Malachi Farrell, agitateur irlandais

Publié le 20 Janvier 2015

Malachi Farrell plasticien contemporain irlandais né en 1970 à Dublin, vit et travaille en région parisienne, à Malakoff. Il est arrivé en France en 1972 lorsque ses parents on décidé de quitter l'Irlande pour s'installer à Paris.

Il utilise en effet le son, la lumière, la chorégraphie de machines et d'objets articulés par des circuits électroniques complexes dont il dessine lui-même les plans. Dans ces mises en scène mêlant bricolage et technologies de pointe, Malachi Farrell raconte des fables contemporaines empreintes d'une forte charge sociale et émotionnelle, où le spectateur, continuellement mis en danger, est amené à prendre conscience du devoir d'engagement face à une société qu'il considère trop souvent brutale. Il compose avec l'humour, utilisant la satire et la caricature, il peut donc en ce sens se rattacher à Daumier ou à Beckett, son art est avant tout politique et dénonciateur.

Il œuvre à des chorégraphies électro-mécaniques, celles conditionnant notre environnement, en prenant en compte un vocabulaire issu de la culture punk et industrielle, soupe dans laquelle l'artiste est tombé lorsqu'il était petit. Ses dispositifs débordent parfois vers un genre et un esprit proche du théâtre (de rue). De même, les situations qu'il met en place ouvrent le point de vue sur une culture qu'il a pu se constituer en partageant une mixité d'origines (il partage la culture française et irlandaise).

Malachi Farrell crée des machines animées dotées de circuits électroniques combinant la précision des technologies de pointe et l’ingéniosité du système D. Avec elles, ils composent des mises en scène spectaculaires qui plongent le visiteur dans un tohu-bohu de sons et d’images plein d’émotions. Associant de façon inattendue les procédés du divertissement populaire à un discours critique sur la violence des sociétés ou le pouvoir des médias, il renouvelle la position de l’artiste engagé, rappelant à la fois la féerie des sculptures de Tinguely et le burlesque d’un Charlie Chaplin. Ses installations associent éléments recyclés, détournés, fabriqués, au son et à la lumière. Placé au cœur de fables contemporaines, le spectateur est amené à prendre conscience du devoir de s’engager personnellement face à la brutalité du monde. Il utilise régulièrement les musiques de son frère Docteur L.

Malachi Farrell, agitateur irlandais

Rédigé par nezumi dumousseau

Publié dans #art contemporain, #art conceptuel

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