Tadashi Kawamata construit ses huttes au centre de Paris

Publié le 11 Avril 2010

 

La façade du célèbre Centre Pompidou, jusque-là intouchable et vierge de toute installation, est désormais partiellement recouverte de petites cabanes de bois, érigées par l'artiste japonais Tadashi Kawamata.

Tadashi Kawamata, aujourd'hui professeur aux Beaux-Arts, à Paris, et qui a à son actif plus de 300 expositions personnelles, les a nommées "Huts". "Ce sont des huttes, des cabanes, des abris.

Si Tadashi Kawamata, qui connaît bien le Centre Pompidou, joue ici avec les références enfantines de son public, les "Huts" ont nourri dans d'autres villes une réflexion plus sociale. Depuis 2007, le Japonais les a fait fleurir à Berlin, Miami et New York, en cherchant à confronter l'architecture urbaine à d'autres modes de vie, comme ceux des favelas. Parmi ses autres projets, il a notamment créé un pont entre le Musée d'art moderne de Barcelone et son quartier ancien, et est intervenu à Kassel (Allemagne) sur une église en ruine, détruite pendant la seconde guerre mondiale.

 

Tadashi Kawamata ( japonais 川俣正, Kawamata Tadashi) plasticien contemporain japonais né en 1953 sur l'île de Hokkaido.

Il vit et travaille à Tokyo et à Paris. Son travail se situe entre le Land Art et l'art conceptuel

 

Tadashi Kawamata s’est très vite imposé sur la scène artistique japonaise et internationale. À 28 ans, jeune diplômé de l’université des beaux-arts de Tokyo, il est déjà invité au Pavillon du Japon de la Biennale de Venise de 1982. Dès lors, il intervient dans le monde entier pour réaliser des projets monumentaux toujours en accord avec le site investi.

L’œuvre de Tadashi Kawamata porte une réflexion sur le contexte social et les relations humaines qui le définissent. Lorsqu’il installe des abris faits de matériaux (bois, carton) de récupération en lisière des villes de Montréal, New York ou Tokyo, il fait référence aux favelas et aux sans-abris. A Alkmaar, ce sont des personnes en difficulté sociale qui sont associées à un projet de passerelle reliant le centre de réinsertion à la ville. Dans tout projet, l’artiste s’entoure d’étudiants, d’habitants, de groupes qui participent au montage et à la réalisation de l’œuvre.

 

Projets

(sélection)

  • 2000 Viewpoint Terrace, Competition Kunst am Kanal at Mittellandkanal, Hannover.
    • Sur la voie, Évreux.
    • Trench and Bridge, Middelheimopenluchtmuseum, Middelheim.
    • Lodging London, London.
  • 2001 Lodging Tokyo, Haneda, Tokyo.
    • Daily News, Art Tower Mito Contemporary Art Gallery, Mito.
  • 2002 Observation Balcony, Expo 02, Neuchâtel.
    • Absent Racetrack, Tokachi International Art Exhibition: Demeter, Obihiro.
    • Coal Mine Project Tagawa (1996-), Project Site, Tagawa.
    • Bamboo Construction, Shanghai Biennale, Shanghai.
  • 2003 Bridge and Archives, Moyland / Bedburg-Hau.
    • Baroquitos, Bienal de Valencia, Valencia.
    • Kawamata Coal Mine Project Tagawa 2003: Summer Seminars, Project Site in Jodoji Park, Tagawa
    • 2004 Wooden Terrace Beach, Basel.
    • Construction Fence, 5éme Biennale d'Art Contemporain d'Enghien-les-Bains, Enghien
  • 2005 Détour des Tours, Le Creux de l'Enfer, Thiers and Le Château des Adhémar, Montélimar
  • 2006 Elevage en fut,Fraisse des Corbiere
  • 2007 Tree huts in Trondheim, GENERATOR 9, Trondheim, Norway
    • Observatoire, Estuaire2007, Nante
    • View point terrace in Paderborn, Tatort Paderborn, Paderborn, Allemagne
 
  • 2008 Walkway, Museum of Comtenporary Art Tokyo
    • Tree Hut In Paris, Paris
    • Gandamaison, Versailles
  • 2009 Coal main project (Chikuhou, Sorachi, Ruhr), Meguro Museum of Art, Tokyo
    • Foot Path, Bordeaux
    • Berlin Tree Huts, Berlin
    • Observatoire ESTUAIRE 2009,Lavau, Nantes
    • Chemin de bois, être arbre, ê
       
      tre nature, Biennale internationale d'art contemporain de Melle.
    • Tree huts, Donjon de Vez
  • 2010 Six Huts centre Georges-Pompidou Paris
    Les « huts » se situent en hauteur dans le Forum et sur les façades du Centre Pompidou. Kawamata installe des « huts », en bois de charpente à l'extérieur, en carton à l'intérieur. Ces cabanes accrochées comme des nids d'hirondelles font écho à la fragilité de notre organisme, de notre rapport au monde et d
     
    e nos expériences.

Rédigé par nezumi dumousseau

Publié dans #art contemporain

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