Le Médiateur Culturel, l'Art Conceptuel et la Technicienne de Surface

Publié le 6 Octobre 2009

Cette pièce de l'artiste suisse Éric Hattan intitulé : Il faut continuer.
C’est une échelle sous laquelle sont suspendus trois seaux où il est écrit le titre de l’oeuvre. Deux des seaux ont le fond percé, dans le troisième, il y a un peu d’eau. Le visiteur est invité à vider l’eau qu’il contient dans le seau le plus haut..

 

Dans sa conception initiale, c'est bien le spectateur qui était censé interagir avec l'œuvre. Mais les spectateurs ne comprennent pas toujours, c'est compliqué l'Art conceptuel.


Alors dans sa grande sagesse , le MAC / VAL a mis à disposition des visiteurs incultes ou timides un "médiateur culturel" qui est chargé de transvaser à intervalle régulier l'eau dans le seau du haut.


Dans ces conditions, il semble bien que le "médiateur culturel" fasse partie intégralement de l'œuvre de l'artiste puisqu'il y joue un rôle permanent, en tous cas aux heures d'ouverture du Musée.


Mais alors, où l'affaire se complique, c'est que le "médiateur culturel" est maladroit et renverse un peu d'eau à chaque transfert. Il doit donc, principe de précaution oblige, faire appel à une "technicienne de surface" pour assécher la surface potentiellement glissante de la salle du Musée.

 

Mais alors dans ces conditions, la "technicienne de surface" fait-elle partie de l'œuvre? Mystère ....



Fichier:Hattan0.jpg

Fichier:Hattan2.jpg

 

Éric Hattan, Il faut continuer, 1993. Echelle, seaux, tapis, eau. Collection de l’artiste. © Eric Hattan. Courtesy Galerie Nicolas Krupp, Basel

Rédigé par nezumi dumousseau

Publié dans #art contemporain

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pierre rochette 03/02/2013 23:51

merci pour cet article
sur l'art conceptuel
très particulier

Dans le cadre de mon vagabondage poétique
blogs-musée pertinents mais aléatoires
pour mon oeuvre concept pertinente
et aléatoire...

permettez-moi
de vous offrir
une de mes chansons
qui parle de la vie
d'un artiste-peintre
et du rapport entre
sa vie privé et son art

EN MARCHE VERS UNE VIE PRIVEE OEUVRE D'ART

Ce qui est beau dans la vie privée oeuvre d'art,
c'est d'en être le peintre,
dans un atelier où on doit à la fois
peindre l'infinie joie d'une humanité
qui s'élève peu à peu en soi
et et donner une poignée de main à celui ou celle
qui reprend sa vie d'artiste du quotidien en main.

16 ANS D'AVENTURE

une ière neige sur le lac
un pic bois qui passe en ami
un chien qui marche sur la galerie
deux hommes qui parlent de la vie

une peinture sur le mur
l’homme se lève
me rappelle l’essentiel

sa peinture date de 16 ans
l’homme avait déja 38 ans
était amoureux fou d’une femme
qui tenait dépanneur, corps et âme

pendant que lui
d’un autobus
était chauffeur de vie

travaillait pour
Chevrette transport La Tuque
avait hâte a la fin de semaine
tiens ben ta tuque

rêvait du cap de la madeleine
mais le dépanneur ferme si tard
toute la semaine

en attendant
monte chez son frêre en haut
avec toiles et pinceaux

REFRAIN

sur sa toile
des arbres, des billots et de l’eau
qui dansent l’amour
comme la chute entraîne tout su l’tableau

quand on contrôle pu rien
c’est qu’y a des matins
où l’amour doux
c’est trop fou

quand on contrôle pu rien
c’est qu’y a des matins
où l’amour doux
c’est trop fou

COUPLET 2

y a pu de neige sur le lac
ou est le pic bois mon ami
le chien est en bas d’la galerie
l’homme est dehors avec un sac de voyage

sa vieille peinture
reste sur le mur
avec toute sa magie

un grand amour
c’est tellement fort
que leur ière fille s’appelle Pascale
une ado de 15 ans qui mord
la vie comme à son ier bal

pendant qu’sa soeur
Justine 9 ans
sourit aux étoiles

la femme se meurt d’un cancer
l’homme a finit par jeter sa dernière bière
il doit monter à Trois-Rivières
il sera bientôt père et mère

sa vieille peinture
su l’mur le rassure
sur 16 ans d’aventures

pierrot
vagabond céleste

www.enracontantpierrot.blogspot.com
www.reveursequitables.com

sur google,
Simon Gauthier, video vagabond celeste