour les Cahiers du cinéma et signait en général du nom de Robert Lachenay, mais plus rarement exploitée ouvertement dans ses films, sinon par intermittences, notamment dans Tirez sur le Pianiste. En s'entourant pour l'accompagner dans cette aventure d'excellents comédiens dont il sait qu'ils joueront jusqu'au bout avec lui la farce avec sincérité, il décide d'y aller franchement, de s'en donner à cœur joie, mais le public sera surpris et le film sera, à sa manière, aussi mal compris en 1972 que les Deux Anglaises l'année précédente.

Dans ce film le dialogue est absolument particulier : il ne s'agit presque jamais de dialogue informatif mais en réalité d'un argot à la fois très moderne et très poétique qui assure une très grande partie de sa force comique.

Cette identité du langage, Truffaut l'a scénarisée et mise en scène à l'intérieur même du film, lorsque Stanislas montre à Camille les épreuves de son livre. Surprise de Camille se lisant : «" cet enfoiré de Clovis, j'ai bien vu qu'y voulait encore me chanter Ramona, alors j'ai couru pour aller m'enfermer aux chiottes, seulement voilà, y m'a attrapée au passage et y m'a balancée au travers du pageot" Oh dis donc, c'que c'est mal écrit, j'croyais qu'vous étiez professeur... Alors vous avez rien corrigé du tout?». El Stanislas de répondre : Mais, Camille, c'est votre langage, il est à vous, il est aussi personnel que vos empreintes digitales.

La forme est assez déroutante avec des flash-back en série, qui permettent de souligner les décalages entre le récit entendu et les images montrées. La parole peut être un outil redoutable, mais aussi un piège pour celle qui la manipule.


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Rédigé par nezumi dumousseau

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Publié le 19 Août 2008

Voilà la question qu'on me pose régulièrement en parlant de Ségolène Royal.

En règle générale on me dit tout de suite "mais elle est de droite", "c'est une blairiste" d'autres expliquent plus doctement qu'elle représente la branche sociale-libérale de la gauche molle. Ceux là sont les détenteurs de la vérité absolue en terme de gauchitude. Ce sont d'ailleurs parfois des tenants d'une nouvelle pensée unique,.

Ainsi donc, Ségolène Royal serait blairiste. Tout ça parce qu'elle a expliqué , et rien qu'a cause de ça, que Blair n'avait pas fait que des conneries. Par exemple, il a relancé la machine à coup d'emplois publics, re-nationalisé partiellement l'énergie et le rail.

Elle serait de droite, par ce qu'un philosophe gauchiste l'aurait dit à une terrasse de café il y a quelques années.  On retrouve cette opinion de temps en temps sortie de sa boite poussiéreuse par un troll dans les commentaires de  Libération. Rassurez-vous elle sort souvent de la bouche de gens cultivés.

Mais ce qui me faire faire confiance à Ségolène Royal, c'est qu'elle ne fait pas des aller-retours entre membres du PS ou n'organise pas de magouilles et des réponses entre éléphants via des commentaires de blogs. Elle n'a jamais exclu qui ce soit d'une éventuelle majorité au sein du PS: Cherchez bien, vous ne trouverez rien. Par contre en lisant la presse on apprend que machin ne veut plus causer à bidule, par ce que ce dernier a déjeuné avec Gertrude.   Cherchez bien, vous trouverez de multiples combinaisons d'égos surdimensionnés ou de comploteurs en mode TSS. Tout Sauf Ségolène. C'est une épidémie chez certains cadres socialistes, les pauvres pensent en premier à leur petite baronnie locale et se sentent à juste titre menacés par des idées nouvelles. Pensez donc la vilaine sorcière parle de non cumul des mandats, de parti rénové et ouvert sur la société civile, de jury citoyens et de démocratie participative.

Elle est aussi dans la riposte au sarkozysme avec conviction et une approche et un vocabulaire qui font que ses messages sont comprehensibles de tous. Tout le monde rigole en ce disant mais qu'est ce qu'elle dit celle là ? quand elle parle des petits vieux qui ne font qu'un repas par jour. Questionnez vos caissières de superettes en villes, vous serez surpris d'entendre des histoires encore plus sordides. Elle parle de précarité quand d'autres nous expliquent qu'il faut une gauche de managers. Sur le travailler plus pour gagner plus, cela fait un an que tout le monde sait que les stats OCDE et Eurostat montrent que la France n'est pas un pays de faineants. L'INSEE vient encore de le démontrer. La gauche doit cogner sur ce mensonge odieux de la droite qui même intoxiqué en dehors de son camp naturel...

Son offre politique contient des items très positifs: l'ouverture du PS renonvé sur les syndicats, la société civile, les chercheurs et les victimes de la république bananière. Tout le contraire d'un truc renfermé sur lui même et de textes rédigés à 4 ou 5 dans un appartement du 8e arrondissement un soir de Juin avant d'aller au Diner du Siècle pour discuter avec la fine fleur de l'élite financière. Et oui, elle n'est pas dans les accointances du microcosme parisien, pensez donc, la vilaine  c'est pour ça qu'il ne faut pas la soutenir.  Ceux là même vont poussez des cris d'horreurs en vous expliquant que ce qui bloque ce sont les jurys citoyens. Ah oui, et la justification alors c'est que c'est compliqué à mettre en oeuvre et que ça générerait du bordel.

On me dit qu'elle n'était pas prête en 2007, et que donc elle doit céder la place. Les mêmes sont en admiration sur le réussite de Mitterand ou de Chirac qui ont raté 2 ou 3 fois l'élection avant de réussir. Les mêmes comprennent que d'autres puissent être restées en recul depuis 2002, ou soutiennent encore celui qui refusé d'affronter le regard des militants au soir du 21 avril 2002. Alors que Ségolène Royal reste proche des militants, cette chair à canon qui ne doit servir que tous les 5 ans pour nos zélés défenseurs d'un parti renfermé sur lui.

Elle n'était pas prête en 2007, elle le reconnait. Mais elle le sera en 2012 et même avant. Son ouvrage qu'elle cosigne avec Alain Tourraine   propose des idées. Ça change des formules à l'emporte pièces, des analyses percutantes mais aux propositions limitées aux bobos parisiens.

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Rédigé par nezumi dumousseau

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Publié le 13 Août 2008

Enfin Knol est sorti , apportant une réponse à la hauteur de l'enjeu, consistant à éclipser le populaire, mais médiocre Wikipédia.

Sur Knol
: N’importe qui peut éditer un article qui est soumis aux commentaires de la communauté (les visiteurs font donc des demandes de modification mais ne peuvent pas, sauf exception, modifier eux-mêmes). Les pages créées restent donc entièrement maitrisées par le rédacteur initial, clairement identifié (au moins par une adresse mail) Les rédacteurs ne sont pas anonymes et doivent utiliser un compte Google authentifié. Gros défaut Knol n'est pas un wiki et la richesse des liens internes ne peut se faire qu'au coup par coup, en insérant des liens dans l'article. Par contre Knol admet les liens externes et même les images externes, sans restrictions.

Mes Knols

Le risque de copie d'autres site web, dont la détection est manuelle et empirique sur Wikipédia, est ici réalisée automatiquement, dans les 24 h et affichées à droite de l'article.

exemple:
Pèlerinage de Shikoku
Similar Content on the Web

free.fr 100%

(comme j'ai recopié une page de mon site free.fr, le résultat est normal)

Sur Knol, pas de "vandale" possible, pas de "Faux-nez" pas de "Check-User", car toutes ces notions relèvent du jeu de rôle.

Plus qu'une Encyclopédie, Wikipédia n'est qu'un jeu de rôle rassemblant des millions de joueurs. Un jeu en ligne massivement multi-joueur et gratuit. L'objectif est de créer des articles, les plus longs possibles et surtout les plus nombreux possibles. Il y a le clan anglophone qui est une équipe très forte, le clan germanique. Les Français sont actuellement troisième  à ce jeu. Pour créer des articles certains joueurs utilisent leurs propres connaissances mais cela est un général très peu productif et on ne devient que rarement un grand joueur ainsi. D'ailleurs, même si vous êtes prix Nobel, il est interdit d'apporter sa propre contribution originale à wikipedia : cela serait considéré comme de la concurrence déloyale vis à vis des autres joueurs.

De nombreux système de jeu ont été expérimentés mais un des plus en vogue est le suivant : choisir un sujet par exemple les bébés phoques. Taper sur google "bébés phoques". Obtenir des articles situés sur différents sites webs qui parlent de bébés phoques. Sélectionner ceux qui semblent provenir d'experts les plus savants (enfin la sélection doit être faite en 3 minutes, une éternité pour la web génération). Prendre la première phrase du premier article et  la re-rédiger de telle sorte que personne ne puisse retrouver l'auteur d'origine. Puis recommencer avec le deuxième article et ainsi de suite. De temps en temps, mettre une source (il est de bon ton de mettre toutes les sources que   fournit google, cela fait plus sérieux). S'il y a une phrase difficile à comprendre, le mieux est de ne pas en tenir compte : elle doit être sans importance. Ce procédé  permet de créer efficacement de nouveaux articles le plus légalement du monde en prétextant effectuer un travail de "synthèse" des articles existants sur internet.

Il faut ensuite trouver d'autres sujets proches des bébés phoques : les sites  pillés au point précédent peuvent pallier au manque d'imagination. A force d'écrire des articles sur les bébés phoques,  le wikipédien pense devenir un expert sur les bébés phoques. Plus il joue, plus l'étendue de sa pseudo-expertise autoproclamée devient importante. Au fur et à mesure, il commence à être connu et peut se permettre de corriger d'autres joueurs qui tentent de pénétrer dans son territoire balisé : les bébés phoques. Dans les différentes pages de discussion, il entre en interaction avec les autres joueurs et là le jeu devient extrêmement subtil. Il faut réussir à imposer son point de vue en rassemblant autour ses "idées" le maximum de joueurs. le joueur doit donc rejoindre un clan et soutenir les points de vues des membres de son clan. Il s'agit donc d'un jeu d'alliance pour pouvoir obtenir la plus grande influence possible sur la rédaction des articles. Plus son territoire est important plus il devient un grand joueur.

Comme tous les jeux de lutte pour le pouvoir, ce jeu est addictif et plus le wikipédien joue, plus il obtient de pouvoir. Ainsi, bien que cette règle ne soit pas intangible, il est de bon ton d'avoir fait 10 000 contributions (même dérisoires) sur un an pour devenir administrateur, premier niveau de pouvoir. De plus, le wikipédien peut s'auto-congratuler en se disant qu'il participe ainsi au développement de la Connaissance libre et gratuite. Cette auto-valorisation le fait revenir très souvent notamment pour lire et relire ses propres articles ou pour surveiller son territoire. Il existe un subtil système de régles d'ailleurs largement évolutif. Plus il joue, plus il prend connaissance de la subtilité des règles, ce qui lui donne un avantage substantiel sur les joueurs débutants qui ne connaissent que 2 ou 3 règles.

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Rédigé par nezumi dumousseau

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Publié le 26 Juillet 2008

Jack Lang et des Radicaux de gauche ont commis une faute politique en votant oui à la réforme constitutionnelle

Extrait de l'intervention de Robert Badinter, sénateur, ancien président du Conseil constitutionnel publiée dans l’édition du Monde du 20 juillet 2008

" Certains se demandent si, en refusant de voter la révision constitutionnelle, les socialistes ne sont pas en train de passer à côté d'une opportunité : rééquilibrer les institutions. La réponse est non. Cette révision est une occasion perdue, non pour les socialistes, mais pour la République. Nos institutions souffrent d'un mal profond : l'hyperpuissance du président. Il est le véritable chef du gouvernement, pour ne pas dire le gouvernement à lui seul, dans la pratique actuelle de l'Elysée. Et, depuis le quinquennat et la succession des élections présidentielle et législatives, il est le chef réel de la majorité présidentielle à l'Assemblée. La séparation des pouvoirs n'est plus qu'apparence. De surcroît, ce pouvoir sans pareil n'est assorti d'aucune responsabilité.

 J'appelle ce régime la monocratie : le pouvoir d'un seul dans la République. Or le projet de révision ne réduit pas les pouvoirs du président. Il les accroît en lui permettant de s'adresser directement aux parlementaires réunis en Congrès. Le président présentera un bilan flatteur de son action et fera acclamer par sa majorité son programme de gouvernement. Le premier ministre comme chef de la majorité parlementaire disparaît. Le renforcement des prérogatives du Parlement, premier objectif de la révision selon le président, est un leurre en termes de pouvoir réel.

Tant que le président sera le chef incontesté de la majorité à l'Assemblée, le Palais-Bourbon demeurera une annexe du palais de l'Elysée. "Cy veut le Roi, cy fait la loi", l'axiome de l'Ancien Régime demeure la règle sous la Ve République. Quant aux pouvoirs de nomination du président aux grandes fonctions (Conseil constitutionnel, CSA, etc.), on annonce "un changement considérable" : le choix du président pourra être refusé par un vote des trois cinquièmes des membres d'une commission parlementaire. Mais un tel vote requiert le concours de la majorité présidentielle, qui ne sera jamais donné contre la volonté du président. Si on voulait rendre ces nominations consensuelles, il faudrait une majorité positive des trois cinquièmes nécessitant l'accord de l'opposition. On est loin du compte. D'autres font valoir que la réforme accorde à l'opposition parlementaire des droits nouveaux. Mais il faut regarder la portée des textes et non pas seulement l'étiquette. On nous dit : le Parlement aura la maîtrise de la moitié de l'ordre du jour, "un progrès immense".

Mais qu'en est-il pour l'opposition ? Le projet lui réserve un jour pour trois semaines, à partager avec les centristes. Belle avancée démocratique ! Autre exemple. Le président annonce que la présidence d'une commission parlementaire sur huit sera réservée à l'opposition. Pourquoi pas trois ? Nous ne demandons pas des pourboires, mais un rééquilibrage. Enfin, la révision proposée consolide le mode d'élection archaïque des sénateurs, qui assure à la droite une majorité pérenne au Sénat. Cette situation est un défi à la démocratie. Le comité Balladur avait ouvert la voie à un changement possible.

La droite sénatoriale a tout refusé à ce sujet. Elle entend demeurer maîtresse du Sénat et, par là, de toute révision constitutionnelle proposée par la gauche. Lors de la prochaine alternance, la gauche devra donc présenter un projet de révision constitutionnelle, soumis directement au pays par voie de référendum. Il devra inclure la reconnaissance du droit de vote aux élections municipales des immigrés régulièrement établis en France. Cette réforme-là, si importante pour l'intégration, est ignorée par l'actuelle révision. Dans ces conditions, libre à qui le veut de danser un pas de deux constitutionnel avec le président de la République. Ce n'est pas notre choix. »

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Rédigé par nezumi dumousseau

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Publié le 6 Juillet 2008

Le Festival International du Film de La Rochelle, c'est une histoire de plus de 30 ans entre une ville au début de l'été, un public curieux et enthousiaste, et des films venus du monde entier.
Le programme du Festival International du Film de La Rochelle se veut, chaque année, éclectique, géographiquement et thématiquement divers, exigeant et équilibré. Le Festival maintient son refus de compétition, de prix et de jury, dans une volonté de comparaison plutôt que de confrontation. les acteurs, ou réalisateurs sont présents, sans enjeux, dans le seul but de rencontrer des cinéphiles. Et quelle plaisir de découvrir de nouveaux talents comme les belges Joachim_Lafosse ou Bouli_Lanners ou encore la franco-libanaise Danielle_Arbid,
Redécouvrir sur grand écran, dans une très belle salle, le grand Nicholas_Ray trop souvent vu dans des conditions médiocres est aussi une joie entière.

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Rédigé par nezumi dumousseau

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Publié le 18 Juin 2008

Dans un précédent article,  je souhaitais l'avènement d'un nouveau souffle du cinéma français.

Arnaud Deplechin peut en être le porte-drapeau. Après des débuts post-soixante-huitards et verbieux, il nous a donné Rois et reine, encore un peu hésitant, mais plein de qualité et à Cannes, le magnifique film au titre un peu trompeur Un conte de Noël.  Ce film aurait logiquement dû être récompensé, mais comme la Palme d'or est déjà revenu à un film français...

Ce sont des personnages à la fois ordinaires et exceptionnels que le cinéaste se plait ici à décrire, ce sont des chassés-croisés, des moments de vie, des dialogues, des réflexions. Il n'y a pas de coup de théâtre, ni de moments vraiment intenses, mais une exploration complète des relations interpersonnelles. Sous le prétexte de la thématique des retrouvailles, le réalisateur peint un tableau splendide et intelligent de la famille dans tous ces états.

Rien n' échappe au réalisateur: les relations mère/fils, l’éternelle quête de reconnaissance des enfants, les luttes fratricides, le deuil d’un enfant, la perte d’une épouse, les non-dits, la maladie, les sempiternels repas et même l'absurdité de certaines positions de la communauté juive, à travers le personnage de Faunia . Arnaud Desplechin, architecte des destinés de ses héros, bâti pierre par pierre son édifice, y incrustant une mulltitude de références cinématographiques, musicales, littéraires et mythologiques. Autour de personnages travaillés et de scènes originales qui portent davantage à la réflexion qu’à l’identification, le cinéaste met en scène sa Divine Comédie.

Deplechin  reprend le quatuor Emmanuelle Devos, Mathieu AmalricCatherine Deneuve et   Jean-Paul Roussillon
qui avait déjà fonctionné dans Rois et reine. Seule peut-être Catherine Deneuve est en dessous de sa réputation, elle est crédible en mère haïssante, beaucoup moins en malade condamnée.

*Voir la fiche complète : Un conte de Noël


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Rédigé par nezumi dumousseau

Publié dans #cinéma

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