"NEVERMORE" au Mac/Val avec Agnès Varda et Pierre Soulages

Publié le 13 Décembre 2010

En ce froid dimanche 12 décembre 2010, la dynamique directrice du  Musée d'art contemporain du Val-de-Marne, Alexia Fabre, avait fait un cadeau de Noël aux amateurs qui avaient fait l'effort de s'éloigner de 7 km au sud du Périphérique.

 

Le cadeau était la présence détendue et amicale de deux artistes d'exception: Agnès Varda, qui se définit elle-même comme "une vieille cinéaste et une jeune plasticienne aux cheveux bicolores" et Pierre Soulages qui, à 91 ans, est un des plus grands artistes français vivants.

 

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Agnés Varda explique très simplement la genèse de ses œuvres, faites d'arrangements et de mise en scène de moments de sa vie. Le Tombeau de Zgougou évoque à la fois son chat et l'île de Noirmoutier. Elle nous démontre comment, à partir d'une unique photo, sans relief, d'une plage de Noirmoutier, donner à voir "La Mer immense"

 

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Pierre Soulages nous parle de son invention L'Outre-noir, qui va au delà de la simple absence de couleur, et qui fait vibrer la lumière, par le simple relief donné au noir sur la toile par ses coups de brosse. 

 

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La visite se poursuit dans le reste de l 'accrochage « Nevermore - Souvenir, souvenir, que me veux-tu ? ». Les formes artistiques et les générations d’artistes se retrouvent autour d’un sujet commun. Rééclairées par ces nouvelles relations, les œuvres racontent d’autres histoires que celles qu’elles proposaient dans des accrochages précédents.   Le lumino-cinétisme est présenté avec ses contre-points actuels, un «éclair» de Pierre Ardouvin, des néons de Claire Fontaine ou de Claude Lévêque.

Le propos  oscille entre le thème de la mémoire avec Christian Boltanski, Annette Messager Renaud Auguste-Dormeuil, Cyprien Gaillard   et celui du souvenir, avec  Agnès Varda bien sûr, Gilles Barbier, Joachim Mogarra, sans qu’une nette frontière puisse être tracée entre les deux. Tous deux interrogent la notion de trace, d’absence et de temps qui passe, avec un air de fête pour certaines mais aussi, pour d’autres, nostalgie et mélancolie.

La plus ludique des installations est due à Shilpa Gupta. Shilpa Gupta s'intéresse à la notion de perception et utilise l'interactivité comme un moyen d'inviter le spectateur à se questionner sur ce domaine. C'est le cas de son installation Shadow 3, Les spectateurs se présentent sur un fond blanc. Un dispositif ingénieux les filme, projette leurs images en grandeur et en temps réels sur un écran, et leur adjoint progressivement des fils et des objets dont ils ne peuvent pas se débarrasser.

 

Vidéo interactive "Shadow 3" de Shilpa Gupta: 

Rédigé par nezumi dumousseau

Publié dans #art contemporain

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