Ségolène Royal pour un renouveau du Parti Socialiste

Publié le 21 Novembre 2008

Pourquoi voter en faveur de Ségolène Royal pour le Premier Secrétariat National, avec Vincent Peillon en Premier Secrétaire délégué ?

1) Nous avons conscience du décalage entre ce qui se passe dans le monde, dans le pays et ce qui s'est passé au Parti Socialiste. Cela prouve simplement qu'il faut que notre formation politique change. Change ses codes, ses comportements, ses méthodes. C'est de cela dont les militants vont décider jeudi (et éventuellement vendredi) prochain. Cela prouve aussi que notre formation est vivante et qu'elle débat. Cette vie démocratique doit être mieux accompagnée, moins douloureuse et plus constructive.

2) Ségolène Royal et son équipe ont tout tenté pour rassembler et ils continuent de le faire. Sur le fond, nous avons soumis un document de travail aux autres motions qui explique clairement nos positionnements, nos éventuelles divergences et nos toujours possibles rapprochements.

3) Nous poursuivons le rassemblement par une proposition très claire : nous associerons tous les talents de toutes les motions pour combattre la droite, pour proposer et pour nous faire entendre, ici en France, mais aussi en Europe et sur la scène internationale.

4) Les militants (de toutes les motions) refusent la personnification du débat et souhaitent le renouvellement profond du Parti, la fin des vieilles méthodes, de l'opacité des tractations, du centralisme de la direction. C'est ce que Ségolène Royal, Vincent Peillon et leur équipe souhaitent également.

5) Ségolène Royal a la volonté de mettre en avant une nouvelle gouvernance de notre parti, renouvelée, rajeunie, resserrée et transparente. C'est une équipe qu'elle met en avant, et non une personne.

6) Cette équipe solidaire qui agira collectivement  met en avant à la fois une nouvelle génération ( Delphine Batho, Najat Belkacem, Aurélie Filipetti, Manuel Valls, etc.) des élus expérimentés (Jean-Louis Bianco, François Rebsamen, etc.), et des élus de terrain ( Eric Andrieu, Dominique Bertinotti, Gérard Collomb, Jean-Noël Guérini, Jean-Jack Queyranne, etc.).

7) Tout au long du congrès, l'équipe de la motion E a joué à chaque fois la carte de la transparence. Ségolène Royal a ainsi annoncé très clairement devant l'assemblée des délégués ce qui allait être dit par les porteurs de notre motion lors de la Commission des Résolutions (nuit du samedi au dimanche) . Cette transparence sera garantie pour toutes les discussions internes de notre parti.

8) Nous sommes fiers d'être socialistes et Ségolène Royal est la première à porter le socialisme du 21ème siècle : nous avons besoin sur certains sujets d'une certaine radicalité, par exemple pour empêcher les licenciements des entreprises largement bénéficaires recevant d'importantes aides publiques, en les conditionnant. Mais nous savons aussi qu'il faut renforcer l'efficacité économique des entreprises, favoriser un apaisement des relations sociales, créer un environnement général favorable à une activité économique saine. Cela implique de l'ambition, du pragmatisme, des valeurs fortes et n'est pas contradictoire avec le fait d'être ancré à gauche.

Huit orientations proposées par Ségolène Royal et son équipe :

a) Par la clarification de nos procédures, mettre un terme effectif aux échanges violents entre nous quand le vrai combat est face à la droite.

b) Respecter les militants, leurs votes, leur travail, et mettre à profit leurs compétences et celles des territoires, avec un système ascendant et non descendant au sein du parti.

c) Respecter strictement le parité, et consacrer les 8 millions d'euros d'amende actuels notamment à la baisse des cotisations pour les plus démunis (afin d'avoir demain 400 à 500 000 militants, actifs et bien formés) et pour mettre en place des universités populaires de la connaissance.

d) Ouvrir notre parti à la société, pour qu'il en soit le plus représentatif , et ouvert à toutes les diversités, pour le re-connecter à sa base et aux associations.

e) Etre à nouveau présents dans toutes les luttes aux côtés des victimes de la politique destructrice de la droite. Par ailleurs, la première initiative que nous prendrons si Ségolène Royal est élue est l'organisation d'un forum global pour discuter en parallèle du G20 avec les forces sociales et associatives, les consommateurs, les chefs d'entreprise, etc. pour débattre et donner acte de nos propositions face à la financiarisation de l'économie et aux dérives de la spéculation.

f) Réussir à fédérer toute la gauche quand cela est nécessaire, comme nous avons réussi à le faire lors de l'élection présidentielle où Arlette Laguiller avait en personne appelé à voter pour nous.

g) Ne pas avoir peur de constituer un nouveau front populaire ( peut-être lors de la prochaine élection présidentielle, si les militants le votent), allant de la gauche de la gauche aux démocrates pour mobiliser toutes les forces progressistes face au sarkozysme.

h) Etre fiers d'être socialistes. Cela comprend notre fierté des progrès sociaux portés par les socialistes depuis 70 ans :

Les congés payés, le Conseil national de la Résistance et Jean Moulin, l'abolition de la peine de mort avec Robert Badinter, le RMI avec Michel Rocard, la CMU avec Martine Aubry, le PACS avec Lionel Jospin et nos victoires avec François Hollande. Cela suppose également que nous n'avons pas peur d'assumer aujourd'hui le socialisme du 21ème siècle et notre mobilisation constante en faveur des Français, avec nos dizaines de milliers d'élus et de militants qui oeuvrent chaque jour pour le progrès social sur leurs territoires.

Au moment où la crise financière aggrave les souffrances, ici et dans le monde, la France attend les socialistes. Elle les appelle. Ils doivent répondre, forts, déterminés, audacieux, énergiques, et ambitieux pour la France et pour l'Europe.


Rédigé par nezumi dumousseau

Publié dans #politique

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